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Thon a une santé de fer


Château des Forges - 5300 Thon-Samson (Andenne)



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  • © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy

  • Carte postale ancienne, ed. Ern. Thill & Nels n° 283



Officieel Naam Château des Forges
Ligging 5300 Thon-Samson (Andenne)
Bouw XVIIIe eeuw
Stijl
Architect
Huidige bewoners
Toewijzing Privéwoning
Bescherming

Laatste update : 06/01/2013

 

Le château des Forges à Thon était une résidence de maîtres métallurgistes. Le Samson coule dans le parc, venant de Goyet avant de rejoindre la Meuse.



Sur la route de Gramptinne, en quittant la Meuse à Namêche pour aller plus loin vers Goyet et Faulx-les-Tombes, on longe le Samson. C'est une jolie rivière bordée de fermes anciennes et de maisons toutes en calcaire ou presque. Jadis, les tours du château fort de Samson pointaient aux sommets des falaises. Mais le sort de cette résidence médiévale fut le même que celui de Montaigle, Crèvecoeur et d'autres places du Namurois violentées par les Français d'Henri II vers 1550-1552.

L'histoire du site qui nous occupe dans la vallée (un autre château se trouve à Thon, en hauteur, près de l'église), n'est guère très ancienne et semble ne pas descendre plus bas que celle des Raymond, maîtres de forges déjà rencontrés à Andoy et à Lesves. Les Raymond étaient d'abord installés à Profondeville au XVIIe siècle avant de s'établir aussi à Arbre, Bois-de-Villers, Rivière, Mozet et au lieu-dit de Haigneaux, quartier de Marche-les-Dames, où se trouvent les carrières Lhoist.





Douxchamps


Du fait du rôle essentiel des Raymond, le château a pris le nom de château des Forges. En 1780, on trouvait ici François-Auguste de Raymond puis en 1799 le bien devait être aux mains d'Augustin de Raymond, comme le signalait feu José Douxchamps en 2001. Pour l'heure l'histoire du site n'est point claire pour la durée du XIXe siècle. Les Raymond semblent être restés maîtres de céans, si on en croit la présence d'une pierre armoriée sur la tour ronde. Celle-ci date selon le Patrimoine monumental du début du XXe siècle. A un moment donné, sans doute au début du siècle passé, le château et son parc (il y a encore 3 ha. 50 a.) furent vendus au profit de la compagnie immobilière Bernheim. Celle-ci ne réussit pas à revendre le domaine illico et le loua à la famille du baron Ignace de Viron (1872-1954) durant la guerre 1914-1918, nous précise le baron Gabriel de Viron, son petit-cousin. Bernheim avait presque réussi à vendre le lot à une communauté religieuse française qui ne vint jamais à Thon.
 

Par la suite, mais seulement en 1932, le 14 septembre, la baronne Albert de Viron, née baronne Marie Coppens d'Eeckenbrugge, veuve depuis un an, acheta le château. A son décès survenu à Namur le 28 juin 1959, son fils Gabriel racheta le bien. Puis il le vendit aux actuels propriétaires le 9 juillet 1984, pour aller s'installer dans la ferme du domaine. Le château de deux niveaux est une importante demeure de style classique érigée en briques, en moellons de calcaire et en pierre bleue, en grande partie chaulée.

La bâtisse posée sur des caves s'étire vers le sud sur neuf travées. L'une d'elle est aveugle au rez. Une porte a sans doute été murée. On y voit des chaînages d'angle à l'Est. Les baies sont à linteaux bombés à clés. La toiture est animée de neuf lucarnes à croupes, posées à la lisière de la corniche. Le pignon oriental crénelé n'est percé que d'une seule série de quatre baies inégales, superposées, sommées par deux cheminées qui enserrent la croupette de la toiture couverte d'ardoises. La toiture est en bâtière.

Du côté de l'accès actuel au domaine bordant la route, on descend vers une façade de quatre travées au sein desquelles émerge une porte d'entrée sommée d'un linteau plat de pierre bleue. Les quatre lucarnes sont composées de pignons à degrés. Vers l'occident surgit la tour ronde engagée de trois niveaux. Le dernier niveau, en encorbellement, se distingue par une puissante lucarne à pignon crénelé, posée sur un socle. La toiture est ici en poivrière. Les éléments médiévaux seraient les derniers témoins de la présence des Raymond en ces lieux. Dans le parc non loin de la rivière se trouvent les dépendances du même esprit médiéval et deux forges sans doute plus anciennes.


Le château se voit de la rue.



SOURCES:
Philippe Farcy, Thon a une santé de fer, Vie de Château 378, LaLibre.be 12 janvier 2007 http://www.lalibre.be/archives/divers/article/325535/thon-a-une-sante-de-fer.html