FR - NL - EN
HOME AGENDA CONTACTEER ONS FAQ VERBINDING KASTEELHEREN

Seneffe, een kasteel van industriëlen die dol zijn op praal


Château de Seneffe - 7180 Seneffe



Contacteren

Kategorie : Informatie Business Evenementen
Voornaam
Naam
E-mail
Telefoon
Gelieve CASTLE te herschrijven hieronder:

  • La façade arrière de Seneffe affiche la même monumentalité que celle de la cour d’honneur. © Philippe Farcy

  • L’accès au domaine est assuré par deux pavillons d’angle à clochetons circulaires du plus bel effet. © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy 6 août 2011

  • © Philippe Farcy 6 août 2011

  • © Philippe Farcy 6 août 2011

  • © Philippe Farcy 6 août 2011



Officieel Naam Château de Seneffe
Ligging 7180 Seneffe
Bouw Opdracht van 1762; bouw van 1763 tot 1768
Stijl Lodewijk XVI
Architect Laurent-Benoît Dewez
Huidige bewoners Domaine du Château de Seneffe
Toewijzing Museum van Zilverwerk
Bescherming Geklasseerd op 24 december 1958

Laatste update : 12/01/2013


Château ou palais pour un musée de l’art de vivre au Siècle des Lumières.


Le village de Seneffe abrite au moins quatre châteaux. Le plus extraordinaire est évidemment celui-ci, conçu par l’illustre architecte Laurent-Benoît Dewez pour l’homme d’affaires et futur comte Julien-Ghislain de Pestre, né en 1725 à Ath et décédé en 1774. Il était marié à Isabelle Cogels. Les plus anciennes familles qui dominèrent le village depuis les temps immémoriaux furent les d'Aa, les Enghien et les Orley déjà rencontrés à Ecaussines (la Follie), les Argenteau, puis les Rubempré et les Renesse avant que les Depestre devenus de Pestre (c’est plus chic) n’achètent aux héritiers du comte Gothard van der Nath tous les droits de justice afférents à une seigneurie que le tout-Bruxelles d’alors allait leur envier. Les Nath vendirent leur propriété le 12 août 1758 aux Depestre. Il faut dire que depuis 1768 l’impératrice Marie-Thérèse avait fait du négociant Depestre un comte dont le titre était attaché à Seneffe et à Turnhout.


Luxe de moyens



Le domaine de Seneffe comptait alors dix-huit arrière-fiefs et 153 hectares comme l’indique Xavier Duquenne. Et l’auteur d’ajouter que les de Pestre allaient augmenter leurs possessions locales jusqu’à 210 ha en ce compris le château de Scailmont. Le château est exceptionnel. Non tant par sa taille que par son luxe de moyens décoratifs. Le premier luxe fut l’emploi généralisé de pierre bleue pour les façades. Puis il y a cette cour d’accès avec ses deux galeries de colonnade terminées par des pavillons carrés sous lanternons du meilleur goût qui enchantent les regards. La maison se compose d’un grand quadrilatère de onze travées de long sur deux niveaux égaux posés sur un soubassement de jours rectangulaires. Du côté du parc, les ultimes travées sont placées en ressaut et isolées par une paire de pilastres plats à chapiteaux corinthiens qui supportent un entablement sur lequel repose un fronton triangulaire aveugle. Les trois travées centrales du bâtiment précédées par un escalier de huit gradins assorti de belles sculptures (Flore pour l’été et Pomone pour l’automne) sont elles aussi en avancée et magnifiées par quatre pilastres du même style. La corniche à modillons qui surmonte l’entablement supporte une balustrade aveugle panneautée.


