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Luikse enclave van Seron


Château de Seron - 5380 Forville (Fernelmont)



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  • L’aile principale de Seron est limitée par deux petites constructions en équerre. La partie gauche, en bas, était une galerie couverte.

  • Au nord-est, le logis est terminé par une tour circulaire à bandeaux.

  • L’élévation regardant au sud-ouest donne sur un petit potager.



Officieel Naam Château de Seron
Ligging 5380 Forville (Fernelmont)
Bouw Tussen 1626 en 1633
Stijl Barok maas
Architect
Huidige bewoners
Toewijzing Privéwoning
Bescherming Niet beschermd

Laatste update : 04/01/2013


Une galerie couverte comme en Italie.

Seron est une minuscule entité rattachée à la commune de Fernelmont. Hemptinne, Hanret, Forville et Meeffe la ceinturent de leurs champs, bois et prairies. Nous sommes en Hesbaye namuroise. Quand on aborde le joli château de Seron et la ferme qui le jouxte sans le toucher, tous deux construits de briques, de pierre bleue pour les encadrements des baies et de pierre calcaire utilisée pour les bandeaux, on entre de plain-pied dans une terre liégeoise. Le vieux comté de Namur ressemble, vu d’en haut, à un gruyère dans lequel la principauté possédait des dizaines d’enclaves.


Ancienne cour

La maison de Seron était une ancienne haute-cour qui régissait Forville et Meeffe. Elle est plusieurs fois datée du XVIIe siècle et particulièrement des années 1626 et 1633. Seron joue encore de son aspect liégeois par la relative modestie de ses volumes, compensée toutefois par la puissance des lignes constructives. Le manoir est posé sur un large soubassement biseauté en moellons. Il présente un aspect massif et linéaire sur deux niveaux inscrits sous une bâtière d’ardoise que seuls quelques éléments viennent atténuer. Ainsi d’une tour d’angle circulaire engagée placée au nord. On la découvre soit en descendant la belle drève de marronniers longue de 80 mètres qui mène au parking des automobiles, soit en s’arrêtant sur la route menant à Branchon, sur le pont qui surmonte le ruisseau ou rau nommé « Seron », petit affluent de la Mehaigne. Ainsi encore de ces deux ailes de retour donnant sur la cour d’entrée. L’une d’elle présente encore un pan de mur tout cabossé du XVIe siècle. Celle de droite, aux angles trop parfaits, a été remontée au XIXe. D’après Thérèse Cortembos (Ed. Vokaer, 1976), dont l’étude a été reprise par Serge Chasseur et consorts, le château n’était accessible au XVIIe siècle et jusque vers 1779, que par la cour de la ferme. La haute-cour était alors défendue par un pont-levis qui surmontait un fossé séparant les deux bâtiments. Par ailleurs, les deux constructions étaient précédées jadis par un second rang d’eau marécageuse. La dernière douve fut comblée au XIXe siècle.


Galerie

La façade ouest - sur la cour actuelle - est sans conteste la plus belle car elle a été évidée sur sa partie gauche, dès l’origine, afin d’y placer trois arcs en plein cintre derrière lesquels s’abrite une galerie.Elle date de 1633 et porte les armes de Richard I de Hemricourt de Ramioul et de son épouse Elisabeth de Royer de Bovenistier. La galerie est à présent close par des portes-fenêtres. Les galeries sont relativement rares à cette époque en région mosane. On citera celles de Harzé, de Warnant-Dreye et de Frocourt. Les baies vitrées n’altèrent en rien la lisibilité de cet ornement dynamique et protègent efficacement d’une part les décors stuqués et d’autre part un portail à bossage d’une belle facture baroque, proche de celui du château de Fernelmont. La façade sud a été remodelée en 1779 et présente un aspect plus classique et léger que le reste du vaisseau. Des éléments de l’ancien portail d’accès (via la ferme) y sont encore implantés dans les murs.


Héritages féminins

Du point de vue de l’histoire, le plus ancien seigneur connu est Ustasse de Seron, mort le 8 avril 1381. Il avait épousé Marie de Hemptinne. Leur pierre tombale - la plus ancienne de la région - est conservée dans la chapelle Saint-Laurent de Seron. Plus tard et avant 1470, vint Eustache de Seron, époux de Catherine de Juppleu, fille de Louis, seigneur de Boneffe et de Montigny et de Clause de Ranse. Suit alors un Gilles de Cerf (+1557), époux d’Isabelle de Seilles. Leur fils Jean, par ailleurs seigneur de Fontenoy épousa Josine de Berlo, fille de Jean, seigneur de Brus, Faux, Wagnée, Purnode et Busée et de Jacqueline d’Oultremont. Leur fille Catherine (+ 1574) hérita du domaine. Elle épousa Jean d’Awans de Lonchins. Sa petite-fille Marie Nollens épousa alors en secondes noces Jean de Hemricourt de Wotrange. Ces Hemricourt dits aussi de Ramioul _ issus d’une branche cadette des actuels comtes de Grunne _ demeurèrent à Seron jusqu’au XIXe siècle. Par mariage, le domaine entra dans la famille des Libioulle. Il resta entre leurs mains de 1820 à 1941 quand la dernière de la famille décéda sans hoir. L’héritier désigné fut le notaire Buchet, de Courcelles. En 1956, le lot était vendu aux fermiers Rigo-Bodson. Dès le 12 mars 1957, la commune de Fernelmont se porta propriétaire du château de Seron contre 250.000 francs pour un terrain de 1 ha 13 a. Elle en fit un centre de récréation. Paul Walh, directeur financier des Sucreries Tirlemontoises devint propriétaire contre 550.000 francs le 12 juillet 1963. Il acquit par ailleurs la ferme attenante. Les enfants Walh vendirent le bien le 20 novembre 1978 à Paul et Bernadette Héger, mais conservèrent la ferme. Les Héger firent de Seron une petite perle.



On ne visite pas.


SOURCES:
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 1, Editions Aparté, novembre 2002 
José Libois, Les châteaux de Fernelmont, Syndicat d'Initiative de Fernelmont 1992