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La renaissance de l’hôtel Merode


Palais van de Prinsen de Merode - 1000 Brussel



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Officieel Naam Palais van de Prinsen de Merode
Ligging 1000 Brussel
Bouw XVe eeuw; 1618
Stijl
Architect
Huidige bewoners Cercle de Lorraine/Club van Lotharingen
Toewijzing Club
Bescherming

Laatste update : 11/01/2013


La renaissance de l’hôtel Merode

1618. Telle est la date inscrite sur une pierre à l’intérieur d’une cave dans ce palais magnifique qui vient de sortir de quelques décennies sans lumière à l’ombre du puissant Palais de Justice de Bruxelles. Depuis 2009, cet endroit discret malgré tout, est devenu le siège du Cercle de Lorraine que l’on vit de manière très éphémère au château de la Viola Cornuta à Uccle puis dans celui de Mobutu au Fond'Roy, 200 mètres plus loin. Stéphane Jourdain est l’opérateur de la nouvelle vie de cet immeuble au lourd passé. 

Le palais des Merode est le deuxième plus important de ce que furent les demeures de la haute aristocratie du XVIIe siècle postées non loin de la cour des ducs de Brabant, après celui des Arenberg dit Palais d’Egmont, sis rue aux Laines. Il rivalisait avec le palais des princes de Tour et Taxis (titrés de la sorte car faits princes de Braine-le-Château). Leur palais fut détruit pour se voir remplacé sur la rue de la Régence nouvellement percée par le Conservatoire Royal dessiné par l’architecte Jean-Pierre Cluysenaer. Les autres palais plus anciens comme ceux des comtes de Lalaing-Hoogstraten ont tous disparus. Il reste encore l’hôtel des comtes de Lannoy (toujours dans cette illustre famille) et celui des princes de Ligne (siège de la Fédération Wallonie-Bruxelles) dans une autre zone.

La maison des Merode est placée de nos jours au cœur de l’agglomération mais jadis elle était en bordure du territoire construit ; au-delà c’était la campagne. A l’époque le palais des Tuileries à Paris jouissait du même avantage. Le palais des Merode était bordé d’un très large parc qui incluait toute la place Poelaert bien sûr et filait au-delà sur Saint-Gilles. Le Palais de Justice aurait pu être construit sur ce terrain grâce à la générosité du comte Félix de Merode car il détenait la maison qui nous occupe. Et, disent les guides du Palais de Justice, le comte Félix aurait fait don du site. D’autres sources prétendent que le gouvernement de Léopold II aurait fait exproprier le parc. Cette demeure est restée extérieurement quasiment identique depuis sa création comme en témoigne un tableau conservé au Musée d’Art Ancien de Bruxelles peint par Snayers. Cet artiste avait également tracé dans un autre tableau le portrait de l’hôtel des Merode Westerloo qui alignait quatorze travées en façade sur la rue aux Laines et qui fut scandaleusement détruit en 1956 avec l’hôtel des marquis de la Boëssières-Thiennes; lui datait de 1846 (architecte A. Moreau). Les entrées de ces demeures s’effectuaient par la rue aux Laines. Le palais de ce jour possède toujours sur la rue aux Laines un hall et un escalier baroque majestueux. Il bénéficie d’une entrée cochère sur la place actuelle. Mais celle-ci vient d’être habillement transformée en hall d’entrée pour piétons. Toutefois, en un tour de mains, des véhicules peuvent passer par ce chemin où tout est mobile.

Le palais est construit en un U irrégulier dans lequel se trouve une cour couverte présentement mais dont la structure est démontable. Les 2800 m² du palais n’offrent pas il faut le dire une salle pour recevoir cinq cents personnes d’une seule fois. Naguère encore cette cour était bordée d’une galerie à arcades. Elle est toujours là bien sûr mais elle est devenue le bar. La galerie mène à un escalier vouté d’une seule volée conduisant aux salons et à la grande salle à manger dont le plafond stuqué porte les armes Merode-Ongnies. La cour était cantonnée jadis par les écuries. Rehaussées à plusieurs reprises elles servent de bureaux. Sur la rue aux Laines on compte treize travées. Sur la façade principale on observe huit travées pour le corps central quand les ailes en fort ressaut des extrémités n’en affiche qu’une seule. L’aile de retour vers la rue de la Régence se compose de huit travées. La partie en ressaut est animée d’un bow-window des années 1880-1900. L’immeuble n’est point de haute taille. Il ne monte que sur deux niveaux et demi posés sur un soubassement ajouré. Les toitures sont en bâtière couvertes d’ardoises ; cheminées et lucarnes les décorent. Les cuisines se trouvent du côté Laines en sous-sols. La demeure est construite en briques, partiellement enduites.

