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Fontaine-l'Evêque, tussen Ernelle en Badelonne


Château Bivort - 6140 Fontaine-l'Evêque



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Kategorie : Informatie Business Evenementen
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  • © Philippe Farcy

  • Comme un arc de triomphe, le portail donne accès à la cour d’honneur. Il annonce une grandeur dont Fontaine ne manque pas. © Philippe Farcy

  • Lithographie c1845

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Officieel Naam Château Bivort
Ligging 6140 Fontaine-l'Evêque
Bouw Van XIVe tot XXe eeuw
Stijl Traditioneel; Lodewijk XV; eclectisch
Architect 1869: Auguste Cador; XXe eeuw: Simon Brigode .
Huidige bewoners Château Bivort (Ville de Fontaine-l'Evêque)
Toewijzing Gemeentehuis
Bescherming Geklasseerd op 31 december 1945

Laatste update : 30/07/2013



L’ancienne forteresse hennuyère sert de résidence à la commune qui en fit son hôtel.




L’Ernelle et la Badelonne sont les deux petites rivières entre lesquelles le château en son promontoire fut construit afin de surveiller les frontières du comté de Hainaut et celles souvent menaçantes des Liégeois. Si Fontaine se souvient d’un évêque, c’est de celui qu’elle fournit à Cambrai quand Nicolas de Fontaine s’assit sur le siège épiscopal de 1249 à 1272. Cambrai était de notre côté; elle n’était pas à la France et son pouvoir remontait loin jusqu’aux portes de Bruxelles (Dilbeek).



Terre franche


Les seigneurs de Fontaine affirmèrent de tout temps leur indépendance et proclamèrent leur terre franche jusqu’en 1722 quand l’Autriche imposa le rattachement à son empire. Fontaine connut maints hauts et puissants seigneurs. Après les Fontaine cités sur place avant 1183, le domaine échut à la sœur de l’évêque Nicolas, Mahaut épouse de Baudouin de Hennin-Liétard, seigneur de Quincy et Boussu (Reckheim). Les Hennin, alliés aux Blangis, Luxembourg, d’Aspremont, Condé, Hellebeke, Berlaymont, d’Ailly, Gavre et autre illustre Croÿ, conservèrent le domaine jusqu’à ce que Jacqueline de Hennin mariée à Jean de Hamal ne laisse le bien à sa fille Marie. Demoiselle fort recherchée, Marie de Hamal épousa successivement Jean de Rubempré, Pierre de Trazegnies puis Jean d’Argenteau. Dame de Forchies-la-Marche elle décéda toutefois sans enfant en 1596.



Plusieurs fois reconstruit


Entre-temps, le château de Fontaine avait brûlé presque totalement en 1408.

En 1554 les armées du roi de France Henri II réduisirent l’édifice en cendres. L’enceinte, les tours, reconstruites jadis, et la chapelle gothique sont antérieures. Le fief sur lequel le château actuel fut reconstruit passa à un neveu de Marie de Hamal, Philippe de Herzelles, époux de Françoise de Jauche de Mastaing (Kruishoutem). Les trois garçons Herzelles issus de cette union s’en allèrent sans hoir. Leur sœur Alardine, dame de Fontaine, épousa en 1617 Charles-Chrétien de Rodoan dont la famille avait été propriétaire au XVIe siècle de Beerlegem. Les Rodoan gardèrent Fontaine jusqu’à l’établissement du régime hollandais en 1815. Entre 1672 et 1678 le château fut restauré par Michel-Luc de Rodoan. En 1755 les Rodoan, barons de Fontaine devinrent comtes via Adrien-François alors que ce dernier était déjà vicomte de Carnoy. Marié à Marie-Charlotte de Rouveroy (Fologne et Lavaux-Sainte-Anne), il eut un fils Charles-Amour. Corroy


Q.G. du général Marceau


En 1783 ce dernier devint l’époux de Marie-Philippine, comtesse de Merode Westerloo. Ce couple reçut ici l’empereur Joseph II. Après 1789, les Rodoan quittèrent Fontaine et lors de la première venue des Français le château servit de Q.G. au général Marceau. Mais dès 1795, les Rodoan étaient de retour. En 1807 on maria en ces lieux Caroline avec Louis-Marie-Bufile marquis de Brancas, comte puis marquis de Lauraguais, grand d’Espagne, devenu duc de Brancas en 1822 et resté dernier de son nom. Il décéda en 1852. Ses titres ont été repris par les d’Arenberg, cousins par le mariage d’Isabelle de Ligne et d’Eugène de Hennin, célébré en 1641. Louis de Brancas était fils d’Antoine et de Marie-Louise de Löwendal-Danieskiold, de la Maison des rois de Danemark.

En lui laissant les rênes du pouvoir, on offrait ce trésor à un aventurier, certes bien né, mais affamé d’argent à en croire Paul Arren.

Ventes diverses


Fontaine aurait dû être repris par sa fille Yolande, épouse de Ferdinand Le Hibon, comte de Frohen. Puis il fut vendu à Jacques Lefèvre (à une date inconnue). Dès 1842 ce monsieur céda son bien à une société de créances qui le laissa à Edouard Habart. En 1864 arriva Clément Bivort de la Saudée. Il sauva le domaine et dès 1869 il entreprit des restaurations avec l’appui de l’architecte Auguste Cador (ajouts de décors gothiques, crêtages ajourés, lucarnes, girouettes...). Cador (1822-1904) était l’architecte de la ville de Charleroi; il construisit la maison communale de Seneffe. En 1927, les Bivort vendirent Fontaine à la « Caisse patronale de Bruxelles » qui s’en défit en 1943 au profit de Léon Dessy; ce dernier allait le revendre illico à la ville. Celle-ci quémanda l’architecte Simon Brigode (1909-1978), restaurateur de la collégiale Sainte-Gertrude de Nivelles, pour parfaire la nouvelle affectation.


Architecture


Fontaine-l’Evêque se signalait par sa massivité; celle-ci est aujourd’hui nuancée par de superbes décors rocailles. La gravure de Remacle Leloup montre toujours en 1742 un puissant donjon inscrit dans la cour intérieure. Il a été démoli en 1828. Jadis complètement fermé, Fontaine n’a comme équivalent que Corroy.

Le château et ses six tours se présentent désormais en un L calé entre la chapelle gothique précédée d’une magnifique façade baroque et une tour d’angle circulaire posée à l’ouest. Entre les deux se trouve une paire d’ailes de deux niveaux. Les bâtiments sont érigés en briques et/ou en moellons de calcaire. Les baies sont à croisées ou à petits-bois. Les toitures en bâtière profitent d’une ornementation de lucarnes généralement renaissantes.

L’entrée dans la cour s’effectue en passant par un pont dormant et un superbe arc de triomphe à refends de style Transition Louis XV-Louis XVI.



SOURCES:
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 3, Editions Aparté, novembre 2004 
Paul Arren, Van Kasteel naar Kasteel IV,  Hobonia 1991