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Vervagende trots van Wartet


Château-Ferme de Wartet - 5024 Marche-les-Dames (Gelbressée)



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  • À Wartet, les tours du Moyen Âge ont été complétées par un ensemble agricole dès la fin du XVIIe siècle © Philippe Farcy

  • Le joli porche de la ferme montre des signes de faiblesse. Il est temps de restaurer ce bel ensemble. © Philippe Farcy

  • La tour carrée, la galerie couverte et la tour ronde dissimulent la petite chapelle des Auxbrebis, Pinchart et autres Grunne © Philippe Farcy



Officieel Naam Château-Ferme de Wartet
Ligging 5024 Marche-les-Dames (Gelbressée)
Bouw 15de eeuw; 1668
Stijl Maasrenaissance
Architect
Huidige bewoners Dolomies Marche-les-Dames s.a. (Groupe Lhoist) (2014)
Toewijzing Te koop in 2014
Bescherming Beschermd op 30 juni 1982

Laatste update : 11/02/2016


Les restaurations de Wartet devraient commencer sous peu. Il y a urgence.



L’importance de ce site peut-il se mesurer à sa littérature? Sans doute. Déjà, Wartet apparaît dans les Albums de Croÿ au comté de Namur, en 1604. On y aperçoit la ravissante chapelle dédicacée à sainte Apolline, sous le cartouche « Wartee ». Elle est précédée par la tour oblongue qui existe toujours, protégée par son toit à quatre pans. Le peintre valenciennois Adrien de Montigny laissa là la première source directe de ce petit village, à la demande du duc Charles de Croÿ. Si on prend en considération les volumes du patrimoine monumental de la Belgique (Mardaga), Wartet jouirait d’un prestige hors du commun. Quatre pages et trois illustrations, pas moins, sont consacrées à ces bâtiments castraux et agricoles imbriqués, posés presque au sommet d’une colline qui domine Marche-les-Dames. Ces bâtiments assez complexes étaient le siège de la seigneurie de la Tour ou Lathour.



Marchands de cuivre

Dès 1585, on y rencontre la famille des Auxbrebis. Michel Auxbrebis avait conclu un bail à cette date avec le censier Wéron le Gros. Les Auxbrebis, Dinantais, marchands de cuivre comme les Salmier et les Goblet, étaient châtelains de Samart. C’est sans doute Guillaume d’Auxbrebis (+1668) qui posa la pierre armoriée sur la façade sud de la chapelle. En 1669, par alliance, le bien passa aux Pinchart. Il demeura dans leur descendance, atterrissant avec douceur chez les comtes de Hemricourt de Grunne. Les Grunne ont vendu le château-ferme (mais pas la chapelle de famille), à la société des « Dolomies de Gevrinnes », au début des années septante. Les Dolomies dépendent du groupe Lhoist Benelux. Tous les bâtiments de Wartet sont classés depuis le 30 juin 1982. Un jardin exceptionnellement emmuré est orné de tourelles aux angles. Il est classé comme site, ce qui ne donne pas droit à des subsides.



Chapelle ruinée, sauvée par l'Institut du Patrimoine Wallon

La chapelle à nef unique qui voisine avec un tilleul séculaire que l’on appelle dans le coin « L’Arbre des pendus » vit un enfer. Il n’y a guère encore (vers 1975), elle était protégée par son toit en bâtière couvert d’ardoises; effondré comme certains défenseurs du patrimoine, celui-ci n’abrite plus les pierres tombales et le gisant, superbes, toujours en place.
Ce sont les monuments des Pinchart et de leurs héritiers. Les Grunne vivants, tous propriétaires, regardent de très loin ce petit édifice jadis relié au château par une passerelle.

L’indivision a toujours bloqué les initiatives contre l’avenir d’un bien sans valeur fiscale et monétaire. Les comtes de Grunne voudraient en enlever les souvenirs. Mais cela leur est impossible du fait du classement. Lors de sa création, l’Institut du Patrimoine Wallon (IPW, sis alors aux Moulins de Beez) avait inscrit la chapelle sur sa liste d’urgence, en 1999. En 2002, le même IPW à qui il faut rendre grâce a entamé pour un maximum de 500.000 francs (12.394,67 euros) des travaux de préservation des murs et de protection des dalles. La toiture ne sera pas refaite. Le sol sera rétabli et le site sécurisé. C’est déjà une bonne chose.

Pour sa part, le groupe Lhoist Benelux devrait assumer sous peu la restauration du jardin emmuré. Pour le reste, nous disait le très confiant M. Marbehan de ladite société d’extraction de pierre calcaire, « les bâtiments vont être restaurés à l’extérieur. Les projets sont presque finalisés avec l’aide du bureau d’architecture Arquin, de Namur. Il s’agit de la tour ronde et de la tour oblongue (XVe s.) en moellons de calcaire, de la résidence de la famille Sohier, et des deux ailes d’étables et de granges dont une est ornée d’une belle tour-porche en briques et pierre bleue ».


Le château se voit de la rue et le berger allemand tout autant.



SOURCES
:

Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 1, Editions Aparté, novembre 2002
Le patrimoine monumental de la Belgique, Volume 5, Tome 1, sous la direction de Constant Pirlot, Ministère de la Culture Française, Namur/arrondissement de Namur A-M, Pierre Mardaga 1975
H(enry) de Pinchart, Faut-il sauver le château-ferme de Wartez et sa chapelle seigneuriale, Le Parchemin, 15e série, n° 134, Office Généalogique et Héraldique de Belgique, mars-avril 1968