La dévolution du bâtiment est relativement simple. En 1529 une précédente demeure sise en ce lieu appartenait au comte René de Brederode. Cette famille allait déménager pour se rapprocher de la Cour. En 1556, le comte Pierre-Ernest von Mansfelt en est propriétaire ; il agrandira le territoire. En 1604, le site fut repris par le duc Alexandre de Bournonville, créateur de l’actuel palais. En 1731, sa descendance vendit le bien au comte Antoine-Henri d’Ongnies, comte de Mastaing. Son fils Henri-Othon et son épouse Marie-Philippine de Merode-Deynse habitèrent les lieux à partir de 1782. Les Ongnies étaient déjà apparentés aux Merode au XVIIe siècle. Et il se fit que leur fille Marie-Josèphe-Félicité, née en 1760 (elle allait décéder en 1842), convenait parfaitement pour épouser son cousin de la branche Westerloo, prénommé Charles-Guillaume. Elle héritait de sa mère des châteaux de Gossoncourt, de Ham-sur-Heure, de Solre-sur-Sambre, de Rixensart et de Duffel. Par son père elle allait détenir les titres de prince de Grimberghe et de comte de Coupigny, en étant dame de Berlaer. Charles-Guillaume (1762-1830) était lui marquis de Westerloo et de Trélon, prince de Rubempré et d’Everbergh, grand d’Espagne de première classe et baron de Renaix (terre qui allait être contestée par les Nassau sous Napoléon Ier).

Charles-Guillaume et Marie-Josèphe eurent plusieurs enfants. On retiendra ici Henri, né en l’hôtel de Ligne à Bruxelles en 1782 et décédé en 1847. Il hérita de la maison et y vécut avec son épouse Jeanne de Thésan de Poujol. Puis ce fut leur fils Charles, uni à Marie d’Arenberg et ensuite leur fils Henri, marié à Nathalie de Croÿ. Ensuite il y eut Charles qui avait convolé avec Marguerite-Marie de Laguiche. Ces derniers n’eurent point d’enfants et Charles adopta en 1946 un neveu en la personne d’Albert de Merode (1915-1958), élargissant le geste à son épouse Henriette de Vogüé. Depuis lors la demeure est restée dans la descendance jusqu’à ces derniers mois. La société immobilière qui chapeaute l’ensemble est en effet détenue en majorité par Vincent Berghmans, apparenté aux Merode.

On ne visite pas (1).

***

The Merode Hotel is currently the oldest building in Place Poelaert and also the one with the richest history. It is an important historical remnant of the "Quartier du Sablon” district, one of the numerous private hotels which belonged to the most renowned families in Belgium and from Brussels. The first signs of construction on this land date back to the late XV century, and in 1618 the foundations of the present-day building were erected on the site of the former Mansfield Hotel by the Duke of Bournonville. The first stone, which can still be seen in the cellars of the building, bears the date 12 May 1618. After being called the Mastaing Hotel and then the Grimberghe Hotel, it was finally given the name of Merode in 1791 when its owner, the Princess of Grimberghe, married the Count of Merode. Among its most illustrious inhabitants, the Hotel boasts Marie de Medici, widow of King Henry IV of France, who lived there in around 1630, then, between 1680 and 1703, the niece of Mazarin, Olympe Mancini, Countess of Soisson and wife of Prince Eugene of Savoy. The Merode Hotel was also owned by Charles de Merode, President of the Senate House, and his son, Henri, who was also President of the Senate and Belgian Foreign Affairs Minister.

The South wing of this U-shaped building, whose longest side runs along Rue aux Laines, is surrounded by a fenced-in garden and forms the alignment for the Place Poelaert; the entire complex is built around a huge, paved, interior courtyard.Under the courtyard, which has also been refurbished, the Regency extension has been built below ground level. The Merode Hotel has been renovated both inside and out and the initial configurations of the huge rooms have been maintained.Special care has been taken during renovation and the enhancement of the most important parts of the building, such as – among others – the remarkable staircases and old elements of embellishment of the showcase rooms, such as the parquet flooring, the wainscoting and the moulded ceilings, as well as with the restoration of the building work classified by the Belgian Commission of Monuments and Sites, firstly of the roof of one section and secondly of the façades onto Rue aux Laines and Place Poelart. This refurbishment is a remarkable example of how one can successfully combine the conservation of heritage of exceptional architectural quality and the implementation of a high-quality environment for living and working, in line with the most state-of-the-art regulations on performance and comfort. Gross area of office space for leasing:3,076 m²; housing :738 m². The Regency is a new office building on the site of the former stables of the Merode Hotel (2).

SOURCES:
(1) Philippe Farcy
(2) Cushman & Wakefield, Inauguration of the Merode Hotel and the Regency, 24 October 2007  http://www.cushwake.com/cwglobal/jsp/newsDetail.jsp?Country=1300094&Language=EN&repId=c12700026p

Sofie de Niet, Gentlemen Only ?, La Gazette Diplomatique, 24e année, n° 73; mars-avril-mai 2012
Comte Baudouin d’Ursel, Princes en Belgique : Bournonville 1600, 1658, 1727, Le Parchemin, 73e année, n° 378, Office Généalogique et Héraldique de Belgique, novembre-décembre 2008