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Néchin, rareté hennuyère


Château de la Royère - 7730 Néchin (Estaimpuis)



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  • Carte postale envoyée en 1910, ed. Chevalier-Glorieux



Officieel Naam Château de la Royère
Ligging 7730 Néchin (Estaimpuis)
Bouw XIIe eeuw
Stijl
Architect
Huidige bewoners
Toewijzing Ruïne
Bescherming Beschermd op 17 maart 1944

Laatste update : 03/01/2013


Le château de la Royère est le dernier château fort de plaine dans la région. Erigé en pierre de Tournai, il présente encore de beaux restes d'une belle histoire.

Monsieur et Madame Pierre Moulin sont les actuels maîtres de ce château qui déploie ses rares murs dans les plaines frontalières (royer évoque une limite) au nord de Tournai. Annie Duthoit-Moulin, l'a hérité de son père Gilbert, agriculteur, qui avait acheté les champs avec le château y compris (considéré à l'époque comme une enclave)...

La Royère est le seul château médiéval de forme décagonale (57 mètres) en Wallonie. Vers l'an mille, ce qui devait être une motte était détenu par Havide de Néchin.

Puis, le bien passa aux Roubaix pour être vendu à Arnoul IV d'Audenaerde, en 1227. A une date indéterminée, son fils Jean vendit cette place à la comtesse Marguerite de Constantinople (1202-1280, fille de Baudouin IX et de Marie de Champagne), qui le laissa à son fils, Guy Ier de Dampierre (1225-1304). Celui-ci se maria d'abord avec Mahaut de Béthune, dame héritière de Termonde. En 1304, Guy II (tué en 1311) devint sire de la Royère, dont le site comprenait 59 bonniers de terres diverses. Guy II était comte de Zélande et seigneur de Richebourg. Il était issu du deuxième mariage de Guy Ier de Dampierre et d'Isabelle de Luxembourg. Guy II avait épousé Marguerite, fille de Thibaut III, duc de Lorraine. Elle se remaria à Louis IV, comte de Looz et Chiny. Par la suite, Dame Aline ou Alix de Diest est connue comme maîtresse de céans. Aurait-elle hérité de son frère Gérard époux de Jeanne de Flandre. Jeanne était la fille de Guillaume "sans Terre" (fils de Guy de Dampierre et de Mahaut de Béthune), et d'Alix, vicomtesse de Chateaudun.

Quoi qu'il en soit, comme Alix s'était mariée à Hellin II de Landas, baron de Cysoing, le fief entra dans cette maison. En 1297, le château fut occupé par les Français du roi Philippe IV le Bel, désireux de s'emparer de la Flandre. La conquête eut lieu en 1300. Guy de Dampierre fut fait prisonnier et mourut captif en 1304. Béatrice de Cysoing, fille des précédents, convola en 1302 avec Jean III de Walincourt. Jean IV de Walincourt prit le relais de ses parents mais il mourut sans hoir et sa soeur Jeanne hérita. Elle épousa Jean Ier de Werchin, dit le Goutteux, châtelain de Mortagne, qui mourra en 1375. Il était sire de La Longueville (un héritage des Rumigny-Florennes), et était le fils de Gérard et d'Isabeau, dame d'Antoing et de Biez. Le domaine de la Royère passa ensuite à leur fils Jean II qui sera tué à Azincourt en 1415. Ses soeurs Jeanne puis Philipotte de Walincourt héritèrent.

Des Barbençon aux Ligne

 
La dernière avait épousé en 1392 Jean de Barbençon, sire de Jeumont et grand bailli du Hainaut. Jean, Jacques, Antoine puis Pierre de Barbençon s'y succédèrent. Pierre fut chambellan de Charles-Quint, gouverneur de Tournai, sénéchal bien sûr, chevalier de la Toison d'Or. Il décéda en 1556. Sa tombe fut profanée par les calvinistes en 1566 et sa dépouille jetée dans l'Escaut. Les domaines de Néchin passèrent à sa suite à Yolande de Werchin, dame de Saint-Python (entre Cambrai et Maubeuge), qui avait été unie à Hugues de Melun, prince d'Epinoy. Leur fils Pierre marié à Christine de Lalaing, hérita des terres.

On les lui confisqua pour cause de son soutien aux Orangistes (une génération n'est pas l'autre), en faveur de la soeur de Pierre, Marie de Melun. Elle devint comtesse (puis princesse) Lamoral de Ligne. Les Ligne eurent la Royère mais sur ordre de Louis XIV, en 1668, le bien fut restitué aux descendants de Pierre de Melun, à savoir Alexandre de Melun, époux de Jeanne de Rohan-Chabot.

Néchin passa ensuite à différentes branches des princes de Rohan (Rohan-Soubise-Guéméné et Montauban). La descendance Rohan qui existe toujours en Autriche, s'en défit en 1816 en faveur de la famille Crombez, de Tournai.

Les restes du château de La Royère ne sont plus très considérables. On perçoit encore le donjon carré défendu par des douves, précédés par la basse-cour elle aussi protégée par des douves. L'enceinte est ponctuée aux angles de quatre demi-tours circulaires percées de trois archères au niveau actuel.

Ces tours alternent avec cinq échauguettes en encorbellement et un robuste châtelet d'entrée à deux tours. La tour du cachot a été récemment dégagée. On y a retrouvé un pavement de dalles d'origine. Le château est classé depuis le 17 mars 1944.

Visites possibles lors des Journées du Patrimoine.

SOURCES :
Elisabeth Jamart, Néchin: deux squelettes au château de la Royère, NordEclair.be 2 août 2011  http://www.nordeclair.be/regions/mouscron/2011-08-02/nechin-deux-squelettes-au-  chateau-de-la-royere-892348.shtml
Philippe Farcy, Néchin, rareté hennuyère, LaLibre.be, Vie de Château 377, 22 décembre 2006
http://www.lalibre.be/archives/divers/article/322153/nechin-rarete-hennuyere.html