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Le palais royal d’Anvers affirme son succès


Paleis op de Meir - 2000 Antwerpen



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  • © Philippe Farcy

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  • © Philippe Farcy

  • Carte postale envoyée en 1911, ed. E.V. à B.



Officieel Naam Paleis op de Meir
Ligging 2000 Antwerpen
Bouw 1745-1760
Stijl Klassiek, empire, rococo
Architect 1745-1760: Jan Pieter van Baurscheit de Jonge
Huidige bewoners Erfgoed Vlaanderen
Toewijzing Historische site om te bezoeken
Bescherming Beschermd

Laatste update : 05/01/2013


Entre Rocaille et Empire, le palais royal ménage ses effets aux nombreux visiteurs. Les accès se font sur réservation et visites guidées. Passionnant.

Depuis le 10 mai 2010, le Palais royal d’Anvers a retrouvé son lustre, ses lustres, ses dorures, des odeurs d’une activité intense entre chocolats et cafés. Le lieu est ouvert au public tous les jours, c’est rare. Selon les étages, on navigue dans l’art de vivre, les joies du palais en bas dans des salons de boiseries animées de superbes peintures de Balthasard Beschey. En haut, ce sont les splendeurs d’un palais qui suscitent l’admiration. Entre les deux on trouve une cage d’escalier somptueusement Louis XV remodelée en partie au XIXe siècle avec un goût parfait. Il est de la qualité de celui de l’ancien musée de la Dynastie. Le site est à ne pas manquer et à dire vrai il est immanquable puisque situé sur le Meir. Les lieux servirent de résidence à Napoléon Ier, au roi de Hollande, à Léopold Ier et à Léopold II.

Le Meir a toujours été un lieu vivant, un espace public où le passage était dense, voire intense. C’est un des cœurs d’Anvers, le premier peut-être. Y posséder un hôtel de maître était donc un rêve pour les jeunes capitalistes du XVIIIe siècle dont faisaient partie les van Susteren. Un membre de cette famille fut évêque de Bruges et c’est à lui que l’on doit de voir encore le château de Royeghem à Sainte-Croix, tout contre la cité. Ici il doit s’agir d’un neveu car le palais du Meir fut érigé entre 1745 et 1760 disent les guides par Jean-Alexandre van Susteren (1719-1764) qui commanda sa maison de ville à Jean-Pierre van Baurscheit le Jeune (1699-1768), directeur de l’académie d’Anvers. L’âge du commanditaire sur la période d’édification est interpellante. Il était assurément un héritier. L’architecte était donc célèbre et autant que son père nommé à l’identique et qualifié de ce fait de « Vieux » ; à ce dernier on doit le somptueux château de Zorgvliet à Hoboken construit pour Arnoud-Martin du Bois. Mais le « Jeune » et van Susteren n’en était pas à leurs premières armes. Le commanditaire, généreux autant qu’affilié à la pompe comme le fut Julien Depestre, comte de Seneffe et de Turnhout, avait commandé à Baurscheit le nouveau château de s’Gravenwezel (1744), actuelle résidence des antiquaires Vervoordt. D’un sublime à l’autre il n’y avait qu’un pas qui nécessita ici la destruction de toute une série de maisons que l’on voit sur d’anciennes cartes détaillant la Métropole. Le musée montre celle de 1565 par Virgilius Bononiensis. Le Meir était la rue des Carmélites en ce temps-là. Puis il devint une promenade très courue dans la proximité de la Bourse, centrée sur un petit canal couvert alimenté par le Wapper.

La demeure est richement ornée sur l’avenue principale et couverte de grès de Bentheim sur ses neuf travées d’égale largeurs et hauteurs. Le flanc qui regarde vers la maison de Rubens est sobre et percé d’une porte cochère menant à des écuries (en cours de restauration ; on y trouvera un restaurant) et vers la cour intérieure. Celle-ci est accessible également par le Meir en passant sous un porche très sculpté et un balcon magnifiquement ouvragé. Sur la cour le passage est en « serlienne » avec deux paires de colonnes en partie engagées. On découvre alors un espace très élégant orné en son centre d’un bow-window rajouté sans doute vers 1900. Deux angles arrondis donnent un surplus de charme d’autant qu’ils sont ouverts par des œils-de-bœuf. Les deux ailes ont été réunies vers les écuries par une galerie déjà envisagée vers 1814 et que l’architecte Verly (voir Bazel et Meise) avait faillit construire à la demande du régime français. Il faudra attendre 1905, Léopold II et l’architecte Oscar Flaneau pour que cette élégante idée prenne corps. En 1906 les écuries furent très agrandies. Le bâtiment est ainsi conçu que les fonctions et les espaces sont bien démarqués. Il y a la partie réceptions sur l’aile gauche, les communs, les lieux réservés au personnel et les chambres vers les écuries. Celle des enfants du temps des van Susteren exista jusqu’en 1811 puis fut transformée en salon des cartes (géographiques et militaires). Napoléon avait de très grandes ambitions pour Anvers comme port militaire. On ne sait plus grand-chose des décors qui avaient été installés à l’origine. Par contre les guides donnent une idée de l’évolution des goûts dans les cent cinquante ans suivants l’édification. Il n’y a plus eu de transformation après Léopold II.



SOURCES:
Philippe Farcy
Koninklijk Paleis, nu Internationaal Cultureel Centrum (ID: 5539), De Inventaris van het Bouwkundig Erfgoed, Onroerend Erfgoed https://inventaris.onroerenderfgoed.be/dibe/relict/5539
Paul Arren, Van Kasteel naar Kasteel II,  Hobonia 1987
Sœur Gladys Guyot, Un milieu rubénien à Anvers. Ascendants et descendants des Peeters d’Aertselaer, Le Parchemin, n° 187, Office Généalogique et Héraldique de Belgique, janvier-février 1977