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Fontaine, op jou verlaat ik me graag


Château de Fontaine - 5363 Emptinne (Hamois)



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  • © Philippe Farcy

  • Bois ondulants, pelouses planes et arbres arrondis viennent contraster avec les lignes droites de la demeure. Le château est précédé par une aile de communs et un porche surbaissé. © Philippe Farcy

  • La façade sud de Fontaine est d’une rigueur parfaite. Couverte d’ardoises, la maison joue sur les contrastes colorés. © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy



Officieel Naam Château de Fontaine
Ligging 5363 Emptinne (Hamois)
Bouw XVIIIe eeuw
Stijl Klassiek
Architect
Huidige bewoners
Toewijzing Privéwoning
Bescherming Niet-beschermd goed

Laatste update : 07/06/2012


À Emptinne, près de Ciney, une maison de plaisance du XVIIIe siècle embellit la vallée.


Le site est parfait, ou presque. On pourrait juste lui reprocher la proximité parfois bruyante de la route reliant Philippeville à Liège, via Ciney et Havelange et la non moins triste perte d’une vue immense par l’élargissement de la Nationale 4. Le château de Fontaine posé au fond de son vallon appartient à l’entité de Emptinne. Nous sommes au coeur du Condroz namurois, dans une ancienne terre liégeoise, érigée en seigneurie hautaine en 1683 en faveur de Ferdinand, comte de Merode. Ferdinand, seigneur de Fontaine, était le fils de Jean et de Maximilienne de Groesbeeck. Il naquit à une date inconnue et mourut en 1684. Il était par ailleurs seigneur de Gotzenhofen, Harduemont, Jehay, Mheer, Aelst, Outgaerde, Masacker, Mureau etc. Il fut grand-mayeur de Liège. Il avait épousé à Montaigu le 27 février 1661, Marie-Madeleine de Merode-Westerloo (1637-1717), fille de Florent et de Anne von Bronchorst-Batenburg-Steyn. Veuve, madame se remaria avec Théodore-Ferdinand de Waha-Baillonville. Les Merode-Merode eurent trois enfants. Leur fils François-Egon mourut célibataire en 1685 à l’âge de 18 ans. Catherine épousa Maximilien-François de Merode, seigneur de Nalines. Wilhelmine épousa d’abord Jean-Joseph comte de Groesbeeck puis Engelbert-Frédéric, comte de Bryas (Morialmé), et enfin don Tommaso de Gaetano d’Aragon. On ne sait comment la seigneurie changea de mains par la suite au XVIIIe siècle.


Double complexe castral

Au début du XVIIe siècle, seul le château-ferme fortifié existait. A présent, il se limite à une tour porche datée 1626 où se trouvait le pont-levis dont témoignent encore les feuillures de rabattement du tablier du pont et les glissières de l’étage. Cette tour carrée est incluse dans le logis construit en L et en moellons de calcaire. Il se poursuit par une autre tour d’angle, circulaire et partiellement engagée. Elle est sommée d’une poivrière posée sur une frise dentée sur denticules. Le bâtiment qui nous occupe principalement est un édifice d’esprit Louis XV, aux lignes très classiques, précédé par un large étang. Quoique plus jeune, sa disposition actuelle en fait presque oublier le complexe général dans lequel il s’inscrit. En son fronton central, côté cour, on lit la date de 1768. La cour est centrée sur un bassin circulaire et limitée par une grille qui joint le porche d’entrée aux dépendances du XVIIIe siècle. Du côté du jardin orienté à l’ouest, trônent les armes des Montpellier et des Pierpont.


Titre

Ensuite, le domaine où coule le Wachenne avant qu’il ne se jette dans le Bocq, passa aux barons de Gerlache qui le possédèrent pendant le XIXe siècle. A l’aube du XXe siècle, la propriété fut laissée en héritage par Léopoldine de Rosée, baronne Constantin de Gerlache, sa tante et sa marraine, à madame Joseph Montens d’Oosterwyck, née Marie, baronne de Jacquier de Rosée. Léopoldine était la bru du baron de Gerlache, président du Congrès National et premier président de la Chambre des Représentants. Dans le courant des années 1995-1996, le domaine fut vendu à Guy-Roland de Moor. Les façades du château ont conservé leur aspect ancien. Les moellons sont chaulés d’un jaune léger sur la cour tandis que l’élévation sud-ouest bénéficie de la belle sobriété d’une couverture d’ardoises dont le gris est juste rythmé par la blancheur des volets heureusement préservés. Fontaine est un immeuble rectiligne à double corps, posé sur un soubassement de caves au-dessus desquelles prennent place deux niveaux et demi d’habitation. Les deux premiers niveaux sont scandés par seize travées (2 x 8). Elles ceinturent les trois travées supplémentaires du centre. Celles-ci sont placées sous le fronton et limitées par des pilastres à refends. Les baies inférieures comportent chacune un linteau bombé à clé, posé sur des montants harpés. Au quatrième niveau, les fenêtres adoptent un parti presque carré et sont moins nombreuses. On remarquera encore la corniche de pierre; elle est en quart-de-rond sous une bâtière à croupettes et coyau couverte de fausses ardoises. Deux petites lucarnes à penne donnent une lumière limitée au grenier. Le château-ferme situé juste à côté appartient depuis 1984 à Oscar Dawans.


SOURCES:
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 1, Editions Aparté, novembre 2002 
Marc Belvaux, La famille (de) Noust dans le comté de Namur, Le Parchemin, 69e année, n° 349, Office Généalogique et Héraldique de Belgique, janvier-février 2004



HOMONYMIES:

Château Fontaine, 3200 Aarschot (anciennement: Aerschot)
Château de Fontaine, 5520 Anthée
Château Fontaine ou Château du Wyngaert, 1190 Forest (Bruxelles)
Château Fontaine, 3120 Tremelo