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La Motte, un certain art de vivre


Manoir de la Motte - 5660 Boussu-en-Fagne (Couvin)



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Kategorie : Informatie Business Evenementen
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  • © Philippe Farcy



Officieel Naam Manoir de la Motte
Ligging 5660 Boussu-en-Fagne (Couvin)
Bouw XVe eeuw; 1699; na 1734; XIXe eeuw
Stijl
Architect
Huidige bewoners Le Manoir de la Motte
Toewijzing Hotel
Bescherming

Laatste update : 03/01/2013


Ce petit château seigneurial est situé à Boussu-en-Fagne, non loin de Couvin. C'est une maison de bouche, de réceptions privées et un hôtel de charme.

Nous sommes ici dans la vallée de l'Eau blanche. Tout près d'ici, dans le même village, se situe le puissant château fort de Boussu-en-Fagne. Il s'agit pourtant de deux seigneuries différentes faisant partie des sept châtellenies de Couvin, "bonne ville" de la principauté de Liège. La Motte dépendait de la cour féodale de Florennes. Dans "Le Parchemin" de janvier 1962, Jacques van Vyve a donné quelques traits de l'histoire de ce lieu de petites dimensions. Des notes que Cécile Douxchamps a complétées en 2002. En 1431, on sait que cette maison qui alors était forte, était aux mains de Jean de Boussu sire d'Imbrechie et du château voisin, époux d'Isabelle de Clary. En 1606, on sait que la Mothe appartenait à Hector de Libersart. Antoine, fils de ce dernier vendit le domaine en 1618 à Jean de Marotte qui était sire de Boussu. Sa fille Anne releva le bien mais comme elle devait payer des rentes à N. Hauwaert, capitaine d'une compagnie bourgeoise de Bruxelles, le bien fut saisi le 29 novembre 1660 en faveur de Simon de Robaulx.

Liverlo

Un neveu d'Anne de Marotte paya la dette. Il s'agissait d'Henri-Charles de Marotte. Van Vyve dit que le bien fut quand même relevé par un neveu de Simon de Robaulx, à savoir Henri Charles (1623-1691) dit aussi Caroli (latinisation fréquente à l'époque), fils de Gérard, ancien bourgmestre de Liège qui avait commandé en 1627 une toile du peintre Gérard Douffet "La Visite du pape Nicolas V au tombeau de Saint-François d'Assise", pour l'église des Frères Mineurs à Liège, aujourd'hui conservée à Munich. Le domaine échut en partie à Walthère de Liverlo, qui avait relevé avec Henri Charles.

Les Liverlo étaient membres d'une célèbre famille de merciers puis de juristes liégeois. Walthère fut capitaine dans le régiment Fabry. Il était né le 7 décembre 1643 signale Pierre Hanquet, mais il mourut à 30 ans. Sa femme qui était Catherine t'Kint de Roodenbeke lui laissa un fils né en 1664, lui aussi un Walthère qui sera à son tour sire de Boussu et trois fois mayeur de Liège (1705 - 1712 et 1725); ce dernier eut trois soeurs. Ce Walthère qui avait épousé une fille Ogier n'est rien moins que le commanditaire d'un autre chef-d'oeuvre liégeois, le "Christ mort" en marbre blanc du sculpteur Jean del Cour, conservé à la cathédrale de Liège.

Les Félix

Par vente en 1689 et contre 9000 florins, le domaine qui avait toujours un aspect féodal, fut cédé au maître de forges installé à Pernelle près de Couvin, Simon Félix, dit de la Motte, époux de Marguerite Le Jeune. Il l'était encore en 1707 précise José Douxchamps; par la suite ce domaine sera repris par le sieur Gendarme. Son fils Simon Félix époux de Marie d'Arche releva, puis le fils de celui-ci, Pierre Félix de la Motte, né en 1707 releva la Motte en 1734. Pierre transforma la puissante demeure en une résidence de plaisance.

Une tour d'angle existait quand Saumery passa ici pour rédiger ses payants Délices du Païs de Liège. La tour s'est effondrée au XIXe siècle. Eugène, fils de Pierre Félix de la Motte, vendit ce bien en 1784 dit Michel Filbiche au comte de Bryas, son voisin du magnifique château de Morialmé et aussi gouverneur de Mariembourg. Des Bryas, le bien passa aux Oultremont par le mariage d'Eugénie comtesse de Bryas (1856-1929) avec Charles d'Oultremont (1845-1916). Les Oultremont vendirent la Motte au mayeur du village Henri Moreau à une date indéterminée. Sa fille Irma hérita, puis le neveu d'Irma, le commandant Matton. En 1955, le docteur Dropsy, de Couvin, acquit le domaine que gère aujourd'hui sa fille.

Abandon au XIXe 


La demeure est érigée en calcaire. Jadis entourée d'eau, ce qui explique la présence d'une paire de garde-corps en pierre, elle possédait une aile à l'ouest et une partie gauche à l'aile sud; ces deux éléments se sont écroulés par des décennies d'abandon au XIXe siècle. Les portails gardent des montants chaînés et une feuillure de pont-levis se devine vers l'est. Le reste de l'aile sud compte trois travées de baies en anses de panier montant sur deux niveaux égaux et elle aboutit sur une tour carrée engagée à toiture en pavillon d'ardoise à coyaux. La cour pavée est fermée par une aile est de trois travées. On y trouve deux portes latérales dont une est datée de 1699. Vers le parc, cette aile orientale est sans doute redessinée (au XIXe siècle ?) et présente huit travées égales dont les linteaux et montants sont de briques. Au nord se trouve l'aile des communs, dont la grange qui se devine par le grand portail comblé de moellons au centre duquel se situe une porte en calcaire chaîné.

Visites très souhaitées. 


SOURCES:
Philippe Farcy, La Motte, un certain art de vivre, LaLibre.be, Vie de Château 401, 22 juin 2007 http://www.lalibre.be/archives/divers/article/355762/la-motte-un-certain-art-de-vivre.html
Cécile Douxchamps-Lefèvre, Châteaux de la province de Namur 2002
José Douxchamps, Répertoire des châteaux de Wallonie 2002
Baron van der Rest, Félix de la Motte, Le Parchemin, n° 202, Office Généalogique et Héraldique de Belgique mai-juin 1979
Pierre Hanquet, Les Liverlo à Liège, Société des Bibliophiles Liégeois 1963
Pierre Lambert de Saumery, Les Délices du Pais de Liège ..., chez Everard Kints 1738


HOMONYMIES:
Kasteel La
Motte, 1700 Sint-Ulriks-Kapelle (Dilbeek)
Château de La
Motte, 3800 Groot-Gelmen (Sint-Truiden)
Château de la
Motte, 4500 Huy
Château de la
Motte, 5530 Dorinne (Yvoir)
Château Lamotte, 5580 Ave-et-Auffe (Rochefort)