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Baelen, terre d'assistance


Château de Baelen - 4841 Henri-Chapelle (Welkenraedt)



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Kategorie : Informatie Business Evenementen
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Officieel Naam Château de Baelen
Ligging 4841 Henri-Chapelle (Welkenraedt)
Bouw XVe-XVIIIe eeuwen
Stijl
Architect
Huidige bewoners Clinique Psychiatrique des Frères Alexiens (Frères Alexiens depuis 1875)
Toewijzing Psychiatrische inrichting
Bescherming

Laatste update : 06/01/2013


Le château de Baelen à Ruyff est aux mains des Alexiens qui y dispensent leurs bontés. Des personnes aliénées vivent là depuis cent trente ans dans un joli cadre.

En 1875, les pères Alexiens de l'Ordre des Hérionymites achetèrent le château de Baelen. Cet ordre est dit aussi des Ermites de saint Jérôme. Observateurs de la règle de saint Augustin, on en connut quatre branches. Il y a celle de Lupiana, en Espagne, celle de Pierre de Pise, celle de Fiesole supprimée en 1668 et celle de l'Observance répandue en Espagne. Le château est situé sur le village de Ruyff, en l'entité de Henri-Chapelle. Il appartenait avant 1875 à des industriels de Dortmund, Adolf Brinckman et Frédéric Selmer. Cette bâtisse imposante d'influence mosane dans la partie centrale est caractérisée par ses tours carrées latérales ornées de puissantes toitures à bulbes. La filiation stylistique le relie ici à certaines demeures seigneuriales du duché de Juliers et d'autres situées non loin de Maestricht.

L'histoire du site, comme toujours en cette région de l'ancien duché de Limbourg, a été décrite avec précision par Poswick vers 1952. Cet auteur évoque aussi le château de Ruyff, situé à 320 mètres de celui-ci. On y viendra mais les deux seigneuries n'en firent à un moment donné qu'une seule. Celle-ci est un démembrement de l'autre. La séparation date de 1457, semble-t-il, quand Jean Krummel d'Eynatten, époux de Catherine de Schwartzenberg, fit le partage de ses biens. Le château de Baelen fut légué à leur fille et resta dans leur descendance via les Belven puis les Bertolf.

Nombreuses familles

La demeure est située dans une petite dépression à l'est de la chaussée Marie-Thérèse qui relie Liège à Aix. Un porche d'époque Louis XIV précède une belle cour fermée latéralement par des bâtiments dont une partie récente est privée de grâce et de distinction. Les apports sont venus remplacer deux ailes de dépendances anciennes abattues en partie par efficacité, sans doute. Heureusement que le château a de l'allure et que son fronton armorié (Piron-Franquinet) lui donne de la légèreté.

En 1631, Jean Bertolf était devenu seigneur de Baelen et le château prit ce nom. Par diverses successions, le château passa aux cousins Schwartzenberg puis aux Haultepenne, avant de revenir en 1722 à un Bertolf qui était devenu baron de Belven. Mais en 1737, le château et la moitié du domaine furent saisis et un industriel verviétois acheta ce qui était à prendre. Il s'agissait de Jacques-Antoine de Pirons (1685-1757). D'après Poswick, il fut le commanditaire du château actuel. Il serait plus sage de penser à des aménagements, tant le château conserve un aspect trapu et un peu lourd, sorti du siècle de Louis XIV. Le bien passa alors par alliances aux d'Othée de Limont puis aux Baré et aux Villenfagne. En 1817, Henri Poswick s'en rendit maître par achat. Il vendit, dès 1827, au comte Ferdinand de Hamal. De 1836 à 1872, y passèrent par ventes les Lognay, Michiels et Ferdinand Mévis, citoyen de Jodoigne, prédécesseurs des résidants de Dortmund.

Murs épais

Quand on entre dans la cour, on est illico frappé par la masse du bâtiment dont le corps central s'étire sur neuf travées. Mais on ne devine pas la présence des douves, conservées au nord. Le soubassement ajouré supporte deux niveaux de baies chaînées. Le tout est couvert d'une toiture haute et pentue. Six lucarnes en bâtière sont groupées de part et d'autre du fronton interrompu par deux baies en plein cintre mais aussi par la poursuite de la corniche. Les armes sont surmontées d'une horloge. Les tours latérales, carrées, datent certainement des années 1650-1700. Elles possèdent des ouvertures non symétriques et sont sommées de toitures qui ne le sont pas plus. Cette curiosité n'est pas expliquée. La couverture est faite d'ardoises et de zinc. La façade arrière est plane et limitée à sept travées.

On ne visite pas. Le château se voit de la rue.




SOURCES
:
Philippe Farcy, Baelen, terre d'assistance, LaLibre.be, Vie de Château 352, 16 juin 2006
http://www.lalibre.be/economie/actualite/article/292025/baelen-terre-d-assistance.html
Olivier-Godefroid Poswick, Notice biographique sur la famille Poswick et plus spécialement sur la branche « dite de Nedercanne »,Le Parchemin, 70e année, n° 358, Office Généalogique et Héraldique de Belgique, juillet-août 2005
Guy Poswick, Les délices du duché de Limbourg, Archives verviétoises, tome IV, Verviers 1951