Fronton armorié


Sur la cour d’honneur pavée, le dispositif de l’élévation est identique mais l’avant-corps central précédé d’un perron est caractérisé par un fronton armorié (de Pestre-Cogels). On remarquera surtout que, de ce côté, la toiture est nettement plus élevée que sur le parc. Cinq des six baies de l’avant-corps sont en plein cintre alors que la porte d’entrée à deux vantaux est à linteaux droits agrémentés de crossettes. Dans les années 1780, le parc fut animé d’une orangerie, d’un délicieux théâtre dessiné par le célèbre architecte parisien de Wailly et d’une délicate volière restaurée en 2002. Hyon Freux


Réalités de la vie


Le 31 mars 1799, le château fut à vendre. Joseph de Pestre s’était retiré à Florence après 1794 mais point son frère Jean-Baptiste qui racheta l’essentiel de ses biens, ici comme à Turnhout. Il décéda en 1802. Joseph retrouva la jouissance de ses biens mais pas la pleine propriété qui passa à son neveu Honoré de Pestre. Celui-ci, né en 1788 décéda en 1848, vingt-six ans après son oncle qui repose au Père-Lachaise. Dès le 19 novembre 1837, le domaine de Seneffe avait été vendu car Honoré était un grand infirme. L’acheteur fut Alexandre Daminet, né à Enghien le 2 avril 1787. Son grand-père était laboureur. Son père vendait des dentelles. Lui il fit une fortune immense dans les charbonnages. Alexandre qui était veuf d’Hélène Flaschoen depuis 1836 fut fait baron en 1848. Son fils Adolphe devait reprendre le domaine. On l’avait marié à la comtesse Joséphine van der Burch, fille de Charles, comte d’Hubertsart et de Félicité, comtesse de Rodoan de Boussoit. Ils eurent trois filles très bien mariées mais trop tôt orphelines de père (1851) et de mère (1853). Le grand-père s’en alla en 1856. Il leur restait un oncle: Emile Daminet. À quatre, ils gardèrent Seneffe jusqu’aux différents mariages. Alix épousa le comte Albert de Briey (Laclaireau). Héléna convola avec le baron Gustave de Woelmont et enfin Valérie plut à Albert Fournier, comte de Pellan.


Hospices de Liège


Valérie reprit seule le château. Mais le train de vie de son mari allait mener la famille à la ruine et obliger à vendre sur ordre des Hospices de Liège auprès de qui les Pellan avaient emprunté. En 1888 après quatre ans de non vente, la baronne Goffinet (1812-1886), née Marie De Cock, fille d’un armateur gantois, rachetait le château et ensuite tout le mobilier aux enchères. Pour 165 ha, Madame offrit 600.000 francs. La baronne était la mère des célèbres jumeaux Auguste et Constant, conseillers de Léopold II. Après 1904, quand Madame s’en alla, Seneffe leur revint ainsi qu’à leurs sœurs Louise (baronne Maurice de Fierlant Dormer) et Marie (comtesse Albert de Theux de Meylandt) et à leur frère Adrien. Préférant Hyon et Freux, les Goffinet se défirent de Seneffe le 26 juin 1906.

Le château et ses 197 ha passèrent pour 900.000 francs au banquier Franz Philippson. Sa descendance le vendit en 1952 avec 24 ha à un collège franciscain pour 2,5 millions. En février 1963, le marchand de biens René Berlingin acheta le château et se paya sur la bête. Il laissa pourrir le château qui était classé. Personne ne fit rien. Le classement déjà montrait ses limites. En 1969 l’Etat racheta Seneffe. Il aurait mieux fait d’intervenir plus tôt. Cela lui coûta à tous les degrés de pouvoir près d’un milliard d’anciens francs (25 millions €) de restaurations diverses et ce n’est pas fini. Le jeu en valait bien sûr la chandelle. Le parc sera restauré pour les dix ans du musée de l’orfèvrerie, en 2005.



SOURCES:
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 3, Editions Aparté, novembre 2004 
Paul Arren, Van Kasteel naar Kasteel III,  Hobonia 1989
Xavier Duquenne, Le château de Seneffe, 1978