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Male, een gebedsoord


Kasteel Male - 8310 Sint-Kruis (Brugge)



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  • Jadis forteresse de princes royaux, Male sert désormais les princes célestes © Philippe Farcy

  • Reconstruit dans la seconde moitié du XXe siècle, Male a retrouvé son caractère imprenable © Philippe Farcy



Officieel Naam Kasteel Male
Ligging 8310 Sint-Kruis (Brugge)
Bouw XIIIe eeuw; XXe eeuw
Stijl Gotiek
Architect 1952-1972: Arthur Degeyter
Huidige bewoners Zusters Augustinessen van St. Trudo v.z.w.
Toewijzing Abdij & verpleeghuis
Bescherming Beschermd

Laatste update : 03/01/2013


Aux sources de la puissance franco-flamande



Avec ses tours d’angle qui s’élèvent vers les cieux comme des piques-cierges, Male affronte l’avenir avec la sereine confiance qui sied aux gens de prières.
Ses religieuses appartiennent à l’Ordre augustinien de Saint-Trond. Abbé en 693, saint Trond, fonda deux monastères. L’un à Bruges et l’autre dans la ville qui prit son nom, quand elle n’était pas encore liégeoise mais partie du comté de Looz. Dans les corridors longs et plats comme des canaux, passant de salle en salle, de la chapelle au cloître, des chambrées aux cuisines, les religieuses semblent glisser sur le sol.



Maison princière

L’énorme vaisseau qui les protège leur convient bien. A la défense des intérêts économiques et politiques que représentait cette demeure quand elle était princière au Moyen Âge, se superposent à présent le silence des prières, la force de la Foi et les chants grégoriens. Le contraste est fort parce que la conviction de ces âmes est souveraine comme le fut cette Cour des comtes, en leurs terres flandriennes.

Au XIIe siècle, Male était donc aux mains des comtes de Flandre, issus de la Maison d’Alsace. Le château, construit par Philippe, fut détruit plusieurs fois, notamment lors des « Matines brugeoises », sous l’impulsion de Jean Breydel et de Pierre de Coninck. Les bâtiments furent relevés par Louis II de Nevers, comte de Flandre. Il était marié depuis 1320 à Marguerite de France, fille du roi Philippe V. En 1330, y naquit leur fils, Louis III de Male. En 1347, ce Louis épousa la fille du duc de Brabant et en 1350, leur fille Marguerite vit ici le jour. Elle épousa d’abord Philippe Ier, duc de Bourgogne (1345-1361), puis un autre membre de la famille ducale, Philippe II le Hardi, duc de Bourgogne en 1363 et frère du roi Charles V dit « le Sage ».

Autour de Marguerite, pièce centrale d’un puzzle géopolitique, se crée la seconde Maison de Bourgogne. Male était au centre des préoccupations de la monarchie française. Cela n’eut pas l’heur de plaire à tout le monde, on s’en doute. Les Gantois mettront Male à mal en 1398, puis encore en 1453. Deux fois réédifié, le château reçut Charles le Téméraire et sa troisième épouse, Marguerite d’York, en 1468. Charles-Quint y fut intronisé comte de Flandre en 1515. En 1525, le domaine quitta la Couronne. Il fut vendu au baron Jehan Lopez Gallo. Des huit tours qui le gonflaient d’orgueil, le château en fut réduit à trois. La physionomie du bâtiment allait encore changer quand le mayeur de Bruges, François Claseman, prit possession de ce bien illustre en 1710. On lui doit les aménagements délicats et gracieux qui pimentent la vue du cloître actuel. La tour centrale, énorme, y débute par un élégant portail Louis XV.

Le château passa ensuite aux Carnin de Staden, puis aux Lannoy, puis aux Lemarre pour aboutir en 1920 dans les mains des barons Gillès de Pélichy, descendants des Lopez Gallo.



Reconstruction récente

Pillé pendant la dernière Guerre mondiale, il ne restait que des ruines de ce château imposant. Les débris furent alors cédés en 1952 aux religieuses qui vinrent d’Oleghem. Vingt années de travaux furent entrepris sous la direction de l’architecte Arthur Degeyter. Cinq tours furent reconstruites et une chapelle fut érigée dans l’aile occidentale. Comme on le voit, le château est entouré d’eau sur sa totalité. On y accède par un pont dormant d’une seule arche et en empruntant un passage couvert placé sous un arc brisé. La tour d’accès en ressaut se compose de trois travées et de cinq niveaux sommés d’une terrasse couverte d’un toit pyramidal. Il faut ajouter quinze autres travées dans l’alignement de la façade. Celle-ci est composée de deux ailes butant sur deux tours de largeurs inégales. Les tours grimpent sur cinq niveaux tandis que les ailes n’en comptent que quatre, soubassement de caves compris. Les briques sont apparentes sur ce flanc mais pas sur l’aile d’équerre orientée à l’est où elles sont peintes. Là, les bâtiments ont conservé leur allure du XVIIIe siècle. 





SOURCES
Baudouin D’hoore, Iconographie de la famille Gillès de Pélichy et des principales familles ascendantes, Recueil de l’Office Généalogique et Héraldique de Belgique LXIV 2012

Baudouin de la Kethulle de Ryhove, Le baron Charles Gillès de Pélichy : Un humaniste chrétien du XXe siècle, Le Parchemin, 71e année, n° 361, Office Généalogique et Héraldique de Belgique, janvier-février 2006
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 1, Editions Aparté, novembre 2002 
Abdij Sint-Trudo van de kanunnikessen-augustinessen van de orde van het Heilig Graf (ID: 77461), De Inventaris van het Bouwkundig Erfgoed, Onroerend Erfgoed https://inventaris.onroerenderfgoed.be/dibe/relict/77461
Paul Arren, Van Kasteel naar Kasteel V,  Hobonia 1993
Chevalier Xavier de Ghellinck Vaernewyck, Propos généalogiques autour de nos beaux objets armoriés, Le Parchemin, n° 188, Office Généalogique et Héraldique de Belgique, mars-avril 1977