FR - NL - EN
HOME AGENDA CONTACTEER ONS FAQ VERBINDING KASTEELHEREN

De charme van het Gele Kasteel van Villers-sur-Lesse


Château de Villers-sur-Lesse - 5580 Villers-sur-Lesse (Rochefort)



Contacteren

Kategorie : Informatie Business Evenementen
Voornaam
Naam
E-mail
Telefoon
Gelieve CASTLE te herschrijven hieronder:

  • On accède à ce qui reste du château jaune par un haut pont. Entre des piliers carrés, d’élégantes grilles barrent l’accès à la cour d’honneur.

  • De l’ancien château, seule l’aile est présente encore son aspect défensif, avec sa tour ronde à encorbellement et ses gros moellons de calcaire posés à flanc de colline.



Officieel Naam Château de Villers-sur-Lesse
Ligging 5580 Villers-sur-Lesse (Rochefort)
Bouw XVIIde eeuw
Stijl Traditioneel
Architect
Huidige bewoners Donation Royale
Toewijzing Jachtrelais
Bescherming Niet-beschermd goed

Laatste update : 19/03/2016


Un rêve de capitaine d’industrie du XVIIIe siècle.


Villers est une ancienne vicomté de la principauté de Liège. De promontoires en pics rocheux, de buttes en éperons, la région se pique d’honneur à profiter de tant de châteaux. Léopold II voulut très tôt faire de cette demeure de plaisance une résidence d’été pour les futurs ducs de Brabant. Par sa position, posé presque en face du château de Ciergnon, le château jaune était un lot immanquable pour notre deuxième souverain. Villers est un fragment de la Donation Royale qui compte dans les parages près de 6.500 hectares. Villers en possède 1.640. En 1892, le roi s’en rendit maître après avoir persuadé le comte de Cunchy de le lui céder. Jadis, la terre était aux seigneurs de Celles. En 1637, Villers entra dans le patrimoine des comtes de Merode, seigneur d’Ossogne-lez-Havelange, par le mariage de la dernière des Celles, Catherine, avec Itel-Frédéric de Merode. Le château passa ensuite à un cousin, le marquis de Merode-Deinze. Avant 1733, cette branche Merode se sépara du lot par une vente en faveur de Gédéon Desandrouin, magnat du verre, du charbon et de la métallurgie dans la région de Charleroi. Gédéon épousa Marie de Condé, fille d’un maître verrier des environs de Clermont, près de Bar-le-Duc.



Maîtres verriers


Marie était une descendante des Colneti, Italiens établis à Anvers, devenus de Colnet, maîtres verriers eux aussi. Les Colnet et les Desandrouin, véritables capitaines d’industrie, furent à la base de l’expansion économique de la région du Centre, on ne le sait pas assez. Gédéon devint si riche qu’il se mua en seigneur en ses châteaux de Lodelinsart, Heppignies et Lombois. Le 14 novembre 1733, il obtint de l’empereur le titre de vicomte. Il mourra le 2 juillet 1735 dans son château de Lodelinsart. Sa pierre tombale est conservée au Musée archéologique de Charleroi. De ses dix enfants (six garçons et quatre filles), son fils Jean-Jacques (1681-1761) fut le plus entreprenant; il finira onze fois millionnaire, ce qui est gigantesque pour l’époque. Marié en secondes noces à Jourdaine Le Tirant, fille du marquis Louis de Villers, il en eut sept enfants. Jean-Jacques fonda la Compagnie des Mines d’Anzin (Valenciennes) en 1757, avec le prince de Croÿ et le marquis de Cernay, propriétaires des terres sous lesquelles Jean-Jacques, châtelain de Fresnes-sur-l’Escaut, avait trouvé la houille dès 1734.



Richissime héritière


C’est à Villers-sur-Lesse que Juliette Desandrouin, sa petite-fille, dernière de son nom, richissime héritière de ses oncles et tantes, frères et sœurs tous morts sans hoirs, se maria avec le comte Hilarion de Liedekerke Beaufort, le 24 juin 1788. Juliette était la fille de Pierre-Benoît, grand-mayeur de Namur, chambellan de S.M.I. et conseiller d’Etat. Son père avait épousé Charlotte, comtesse de Neny. Le père Neny était trésorier-général, tandis que madame de Neny était née comtesse Albertine de Wynants. Pierre-Benoît acheta en 1778 le château-ferme de Jamblinne, posté juste en face de Villers. C’est à Villers que Juliette, dame d’une grande beauté, fut enterrée en janvier 1836, tandis que son mari était inhumé à Celles, près de son château de Vêves. Les Liedekerke Beaufort devinrent seigneurs en ces lieux. Ils laissèrent Villers en héritage à Maximilienne-Ermeline qui épousa le comte de Cunchy, Alphonse-Ghislain. Gravé en 1844 par Abraham Vasse (Dieppe 1800-1859), Villers fut dessiné par Damseaux en 1872. Entre ces deux souvenirs, soit en 1857, le corps central du château disparut sous les effets d’un terrible incendie. L’aile droite a été en partie reconstruite.
Villers et ses 37 hectares de parc, outre les centaines d’hectares de bois, est à présent un délicieux endroit constitué de briques chaulées en jaune, de pierre bleue et d’ardoises. Une partie des bâtiments est construite à l’aide de moellons de calcaire. De profondes douves en défendent l’accès et un pont dormant posé sur trois arches, daté de 1826, précède une élégante grille fermant la cour entre quatre piliers de belle facture, ornés d’autant de vases en pierre taillée. Dominant la vallée, l’aile est présente encore son aspect d’ancienne forteresse. De petites baies rectangulaires à congés y alternent avec des arquebusières. On les voit sous la tour ronde en encorbellement, sommée d’une flèche octogonale. « Le château est vide et n’est utilisé en été que par des troupes scoutes. En automne, il sert de relais de chasse mais on n’y tire plus les daims que l’on ne trouvait qu’ici et chez les ducs de Fernan-Nunez à Dave », nous disait le baron Guy de Borchgrave.



On ne visite pas. Le château se voit de la rue.




SOURCES
:
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 1, Editions Aparté, novembre 2002