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De heropstanding van Macon


Château-Ferme de Macon - 6591 Macon (Momignies)



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  • © Philippe Farcy

  • Macon a failli périr mais les pouvoirs publicslocaux se sont battus pour finaliser un projet touristique. Cela valait la peine. © Philippe Farcy

  • La demeure des Poschet, maîtres de forges, a retrouvé son intégrité après 200 ans de mauvais traitements. © Philippe Farcy



Officieel Naam Château-Ferme de Macon
Ligging 6591 Macon (Momignies)
Bouw 1616
Stijl Traditioneel
Architect 2002-2004: Friedrich Köppler
Huidige bewoners Château-Ferme de Macon (Commune de Momignies)
Toewijzing Zeer comfortabele accommodatie & conferentiezalen
Bescherming Niet geklasseerd

Laatste update : 12/01/2013


La volonté des édiles communales a bousculé les lenteurs administratives



Dans l’entitié de Momignies, on trouve aussi le petit village de Macon. Entre le château des princes de Caraman à Chimay et celui des princes de Merode à Trélon pointent aux côtés de la flèche de l’église les hautes toitures du château-ferme de Macon. Cette bâtisse en L qui a failli s’écrouler à cause des lenteurs administratives de la Région Wallonne a été sauvée grâce à la volonté des édiles et à la vigilance de la population locale. La commune avait en effet acheté les bâtiments le 4 juillet 1989 dans le but de les restaurer. Treize ans de procédures furent nécessaires suivis de deux ans de travaux pour achever un travail exemplaire sous la conduite de l’architecte chimacien Friedrich Köppler. L’enveloppe budgétaire totale fut de 2,5 millions d’euros.



1616


Ces quinze ans d’attente avant le jour faste d’une inauguration célébrée le 4 juin 2004 correspondent au temps nécessaire à l’édificateur du château pour créer un empire industriel basé sur la métallurgie. Le château-ferme simple dans son édification est entièrement construit en pierre bleue. Il est redevenu une petite merveille et profitera au tourisme dans la région. Depuis cet automne 2004, quatorze petits appartements sont accessibles en location éphémère pour les familles composées d’amateurs de patrimoine et de nature sauvegardée. Il faut dire que cette zone frontalière offre des paysages superbes.

Le corps de logis porte toujours les ancres qui le datent: 1616. On y voit aussi deux initiales : NP pour Nicaise Poschet, né à Hirson en 1578 et mort sans doute en 1631. Le maître d’œuvre d’alors aurait pu ajouter les lettres de son épouse : JM pour Jacqueline du Moustier (mariage du 24 septembre 1612; retournée à Dieu le 21 avril 1664), une sœur de Pierre (Pont d’Oye), maître de forges. Poschet était lui aussi maître de forges. Il prospéra sur les terres de ses proches ancêtres qui occupaient à Chimay des positions enviables à la mairie depuis le début du XVIe siècle. La prospérité dans cette région à cette époque n’était pas évidente. La France et ses voisins se tapaient sur la tête autant que faire se pouvait. Ces siècles d’or des arts entre la Renaissance flamande et l’art baroque valaient aux populations des décennies de malheurs. S’enrichir n’était donc pas aisé. Poschet y parvint comme d’autres sans doute en livrant du métal aux marchands d’armes. Comme l’indique Guy Abrassart, Nicaise était fils de Martin et d’Anne de Colnet, famille de verriers déjà rencontrée à Villers-sur-Lesse. Il avait épousé en premières noces Françoise le Mosnier de Lalobbe (+1611), fille de Nicolas d’Anor. Ils eurent trois enfants.




Botte du Hainaut



Du second lit inauguré en 1612, il vint douze bambins supplémentaires. Martin, père de Nicaise, était déjà maître de forges au Pré Brulart, signale José Douxchamps, et seigneur de Voyaux à Eppe-Sauvage. Nicaise possédait des exploitations en divers lieux de la botte du Hainaut jusqu’aux forges du Châtelet à Habay-la-Neuve, à 150 km de routes de Macon, et jusque dans la prévôté d’Arlon, à Buzenol et à Saint-Léger. Il était par ailleurs seigneur d’Esclinchamps à Sivry. Sa fille Anne (1630-1685), épouse de Charles de Lespine, seigneur du Bayellet et de Sains, lieutenant gouverneur de Mariembourg s’installa à Macon.

Elle fut suivie par son fils Philippe (1664-1745), époux de Françoise de Pouilly de Ginvry. En 1749 leur fils le comte Nicolas-Louis de Lespine né à Laclaireau en 1719, uni à Berthe de Pointe de Gevigny hérita Macon de sa sœur Hyacinthe et vendit le domaine qui allait être démantelé, transformé en auberge et ateliers de sabotiers et de tisserands. Une ferme prit leur place au début du XXe siècle. Il aura fallu 255 ans pour que Macon retrouve son originelle beauté.

Le château en L monte sur deux niveaux sous des toitures en bâtière à croupes couvertes d’ardoises. Il est groupé autour du logis en longueur pourvu de trois travées inégales terminées par une tour carrée de deux niveaux et demi sous une toiture en bâtière à clocheton. En largeur et du côté de l’église, le bâtiment s’étire sur trois travées augmentée d’une travée pour une aile en retour et en avancée. La tour est continuée par les communs en L qui rejoignent l’ancienne grange. L’accès à la cour s’effectue en passant par un porche à arc mouluré en plein cintre. Ce porche crée la jonction entre le logis et un autre beau bâtiment de la ferme.
 

Visites souhaitées et conseillées. 


SOURCES
:
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 3, Editions Aparté, novembre 2004 
José Douxchamps, Répertoire des châteaux de Wallonie 2002