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Le Charle-Albert va ressuciter


Château Charle-Albert - 1170 Watermaal-Bosvoorde (Brussel)



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Gelieve CASTLE te herschrijven hieronder:

  • Carte postale ancienne, ed. Vanderauwera & Cie, série 2, n° 28

  • Carte postale ancienne, ed. Philippe & Nels



Officieel Naam Château Charle-Albert
Ligging 1170 Watermaal-Bosvoorde (Brussel)
Bouw 1869-1887
Stijl Vlaamse neorenaissance
Architect Charle Albert
Huidige bewoners Don Luis Fidalgo
Toewijzing Privéwoning & bureaus in 2014
Bescherming

Laatste update : 04/01/2013


Tout arrive même à Bruxelles en matière de patrimoine. Un investisseur espagnol va recréer le Charle-Albert.

Après vingt-deux ans de tergiversations, de projets, de contre-projets, de combat des défenseurs du patrimoine contre la puissance de l’argent et d’autres combats pour défendre ce parc de 1,6 hectare posté à côté de l’école Saint-Hubert à Boitsfort, le domaine du château Charle-Albert va enfin sortir de l’horrible ornière dans laquelle il se trouvait.

Le château avait été construit par l’architecte Charle Albert (1821-1889) entre 1869 et 1887, comme l’écrit Linda Van Sandvoort dans le dictionnaire de l’architecture paru au Fonds Mercator. Charle Albert donna le nom de « Vlaamse Huis » à cette bâtisse qui se voulait un fer de lance de la tradition et de l’éclectisme tout en montrant que cet art total de style néorenaissance flamande pouvait parfaitement s’accommoder des dernières nouveautés du confort. Le nom flamand a disparu au fil du temps pour ne retenir que celui de l’architecte qui avait construit ceci à son propre usage.

Plus tard, le bien entra dans la famille du premier ministre van Zeeland dont la descendance le gardera intact jusqu’au début des années 1980. Le ministre y vécut de 1933 à 1973. Mais le château ne trouva pas preneur à temps. Les squatteurs profitèrent de son abandon, puis on vit passer par là les flammes ravageuses de l’incurie avec la presque bénédiction des pouvoirs publics locaux et régionaux qui n’en avaient rien à cirer d’un tel mastodonte considéré comme tant d’autres édifices éclectiques comme impur et moche. Malgré tout, la région classa la maison en août 1988 ; c’était trop tard.

A partir de 1992, le groupe immobilier Codic se pencha sur le mourant et projeta des choses incommodes pour les pouvoirs publics. En mars 2005, l’affaire semblait prendre belle tournure mais l’ajout d’un bâtiment trop profond et trop haut pour implanter des bureaux fit monter aux barricades les acharnés du patrimoine autant que la direction de l’école voisine. Codic aura tenu vingt-deux ans la barre de ce vaisseau perdu jusqu’à prendre conscience que son métier était ailleurs.

Un miracle advint en cette année 2012 car un investisseur espagnol a décidé de racheter le lot, de préserver le parc classé en partie en Natura 2000 et de reconstruire le château à l’identique. Il n’y aménagera que très peu de bureaux et en fera sa résidence bruxelloise. Il s’agit d’un habitant de Majorque Don Luis Fidalgo. Plus de 4.000.000€ sont prévus pour relever la bâtisse d'ici 2014.
80% des frais seraient soutenus par la Région de Bruxelles-Capitale.


SOURCES:
Philippe Farcy, Le Charle-Albert va ressuciter, LaLibre.be 31 mars 2012 http://www.lalibre.be/actu/bruxelles/article/729628/le-charle-albert-va-ressusciter.html
Dictionnaire de l'Architecture en Belgique de 1830 à nos jours, sous la direction de Anne van Loo, Fonds Mercator, Anvers 2003