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Nieuwenhoven, schitterend oord van de Truidense abten


Kasteel Nieuwenhoven - 3800 Sint-Truiden



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  • À Melveren, le château est inscrit dans un site remarquable. © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy

  • Le château vu dans la cour d’honneur puis dans le parc a l’air d’être du XVIIIe siècle finissant. Il est en fait récent et il fait oublier une sublime folie de style Tudor qui a brûlé en 1932. © Philippe Farcy



Officieel Naam Kasteel Nieuwenhoven
Ligging 3800 Sint-Truiden
Bouw XVIIIe eeuw; 1870; 1950
Stijl Klassiek Lodewijk XV, eclectisch (1870)
Architect Onbekend; Isidore Gérard; Govaerts
Huidige bewoners Kasteel Nieuwenhoven
Toewijzing Ecologische gemeenschap
Bescherming Niet-beschermd goed

Laatste update : 02/04/2012


Au XIXe siècle, une folie néo-gothique avait remplacé une demeure néo-classique.


À Melveren, non loin de Saint-Trond, le château de Nieuwenhoven et sa ferme traversent le temps avec une bonhomie enviable. L’ensemble s’illustre par la volumétrie impressionnante et la grande beauté de ses divers bâtiments. La ferme en carré est constituée d’une énorme grange et de diverses ailes d’un très bel aspect. Elle semble défendre le château. On accède à la maison après avoir franchi un châtelet exhaussé dans l’alignement de la grange. Ses pignons sont à crénelages et les arêtes sont décorées de chaînages sans doute en pierre de Gobertange. Une fois passé le porche et son arc surbaissé, s’offrent deux possibilités.



Arc crénelé

À droite, une légère pente mène vers la cour de la ferme parfaitement tenue. À gauche, en passant sous un autre arc crénelé, on pénètre dans la cour presque fermée du château. L’aile de gauche, anciennement à usage de communs, est devenue une résidence montant sur deux niveaux et élancée sur quatorze travées. L’aile de droite, souvenir des années 1870 sert de remise à voitures. En face se tient le château limité à ses bords par deux tours. L’une est carrée et grimpe sur trois niveaux sous une toiture à coyaux en pavillon. L’autre est octogonale et protégée par une toiture à huit pans. Elle s’élève elle aussi sur trois niveaux. On la voit si peu engagée que l’architecte ajouta un édicule suspendu pour faciliter le lien entre l’aile principale et la tour.



Merveille Tudor

Tout ceci semble sorti du temps de Velbrück mais il n’en est rien. En effet, il s’est produit en ces lieux un drame qui prive le pays d’une des plus extravagantes constructions de style Tudor (néogothique anglais). Seule la famille de Moffarts conserve en souvenir et sous forme de très rares cartes postales le reflet de cette folie. Ce château avait été construit sur les dessins de l’architecte Isidore Gérard (Lobbes 1819 - Hasselt 1881; il travailla ensuite pour la ville de Hasselt, les églises de Zepperen, Dison et Zoutleeuw...).

Mais la demeure brûla le 31 janvier 1932. Un pont tout aussi magnifique existait vers le sud et servait d’accès principal; il a été détruit stupidement après le drame. Ses sculptures sont conservées à Saint-Trond. Le château actuel a été aménagé par l’architecte Govaerts en 1950 en suivant un dessin ancien de ce qu’avait été le premier château construit sous l’abbatiat de Joseph van Herck (1751-1780), abbé de Saint-Trond. La famille reconstruisit alors sur la cour une aile de neuf travées non homogènes. On constate en effet que les baies de gauche sont au nombre de trois par travée – sur deux niveaux et demi – et qu’il n’y en a que deux par travées à droite, sur deux niveaux. Cette irrégularité ne nuit pourtant pas à l’harmonie de la construction de briques et de pierre bleue. En regardant vers le parc et les trois étangs, la façade présente dix travées organisées autour d’un avant-corps central agrémenté de deux hautes baies en plein cintre sommées d’un fronton percé d’un oculus circulaire.



Plus vendu depuis 200 ans

Du point de vue historique, on notera que la terre de Nieuwenhoven est citée dès 1329. Elle était déjà dans les mains de l’abbaye bénédictine de Saint-Trond. Les premiers bâtiments furent érigés par l’abbé Amelius de Schoonvorts. Il y eut des aménagements vers 1520-1525 et durant le XVIIe siècle. Lors de la Révolution française, après l’acquisition par une religieuse de Huy, le domaine passa en 1804 par vente à Maximilien Niesse, époux de Jeanne Massion. La fille de ces derniers épousa Etienne-Jacques Travers, baron de Jever.

Il était à Waterloo comme général de brigade, dirigeant la 2e brigade de la 13e division (du comte de Saint-Alphonse) intégrée au sein du IVe corps d’armée de cavalerie des Armées du Nord, sous les ordres du comte Milhaud. Les Travers eurent deux filles. L’une devint baronne de Potesta. L’autre, prénommée Laure (1812-1895), mêla son existence à celle du baron (1851) Charles Whettnall (Londres 1811- Melveren 1882). Ce sont eux qui firent construire le château de style Tudor. Le domaine est amputé de 160 hectares devenus une réserve naturelle; celle-ci est à la charge de la Province du Limbourg.



Propriété strictement privée; on ne visite pas. L’ensemble castral se voit de la route.



SOURCES
:
Louise Culot, Un écovillage à Saint-Trond, LaLibre.be 4 août 2011  http://www.lalibre.be/archives/divers/article/677057/un-ecovillage-a-saint-trond.html
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 3, Editions Aparté, novembre 2004 
Paul Arren, Van Kasteel naar Kasteel X,  Hobonia 2003