FR - NL - EN
HOME AGENDA CONTACTEER ONS FAQ VERBINDING KASTEELHEREN

Warnant-Dreye, de onoverwinnelijke kracht van de aarde


Château d'Oultremont - 4530 Warnant-Dreye (Villers-le-Bouillet)



Contacteren

Kategorie : Informatie Business Evenementen
Voornaam
Naam
E-mail
Telefoon
Gelieve CASTLE te herschrijven hieronder:

  • © Philippe Farcy

  • La maison des maîtres sur la cour de Warnant. © Philippe Farcy

  • L’entrée au domaine près du pigeonnier et la façade arrière donnent de l’ampleur à cette propriété séculaire. © Philippe Farcy



Officieel Naam Château d'Oultremont
Ligging 4530 Warnant-Dreye (Villers-le-Bouillet)
Bouw XVIe eeuw; 1649 voor kapel; boerderij: 1667; kasteel: 1701, 1720 en 1776
Stijl Traditioneel Maas
Architect
Huidige bewoners
Toewijzing Landbouwbedrijf
Bescherming Niet beschermd

Laatste update : 04/12/2012


Le fief des Warnant n’a jamais été vendu depuis le XIIIe siècle.



Dans ce coin de Hesbaye liégeoise où coulent le Toultia et le Narméa avant qu’ils ne se jettent dans la Mehaigne, se trouve un lieu remarquable: Warnant-Dreye. Ce château-ferme imposant constitue le témoin parfait de la force invincible de la terre quand, en accord avec son temps, elle fournit récoltes et prospérité. Cela fait des siècles que cela dure et l’histoire n’est pas finie. Jacques Verstraeten a récemment écrit avec passion l’histoire de son village et du château qui en fait la gloire.



Fief des Warnant


La première mention du village remonte à 1137 et on y rencontre pour la première fois les seigneurs de Warnant, dont les pouvoirs et les droits sont dépendants du comté de Moha. Celui-ci sera rattaché à la principauté de Liège en 1225. Un premier château existait au cœur du village, non loin de l’église Saint-Remi. Mais il sera détruit au XIVe siècle ce qui amena le seigneur à poser ses effets outre le village sur un mont un peu isolé. Oultremont était né ! C’était une maison forte entourée de terres mais tout Warnant n’était pas au seigneur. L’abbaye de Floreffe possédait ici deux fermes, alors que l’Ordre de Malte dirigeait, non loin de là, au lieu-dit de Chantraine, une commanderie héritée des Templiers, comme à Vaillampont.

Les Warnant déjà évoqués vont prospérer dans les environs et créer diverses branches. En 1344 le village est dirigé par Jean Faniket de Warnant qui résidait au vieux château alors que son parent Arnoud de Warnant de Ladrier demeurait dans la maison-forte d’Oultremont. En 1406, dans un document conservé au château de Warfusée, on apprend que le vieux château est décrit comme une ruine sans expliquer la cause de ce déclin. Le repli vers Oultremont s’imposa et la famille des Warnant de Ladrier voulut en prendre le nom. Ses membres le portent toujours. Depuis 1731, les d’Oultremont sont comtes du Saint-Empire par la grâce de Dieu sans doute mais surtout par la volonté de l’empereur Charles VI. Depuis le Moyen Âge, la maison n’a jamais été vendue; elle a juste changé de visage aux XVIIe et XVIIIe siècles



Superbe chapelle


Le château et sa ferme constituent deux quadrilatères accolés, précédés par la chapelle castrale et sépulcrale de 1649, en mœllons de calcaire réglés, en hors d’œuvre comme une des granges qui lui est géographiquement opposée. Le noyau le plus ancien date du XVIe siècle. Au milieu du siècle suivant, furent élevés les bâtiments de ferme. On y retrouve un agréable mélange entre l’emploi de la brique et la pierre bleue. Cette dernière intervient dans les encadrements de baies mais surtout dans les hauts soubassements de divers bâtiments. La partie du château proprement dite remonte à 1701, comme l’illustrent plusieurs dates gravées ou ancrées. Il en est ainsi de la tour-porche qui mène à la cour pavée. Cet accès charretier, défensif mais si peu, est limité par une paire de tours circulaires de quatre et trois niveaux rythmés par des bandeaux larmiers ou plats, simples ou chanfreinés sur consoles, sous des toitures en poivrière à huit pans. En face de la tour-porche se trouve l’aile d’habitation en L, longue de sept travées inégales dans sa longue partie qui se distingue par sa haute tour centrale. Elle grimpe sur trois niveaux et ses angles sont harpés de pierre calcaire. La base de la tour est ouverte par deux arcs en anse de panier qui mènent aux remises à voitures. La tour est en briques sauf du côté jardin où elle est parée de moellons, comme tout le reste de la façade. La tour est coiffée d’une toiture à la Mansart à coyaux brisée et terminée par un clocheton ajouré.


Résidence du seigneur


Dans la petite partie du L, se situe la résidence du maître de maison. C’est sans doute ici que se trouvait l’antique demeure féodale. Sa façade est constituée de pierre bleue en totalité. On y compte cinq travées. Celle du centre qui date de 1720 est en léger ressaut, chaînée et sommée d’un fronton à jour carré de remploi d’époque gothique. La porte d’entrée présente une magnifique baie d’imposte à bois ciselé comme de l’orfèvrerie rocaille. La toiture a retrouvé depuis peu ses ardoises. Les autres couvertures sont généralement en ardoises artificielles. Sur cette cour, on remarquera encore la très belle galerie couverte de sept arcades qui est dans la région une vraie rareté. On en trouve une à Frocourt et une autre à Seron.




La demeure se voit de la rue. Comme souvent dans les fermes, une meute de chiens veille.



SOURCES
:
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 3, Editions Aparté, novembre 2004