FR - NL - EN
HOME AGENDA CONTACTEER ONS FAQ VERBINDING KASTEELHEREN

Neerslachtigheid in Bevingen, de voormalige pilotenbasis


Kasteel van Bevinghem - 3800 Sint-Truiden



Contacteren

Kategorie : Informatie Business Evenementen
Voornaam
Naam
E-mail
Telefoon
Gelieve CASTLE te herschrijven hieronder:

  • Bevinghem en ses façades arrières n’est pas de la meilleure veine, mais le site compense cette faiblesse. © Philippe Farcy

  • Depuis huit ans, Bevinghem est vide et crie à l’aide. Les dépendances s’effondrent lentement. © Philippe Farcy

  • Carte postale ancienne, ed. G. Van West & Nels

  • Carte postale ancienne, ed. Papeterie Elvire Van West & Nels



Officieel Naam Kasteel van Bevinghem
Ligging 3800 Sint-Truiden
Bouw 1881
Stijl Eclectisch, Vlaamse neorenaissance
Architect
Huidige bewoners Ministère de la Défense Nationale
Toewijzing Geen: het kasteel staat leeg sinds 1996
Bescherming Niet beschermd goed

Laatste update : 03/01/2013


L’ancien mess des officiers aviateurs a le spleen.


À une enjambée de Saint-Trond, juste à côté de l’ancien aérodrome militaire de Brustem, le petit village de Bevingem abrite près de son église un sympathique château éclectique posé au sommet d’une butte. Il surplombe un grand parc sans forme, privé d’entretien. La première partie de celui-ci est animée d’un grand étang. Derrière une barrière d’arbres, on aperçoit au loin les baraquements militaires dont la plupart sont sans usage. Le château subit depuis l’an 1996 le même sort. Il est vide, totalement abandonné mais encore en bon état. Ce n’est déjà plus le cas des belles dépendances qui présentent des toitures éventrées. Personne aux armées ne sait plus de quoi il est question.



À quand une vente pour le sauver ?

Or Bevinghem existe bel et bien, bel et mal, convient-il d’écrire. À l’heure où l’Etat vend une partie de son patrimoine immobilier comme le domaine d’Argenteuil, il serait peut-être temps de penser à mettre sur le marché ce petit domaine avant qu’il ne vaille plus rien ou génère des frais de restauration ressemblant à ceux de la résidence royale de Waterloo. Depuis qu’il n’y a plus d’avions à réaction dans le coin de Brustem, nul doute que la mise en vente de ce charmant château entrainerait de belles réactions... de sauvegarde.

Vu son âge, Bevinghem a une petite histoire. Christophe de Fossa nous a permis d’identifier le commanditaire de cette demeure de qualité. Il s’agit de Jean-Henri-Paul Ulens (1816-1894), docteur en droit, bourgmestre de Saint-Trond, annobli par Léopold II en avril 1871 et fait comte pontifical à une date inconnue. Fils de Paul-Adrien et de Anne Becaers, il s’était marié à Gingelom, village voisin, avec sa cousine Marie-Louise Ulens (1829-1891). La cérémonie eut lieu le 22 août 1850. L’épousée était fille de François et de Marie-Anne Hardiques. Le couple eut deux fils et une fille (sans descendance). Le premier, Guillaume (1853-1919) fut chanoine de la cathédrale de Liège. Le second, Paul, né en 1856 vivait encore en 1898. On ne sait s’il a laissé une postérité. Les Ulens étaient et sont des notables du Limbourg depuis le XVe siècle. Ils sont originaires de Borloo, près de Rosoux, et par eux existe un lien avec le château de Grand-Jamine.


Eviter le syndrome du Mussain

Sans doute à la mort du père Ulens, le château a-t-il été vendu par ses enfants. La date reste inconnue. Il est par contre certain que l’acquéreur fut Paul Cartuyvels, fait chevalier en 1936. Né en 1872 et décédé en 1940, il était le fils de Guillaume et de Marie-Marguerite Macors. Cousin des Cartuyvels de Collaert (La Plante), il avait convolé en 1901 à Liège avec Marie-Héloïse Seny (1874-1949), fille d’Anatole et de Caroline Moxhon. Ce couple eut trois fils. Paul né en 1902 habita quelques années après les Speeckaert, qui le lui avaient vendu, au château du Mussain à Saintes. C’est ce Paul qui détruisit le Mussain après la Seconde Guerre mondiale. Il commit cet irréparrable geste vers 1946 ou 1947 « afin d’étendre son exploitation de pommes et de poires et les briques servirent pour consolider les chemins ! », selon plusieurs sources locales. Mais son épouse de nous dire que « le château était d’un inconfort complet hormis une cage d’escalier digne de Belœil. Il n’y avait qu’un wc pour vingt chambres et la première nuit, nous l’avons passée à poser des seaux dans les greniers percés ». C’est dans les dépendances du Mussain que vécut la famille du marquis (Wauthier) d’Assche (Devis). Paul Cartuyvels eut encore deux frères prénommés Henri (°1903) et Pierre (°1905), morts sans hoirs à des dates inconnues y compris de leur belle-sœur. Après 1945, le château de Bevinghem fut vendu par les trois frères Cartuyvels à l’État qui y installa rapidement le mess des officiers aviateurs. Il en fut ainsi jusqu’à la fermeture de la base en 1996.



Architecture sobre

Le château est totalement érigé en briques sur un soubassement percé de jours oblongs. Il est peint en blanc. Ses garnitures, essentiellement des chaînages et des bandeaux, qui donnent pas mal de rythme à l’élévation, sont en pierre calcaire. On les retrouve aux arêtes, aux encadrements des baies et aux séparations de niveaux via des bandeaux plats ou moulurés et à des appuis de fenêtres. La demeure monte sur deux niveaux et demi sous une bâtière en pavillon ornée de deux lucarnes éclectiques. L’accès à la maison s’effectue en gravissant les marches d’une terrasse en piteux état.

Nous sommes sur la face nord; elle regarde vers l’étang. La porte d’entrée se trouve à gauche, vers l’est. Plus à gauche encore et en fort retrait, se trouve une tour carrée à pans coupés, engagée et de quatre niveaux. Elle relie le corps central avec une travée latérale aveugle animée de fausses baies et d’un chaînage d’angle. Sa haute toiture brisée est octogonale et se termine par une terrasse protégée par un superbe garde-corps en fer forgé. Sur la face ouest, on trouve le même dispositif sans une seconde tour; ceci évite une symétrie qui aurait alourdi la composition. La face donnant vers l’est est longue de deux travées et grimpe sur deux niveaux et demi. Vers le sud, on a érigé une aile supplémentaire qui offre deux niveaux et une seule travée sur chacun de ses trois côtés, sous un toit plat. Au sud la petite aile précitée surgit assez maladroitement contre les trois travées du corps central, égales à celles de la face nord. La partie regardant à l’ouest se compose de quatre travées dont celle du sud est aveugle. Les trois autres sont en fort ressaut et celle du milieu qui compte trois niveaux est légèrement exhaussée.


Visites interdites. Territoire militaire.



SOURCES:
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 3, Editions Aparté, novembre 2004