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Franchimont toujours sur ses gardes


Château de Franchimont - 4910 Theux



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  • © Jean-Pol Grandmont 2 August 2005

  • Carte postale envoyée en 1910, ed. Nels

  • © Jean-Pol Grandmont 2 August 2005

  • © Jean-Pol Grandmont 2 August 2005

  • © Jean-Pol Grandmont 2 August 2005



Officieel Naam Château de Franchimont
Ligging 4910 Theux
Bouw XIe eeuw; XIVe eeuw; 1505
Stijl
Architect
Huidige bewoners Les Compagnons de Franchimont a.s.b.l.
Toewijzing Historische site om te bezoeken
Bescherming

Laatste update : 29/12/2012


Le château-fort n'est plus que ruines, mais elles parlent aux coeurs vaillants. Garnison puis prison, il a été tenu par six générations de Lynden. Une page d'histoire.


Franchimont ! A ce mot qui ressemble à un cri de guerre, les Liégeois qui ont de la mémoire sentent en eux couler le sang des 400 ou 600 hommes issus de ce pays et tombés devant le duc de Bourgogne par une nuit d'octobre 1468. Liège était assaillie; elle allait périr comme sa soeur dinantaise deux ans plus tôt. Le massacre fut perpétré et Liège incendié.

La citadelle de Franchimont, enclave principautaire, au milieu de terres princières (Stavelot) ou ducales (celles de Limbourg, brabançonnes puis bourguignonnes), reste un symbole d'une patrie souvent dévastée aux XIVe et XVe siècles, surtout par les armées françaises.

Souvent transformé

Gilles d'Orval a laissé une "Chronique" du château. Elle place sa construction vers 1155, mais les faits historiques semblent pencher en faveur d'une érection d'un castel sous le prince-évêque Henri de Verdun (1075-1091). Le château fut souvent augmenté et autant de fois détruit ou affecté par des conflits régionaux. La première enceinte, signale Patrick Hoffsummer (Les carnets du patrimoine n° 21), est celle du château proprement dit.

L'intérieur fut transformé au XVIe siècle, en y ajoutant le creusement des puits. La deuxième enceinte entoure une extension de la fortification à l'ouest et au nord. La troisième enceinte, enfin, influencée par l'Italie, est pentagonale. Elle ressemble à un bateau dont la proue serait orientée à l'ouest. On avait à faire à un château-cour orienté ouest-est. Le donjon se trouvait à l'est. Il était intégré à l'enceinte. Au début du XIVe siècle, le donjon fut agrandi une première fois par l'adjonction d'une tour. L'aile sud du château était sans doute occupée par la résidence des seigneurs. Durant la première moitié du XIVe siècle, le prince-évêque Adolphe de La Marck (1313-1344), apeuré devant les foudres populaires, vint se réfugier ici quand grondait la guerre des Awans et des Waroux.

Son successeur et neveu, Englebert de la Marck (1344-1363), pas mieux traité par le peuple, trouva à Franchimont la résidence de ses anti-cauchemars. En 1348, le château fut pris d'assaut par la populace; elle sera repoussée. En 1387, le château brûla accidentellement, semble-t-il. Arnould de Hornes, du haut de son trône, fit reconstruire la citadelle sise à 270 mètres d'altitude en renforçant le donjon sur son flanc oriental. Dès cette époque, les la Marck face aux Hornes, vont rivaliser de puissance et provoquer moult conflits, pendant plus de cent ans.

Vente aux la Marck

Pour essayer de calmer ce qui relevait d'une guerre civile permanente, Franchimont, qui appartenait depuis toujours à l'Etat liégeois, fut vendu en 1477 par Louis de Bourbon contre 4000 florins, à Guillaume de la Marck. Les visées politiques des la Marck augmentèrent sans cesse, malgré l'exécution par décapitation dudit Guillaume en juin 1485 à Maestricht. Franchimont allait ensuite connaître la paix en revenant au prince de Liège, par la volonté du nouvel évêque, Erard de la Marck, élu en 1505.

Ce dernier restaura les places fortes de Huy, Dinant, Stockheim, Curange, Seraing et le ci-devant Franchimont. Une tour de 26 mètres de diamètre vit le jour, à droite du portail actuel. On y ajouta des "moineaux" casematés aux pieds des angles vers lesquels on accède grâce à des escaliers intra-muros des plus pentus. Mais Franchimont va perdre de sa puissance militaire pour gagner en puissance juridique sous des châtelains héréditaires, à savoir les barons de Lynden, originaires de Gueldre et arrivés en principauté au début du XVIe siècle. Ils trouveront à Franchimont une première manière de gravir les échelons du pouvoir. L'autre fut de se bien marier. Le premier d'entre eux, Thierry, épousa Catherine, la fille naturelle d'Everard de la Marck, veuve d'Adrien de Fraipont. En secondes noces, Thierry convola avec la riche Marie d'Elderen. Il en vint sept enfants dont Robert, premier de son nom à être gouverneur de Franchimont, de 1578 à 1607.

Son arrière-petit-fils Ferdinand-Maximilien, premier comte d'Aspremont de Lynden, marié à la comtesse de Suys, dame de Harzé, prit la charge héréditaire de 1672 à 1687. Il vit les armées de Louis XIV démanteler partiellement Franchimont en 1676. On réparera mais la place sortit amoindrie et devint plus une prison qu'autre chose. Les Lynden trouvèrent ensuite plus de grâce à Wégimont et à Froidcourt (Stoumont), mais restèrent gouverneurs de Franchimont jusqu'à la chute de 1792. La Révolution allait consumer ce site déjà oublié par les grands de la principauté. En 1800, Franchimont avait servi de carrière de pierre. En 1808, le sieur Delrée acheta ce bien national qui passa à Joseph Gérard puis aux Desoer en 1836, puis aux comtes de Lannoy, ensuite à l'Etat belge, pour suivre par le Touring Club et enfin, depuis 1959, à la commune de Theux qui le soigne avec sagacité. Une a.s.b.l. Les Compagnons de Franchimont gère le site.

Visites très souhaitées.


SOURCES:
Philippe Farcy, Franchimont toujours sur ses gardes, Vie de Château 381, LaLibre.be 2 février 2007 http://www.lalibre.be/archives/divers/article/329762/franchimont-toujours-sur-ses-gardes.html
Patrick Hoffsummer, Nicolas Klinger, Jérôme Nagelmackers & Francis Tourneur, Le château de Franchimont, Les carnets du patrimoine n° 21, Ministère de la Région Wallonne 1997
Paul Arren, Van Kasteel naar Kasteel I,  Hobonia 1985
Patrick Hoffsummer, Etude archéologique et historique du château de Franchimont à Theux, Etudes et Recherches Archéologiques de l'Universite de Liège n° 12, 1982