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Herzele


Kasteel van Herzele - 9550 Herzele



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  • Du vieux château de Herzele il ne reste qu’une jolie tour et un pan de murs. © Philippe Farcy

  • Le nouveau château est nettement influencé par les idées françaises du XVIIe siècle. © Philippe Farcy

  • Le fronton porte les armes des du Parc Locmaria et des van de Woestyne. © Philippe Farcy



Officieel Naam Kasteel van Herzele
Ligging 9550 Herzele
Bouw 1840; 1910
Stijl Lodewijk XIII
Architect
Huidige bewoners
Toewijzing Privéwoning; te huur voor recepties
Bescherming

Laatste update : 04/01/2013


Un château Louis XIII dans un parc anglais

Herzele est un fief récent d’une branche des comtes du Parc Locmaria (Hadelin). Mais le coeur de la maison est aussi dans l’esprit de dame Victorine, irrésistible bottin familial et donc mondain, qui vit passer en ces lieux élégiaques toute l’aristocratie du pays depuis les années trente. Victorine est la mémoire vivante de ces briques centenaires. Elle travailla ici pendant plus de soixante ans, avant de rendre son tablier et de se retirer à un kilomètre, près du moulin de feu son mari meunier.

Victorine

Victorine est un symbole. Elle réalise à plus de 80 ans la communion entre les générations et entre des individus apparemment différents mais animés du même sacerdoce. Combien de châteaux doivent-ils de vivre ainsi grâce au dévouement de leur personnel souvent venu du village? Ce sont de véritables soldats prenant leur château pour des champs de bataille. Et montant sur leurs escabeaux comme sur des chevaux, ils vont à l’assaut des carreaux sous l’oeil attentif de leurs généraux qu’ils virent parfois au berceau. Ce que l’on sait, c’est que Herzele dut beaucoup à Victorine, en ce XXe siècle. Hommage lui soit rendu, afin que jamais ne se perde son souvenir. Une fois franchie la drève, les Flandres céréalières laissent la place à un grand parc britannique du meilleur aloi, dans lequel un vaste étang fait le bonheur des bernaches et des oies. Les bosquets d’arbres immenses et les massifs de rhododendrons rythment le regard qui attend au détour d’une courbe de voir un château dont on nous louait naguère les atours. Herzele apparaît enfin, trapu et viril, beau certes, mais pas assez pour nous rendre fébrile. Nulle tour ni crénelage ne scande une bâtisse puissante parée de briques et de ciment imitant la pierre de France. Herzele offre des allures d’avant 1650. Son aspect actuel ne date pourtant que des années 1906-1913 et cette jeunesse manque évidemment d’un brin de patine.

Défense du Comté

Sur sa face principale, le bâtiment présente trois niveaux posés sur un soubassement cavé. Les étages sont séparés par des bandeaux plats sous une haute bâtière à croupe piquée de lucarnes, parfois à double baies. Sept travées, réparties de manière équilibrée autour d’un avant-corps à refends précédé d’un péristyle formant terrasse et soutenu par quatre colonnes ioniques, offrent de belles lumières aux salons. La terrasse est sommée par un fronton orné des armes du Parc-Woestyne. Les deux travées extrêmes limitées par des chaînages d’angle sont inscrites dans de larges ailes en légère avancée. Les façades latérales sont composées de trois travées. La façade sud est presque identique à celle du nord. Des dépendances de briques, datant des années 1880-1900, achèvent de donner à l’ensemble une belle allure. De quoi plaire à des amateurs désireux d’organiser des fêtes et des noces stylées.

Ancien pavillon de chasse

Avant cela, le site se limitait à un pavillon de chasse. Il avait été construit en 1840 par le baron Théophile van de Woestyne dont la première résidence locale fut l’actuelle maison communale, plantée à cinq cents mètres d’un beau « burcht » (petit château-fort), à moitié en ruine, dans le village. Ce dernier faisait jadis partie des défenses du Comté de Gand et il appartint, comme l’ensemble des terres d’Herzele, aux princes de Ligne qui le revendirent aux comtes de Lichtervelde. Ses restes sont au demeurant fort romantiques. Le baron van de Woestyne susnommé acheta Herzele en 1811. Le gendre du baron, grand-père du propriétaire actuel, arriva ici presque par hasard, ayant le choix entre Chantraine (à Buzin, près de Havelange) que lui laissait sa belle-mère Woestyne, née Liedekerke de Paihle, ou ces nombreux hectares giboyeux de Flandre orientale, autre fief antique des Liedekerke qui, historiquement, sont ici chez eux et ce jusqu’à Gavere. On notera enfin que les van de Woestyne, éteints dans les du Parc, disparurent aussi dans le sang des Villers de Waroux et Bovenistier et dans celui des Chérisey.

Le château de Herzele se loue pour diverses manifestations.

  
SOURCES:
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 1, Editions Aparté, novembre 2002 

Kasteel neo-Lodewijk XIII (ID: 8920), De Inventaris van het Bouwkundig Erfgoed, Onroerend Erfgoed https://inventaris.onroerenderfgoed.be/dibe/relict/8920
Paul Arren, Van Kasteel naar Kasteel VI,  Hobonia 1995