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Somal, une perle oubliée


Château de Somal - 5377 Somme-Leuze



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  • © Philippe Farcy

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Officieel Naam Château de Somal
Ligging 5377 Somme-Leuze
Bouw XVIe eeuw
Stijl
Architect
Huidige bewoners
Toewijzing Privéwoning
Bescherming

Laatste update : 03/01/2013


Un petit fortin attend que l’on se penche sur son sort

Somal, c’est presque un lieu dit de Somme-Leuze. On y arrive par là, d’en bas ou par Maffe en venant de la plaine du Condroz. Le cadre est bucolique, les maisons éparses et charmantes quand elles sont en pierre du pays; entre quelques massifs forestiers coulent des ruisseaux. Un était sensé, jadis, protéger la bâtisse qui nous occupe d’une agression. Il s’agit de l’Eau de Somme. Vint-elle jamais avant le XXe siècle cette agression ? Car la seule que la demeure craigne de nos jours est celle du temps. Il se dit toutefois qu’une belle âme sur cet amas de pierres bien nées va se pencher avec des ailes protectrices du meilleur aloi. On y reviendra peut-être d’ici trois ans, mais en attendant c’est le Musée de la Famenne, à Marche-en-Famenne qui a organisé le samedi 28 avril 2012 une conférence de Jean Deconinck, venu en voisin du château de Baillonville. Le Musée de la Famenne est un très bel endroit du XVIIIe siècle, posé au coeur de la petite cité; il renferme de très intéressants souvenirs d’Ancien Régime, des objets d’archéologie et il mérite le détour (rue du Commerce 17, www.musee.marche.be).

L’orateur se passionne depuis longtemps pour les vieilles pierres de la région qu’il a adoptée (à moins que ce ne soit le contraire). Et cette fois, il a porté son regard sur Somal. Justice sera rendue à cet endroit de qualité. Monsieur Deconinck nous a fait part de son enthousiasme pour cette seigneurie oubliée de tous ou presque et nous disait “qu’outre les Prez puis les Vyle, Somal a connu une seule et grande famille, à savoir les Masbourg. Il y eut dix générations, pas moins, de Masbourg, comme sires de Somal. Cela fait beaucoup et ils semblent être arrivés ici vers 1500, peut-être avant car les Prez et les Vyle possédèrent ce fief entre 1300 pour les premiers et 1345 pour les seconds. Mais avant ces Prez et Vyle, il semble que la comtesse de Hainaut, Richilde en fut dame. Son fils aurait cédé Somal à l’abbaye de Saint-Hubert”.

Des Masbourg nous ne connaissons pas grand chose. La petite chapelle Saint-Christophe, datée de 1636 et postée en amont du château, renferme des pierres tombales et commémoratives. L’une d’elles est datée de 1567; c’est celle de Jean de Masbourg et de Gilette de Mathys. L’autre bien plus belle, date de 1750 et montre l’alliance de Philippe de Masbourg avec Marie Henriette de Hoen.

Jean Deconinck nous signalait deux mystères à propos de ce donjon. Le premier est inscrit sur la porte d’entrée. On y lit “Unis malgré l’envie, 1742”. Le second c’était celui du passage du flambeau entre les Masbourg et les barons de Wal, vicomtes et hauts avoués d’Anthisnes (hérité des Crisgnée), dont une branche de Baronville sera celle des seigneurs de Vyle (tout se tient, fief reçu par les Maillen).

Mais nous sommes avec les aînés, dits de Wal et de Woeste, sires de Pousseur, de Tavier (hérité des d’Anthisnes), hauts voués de Hody, sires de Wilbrouck (dans les Fourons sans doute), de Landrecourt (près de Verdun ?, hérité des Masbourg) et de Marchienne-au-Pont.

Somal n’est que rarement cité dans les sources. Il est vrai que c’est une petite maison. Philippe étant mort à 35 ans en 1750, sans enfant (comme inscrit sur la pierre), le fief fut donné au baron Guillaume de Wal, car Philippe ne voulait pas que sa parentèle hérite (cela engendra un procès réglé au début du siècle suivant à l’avantage des neveux de Philippe de Masbourg). Donc, ce dernier donna Somal à un gamin de 14 ans, né en 1736 à Anthisnes. Mais Guillaume laissa bientôt ses droits à son frère Joseph. En effet, Guillaume entra dans l’Ordre teutonique aux Vieux-Joncs en 1773. Il fit donc des voeux de pauvreté, mais pas intellectuelle. On lui doit des recherches immenses sur son ordre de chevalerie, parues entre 1784 et 1790. Guillaume de Wal sera commandeur à Ramersdorf près d’Aix-la-Chapelle (de 1794 à 1809), puis en celle de Münnerstadt en Franconie. Joseph hérita donc et il se maria avec Marie-Philippine de Haultepenne, dont le père était seigneur d’Arville.


Les deux siècles suivants nous sont inconnus, jusque samedi au moins. Le château est totalement érigé en moellons de grès. La cour est ceinturée par des éléments de ferme et des dépendances du XIXe siècle. Le bâtiment principal est de planmassé, érigé sur quatre niveaux (trois sur la cour) sous une imposante toiture

en pavillon à coyaux. Une belle tour circulaire à l’ouest accompagne le massif castral. Un mur d’enceinte et au nord une tour carrée ont été descendus de niveau. La cour repose en partie sur un sol schisteux.

On ne visite pas mais tout se voit très bien de la rue.



SOURCES:
Philippe Farcy, Somal, une perle oubliée, Vie de château 621, La Libre Belgique 26 avril 2012
Comte Baudouin d’Ursel, Henri d’Eynatten et sa famille, Le Parchemin, 57e année, n° 277, Office Généalogique et Héraldique de Belgique, janvier-février 1992