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Brialmont, un éperon dévôt


Château de Brialmont - 4130 Tilff (Esneux)



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  • Carte postale envoyée en 1919, ed. Emile Thiernesse



Officieel Naam Château de Brialmont
Ligging 4130 Tilff (Esneux)
Bouw XIIIe eeuw; 1694; 1923
Stijl
Architect 1923: L. Becasseau
Huidige bewoners
Toewijzing Abbaye de Brialmont (Soeurs Cisterciennes)
Bescherming

Laatste update : 06/01/2013


Brialmont, longtemps aux Grady, est devenu une abbaye grâce aux d'Otreppe.

Le château est posé comme un observatoire sur la vallée de l'Ourthe. Ses vues sont magnifiques.

En amont de Liège, le long de la belle rivière de l'Ourthe qui achève par ici son long parcours issu d'une double naissance, les falaises ne manquent pas d'attirer les touristes, hollandais surtout. Brialmont n'est guère visible de la vallée, sauf en de rares endroits. Ce n'est ni Chokier ni Aigremont qui surplombent la Meuse. Il en a toutefois tous les avantages oculaires tant Brialmont est superbement placé. On conçoit sans peine que de hauts et puissants seigneurs aient désiré posséder cette terre qui permettait de contrôler des immensités visuelles vers le sud de la principauté de Liège. Saumery énumère les qualités du site dans ses Délices du Païs de Liège en 1742 (T. III, p.299). Et s'il trouve du confort à la bâtisse, elle n'a plus l'ampleur que devait offrir l'ancien château dont il ne restait alors quelques ruines. Les bonnes terres cultivées avec succès, comme dit Saumery sont toujours là. En descendant de Beaufays vers Tilff on aperçoit ce cadre charmant où la nature protège le château. Une très longue drève de grands hêtres pourpre amène à la résidence de ce qui est actuellement une abbaye, statut acquis grâce à l'évêque de Liège Mgr Albert van Zuylen en 1961. L'abbaye des soeurs Bernardines Réparatrices est issue d'une pieuse union de jeunes filles poussées à se regrouper par l'abbé d'Orval dans les années 20-30 du siècle passé. Le site internet de l'abbaye donne l'historique de la communauté qui s'était établie d'abord dans un prieuré à Sorée puis à Saint-Gérard. Une des soeurs, née baronne Monique d'Otreppe de Bouvette en 1912, fille de Gustave et de Marie de Mélotte de Lavaux, offrit le domaine en 1956 à la communauté. Dès lors, l'ensemble des religieuses de Sorée fut installé à Brialmont, mais seulement en 1961. Elles furent rejointes par celles de Saint-Gérard en 1976. En 1981, une nouvelle église fut dédicacée et en 1985, le pape Jean-Paul II y fit un passage remarqué.

La terre de Brialmont aurait eu en Eustache de Hamal son premier seigneur. Il mourut en 1282 et sans doute sa descendance prit-elle le nom du lieu ce qui fit que des Brialmont étaient restés maîtres de ce domaine quasiment jusqu'en 1601 quand par alliance le bien, avec un château en ruine, tomba dans les mains de Jean de Berlo. En 1361, le domaine formait 27 bonniers de terres. En 1399 sous Warnier de Hognoul on en était à 51 bonniers. En 1601, on ne parlait plus de territoire mais juste d'une tour et de quelques éléments de ferme très ruinés. En 1619, la veuve de Jean de Berlo vendit Brialmont à Claude Lamet, bailli du quartier d'Avroy à Liège. Dès 1621 le nouvel acheteur construisit un corps de logis contre la tour. En 1625 puis en 1636 diverses troupes firent passer de mauvais quarts d'heures aux édifices récents, alors que Wathieu Lamet avait repris le bien de son frère. Dans les années 1670, ce fut encore pire avec la venue des troupes françaises montant vers Maestricht. Brialmont servit de quartier général au major-baron de Scharenberg, des armées impériales; il était par ailleurs sire d'Hoepertingen en 1674. En 1675 des troupes françaises s'y installèrent. En 1677 suivirent des Brandebourgeois puis les Français reprirent les lieux avant de les dynamiter comme à Argenteau, sur la Meuse, près de Visé.

Vers 1694, le beau-frère de Wathieu Lamet, nommé Jean-Pierre de Sprimont reprit le bien et fit reconstruire le château. A partir de 1704, son cousin germain Pierre-Henry de Grady hérita du domaine. Son petit-fils, Charles-Antoine de Grady, haut prélat de la principauté, chanoine de Saint-Lambert puis suffragant du prince-évêque, consentit des aménagements importants. Il deviendra évêque de Philadelphie. Deux générations plus loin voilà que surgirent onze héritiers Grady, amenés à mettre le domaine en vente publique; c'était en 1845. Sans doute ne fut-il pas vendu car il faudra attendre 1869 pour que le chevalier de Mélotte de Lavaux achète le bien et la ferme du Tombeux (98 ha au total) et donne tout cela à son fils Hadelin qui en fera de même vers sa fille Marie. Celle-ci convola avec le baron Gustave d'Otreppe de Bouvette. Ils étaient les parents de la donatrice. En 1923, Marie (de mère Delloye et de grand-mère Godin) avait reconstruit partiellement à l'identique le château par l’architecte L. Bécasseau, 4 rue Laruelle à Liège, sur lequel nous ne savons rien.


SOURCES:
Philippe Farcy, Brialmont, un fief dévôt sur l'Ourthe, Vie de Château 455, LaLibre.be 11 juillet 2008 http://www.lalibre.be/archives/divers/article/433248/brialmont-un-fief-devot-sur-l-ourthe.html
Pierre Lambert de Saumery, Les Délices du Pais de Liège ..., chez Everard Kints 1738