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Mozet, van verdedigingstoren tot familiewoning


Château de Mozet - 5340 Mozet (Gesves)



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  • Le château de Mozet ne fait pas dans la dentelle même s’il est dévolu à des jeunes filles. Mais le cadre boisé et valloné tempère sa rigueur. © Philippe Farcy

  • Mozet fut une place forte. © Philippe Farcy



Officieel Naam Château de Mozet
Ligging 5340 Mozet (Gesves)
Bouw XVIIe en XVIIIe eeuw; 1806; rond 1868; einde XXe eeuw
Stijl Klassiek
Architect Rond 1868: Gilbert
Huidige bewoners Association des Guides Catholiques
Toewijzing Vakantiehuis, en ontspannings- en bezinningsoord
Bescherming Niet geklasseerd goed

Laatste update : 06/01/2013


Le château-ferme allie austérité géométrique et charme bucolique.

Posé à flanc de la colline qui domine la vallée du Tronquoy, le château de Mozet profite d’une vue superbe et d’une large terrasse soutenue par un puissant mur de calcaire. La façade donnant sur le sud est comme le mur composée de moellons de calcaire bien réglés. Dans sa physionomie simple et un peu austère, Mozet ressemble au château de Jannée en plus petit. Jadis, le château était entouré d’eau ou du moins de fossés. Limitée en ses angles par deux tours carrées en léger ressaut, la demeure s’étire sur sept travées plus une travée pour chaque tour. La maison s’élève en sa face sud remodelée par l’architecte Gilbert vers 1868 sur deux niveaux inégaux posés sur un soubassement de caves à jours oblongs. La toiture en bâtière et à croupes est couverte d’ardoises et animées de sept lucarnes. Au centre de la bâtisse se trouve un perron avec son escalier en fer à cheval dont le centre permet d’accéder aux caves par une porte assortie de deux oculi circulaires.


Où est le donjon ?

La tour orientée à l’est semble plus ancienne que celle regardant à l’ouest; on y remarque en effet un appareillage moins ordonné. Des échauguettes s’y trouvaient attachées. Elles furent supprimées à la fin du XVIIIe siècle. L’accès dans les temps anciens s’effectuait, semble-t-il, par la partie nord en amont. La façade nord est cantonnée par deux tours d’angle arrondies et engagées à toiture conique octogonale et à coyaux. Cette aile s’élève sur un seul niveau percé de jours carrés à piédroits de calcaire plats et chaînés. La partie centrale est occupée par une tour-porche agrémentée d’un colombier dont le portail en plein cintre est animé de piedroits chaînés. Vers le nord, la tour-porche laisse transpirer les feuillures d’un ancien pont-levis. Six fortes lucarnes scandent la toiture; celle-ci est en pavillon et couverte d’ardoises. Les ailes de la ferme ont été remodelées par l’architecte namurois Gilbert mais elles sont certainement de l’Ancien Régime. Sur la cour, le corps de logis est plus marqué par le temps que vers son côté sud. À gauche de l’escalier qui offre deux volées affrontées, on devine le bouchage de diverses baies et l’union de deux éléments constructifs. La partie collée à la tour était sans doute l’ancien donjon que l’on voit dans les Albums de Croÿ (vers 1600) et dont la forme n’est pas sans rappeler le donjon de Wartet et surtout le donjon de Wierde. Mais elle devait être moins puissante que la tour de Royer qui se trouve dans le même village de Mozet, le long de la petite rivière. Cette tour est signalée dans un testament d’Arnould V de Mozet en 1478.


Huy, Liège puis Namur

D’après Ch. Bouvin, auteur d’une plaquette sur le château, la terre de Mozet, dépendance du comté de Huy puis de la principauté de Liège, appartenait depuis le Xe siècle à la famille de Mozet. Celle-ci conservera la maîtrise du lieu pendant près de trois siècles. Pendant ce temps, Mozet sera pris par le comté de Namur. Quand Godefroid V de Mozet, uni à Ide de Dongelbert en 1277, s’éteignit en laissant une seule fille, la ligne directe s’estompa itou. D’un prénom inconnu, elle s’allia avec Arnould Boseal de Hemricourt. Cette famille règnera ici jusqu’à la fin du XVIe siècle pendant une période de longs et durs conflits, de pillages et de calamités. Au début du XVIIe siècle, les descendants des Mozet quittèrent à jamais leur domaine. La dernière fut Jeanne Boseal de Hemricourt, dite de Mozet. Elle avait relevé la seigneurie en 1611.


Ventes forcées

En 1622 elle vendit sa maison à Marc-Antoine Du Four, un homme de Droit originaire de Nivelles. Il décédera en 1658. Dans le dessin de Remacle Le Loup, on voit bien le château comme un grand quadrilatère animé de quatre échauguettes d’angles. Du Four en fut sans doute l’édificateur. Après lui, on apprend qu’en 1709 le domaine a été saisi par la Ville de Namur et le chapitre de Saint-Aubain pour oubli de paiements de rentes. Le vilain coupable se nommait Ferdinand-Conrad baron de Haxhe, seigneur du château de Hamal, près de Tongres. Le receveur de Namur, Pierre-Lambert Posson procéda à une vente forcée qui sourit à Richard Ier de Hemricourt de Ramioul le 6 septembre 1709. Il était sire de Seron, Sart et Meeffe. En 1744, à nouveau pour des questions de dettes étalées de 1733 à 1743, les Hemricourt furent privés de leur bien.
Une vente imposée offrit Mozet au sieur Nicolas de Ghisels, greffier et notable liégeois. Les Ghisels furent les derniers sires d’Ancien Régime. Lors de la Révolution belge de 1790, le château fut occupé par les troupes et transformé en hôpital. En décembre 1792, la ferme fut dévastée par les soldats à la solde française. En 1804, le domaine fut vendu à Maurice de Le Hoye, époux de Cornélie Cogels. Ils allaient acheter ensuite le château d’Yssche (› vol. 1, p. 84). En 1868 Mozet fut cédé à Adolphe de Severin, fils d’Henri, dont la famille possédait le château de Beez, et de Joséphine de Le Hoye. Adolphe se maria avec sa parente Valérie de Severin. En 1910, cette dernière fit don de Mozet avec 7,5 hectares à l’évêché de Namur, qui le déposa dans les mains du séminaire, mais demeura dans sa maison jusqu’à son dernier souffle rendu en 1917. À la fin de la Grande Guerre Mozet, servit de sanatorium puis il fut loué dès 1922 aux barons de Roest d’Alkemade. Enfin, le 20 juillet 1964, le séminaire se défit du domaine en faveur de l’a.s.b.l. « Les Guides catholiques de Belgique ».




SOURCES:
Marc Belvaux, La famille (de) Séverin, Le Parchemin, 76e année, n° 391, Office Généalogique et Héraldique de Belgique, janvier-février 2011
Philippe Farcy, 100 châteaux de Belgique connus et méconnus, volume 3, Editions Aparté 2004