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Dilbeek, prachtige neogotieke folie


Kasteel van Dilbeek - 1700 Dilbeek



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  • Le château de Dilbeek surgit du sol comme un rêve. Immense gâteau de brique, ses effets mouvementés accrochent la lumière. © Philippe Farcy

  • L’éclectisme mis en oeuvre par l’architecte Cluysenaer a souvent été flamboyant. © Philippe Farcy



Officieel Naam Kasteel van Dilbeek
Ligging 1700 Dilbeek
Bouw 1862; 1987; 1992
Stijl Tudor
Architect Jean-Pierre Cluysenaer
Huidige bewoners
Toewijzing Gemeentehuis
Bescherming Beschermd sinds 7 februari 1990

Laatste update : 30/06/2012


De l’ancien comté de Tirimont, Dilbeek demeure le plus bel éperon où foisonnent bulbes et gradins, obélisques et lanternons.

D’après Wauters, l’histoire du fief de Dilbeek commença au XIIIe siècle avec un sieur Stoutcraen. Le fonds passa ensuite aux sires de Heetvelde. Fin du XVe, l’évêque de Cambrai, Henri de Berghes, acheta ce qui était un château fort entouré d’eau, parce qu’il était proche de sa capitale politique. Le 4 juillet 1608, Guillaume de Berghes, parent du précédent, lui aussi évêque de Cambrai, vendit le territoire (Rome venait de créer l’archevêché de Malines) à Louis Clarisse. Celui-ci le perdit par l’action de ses créanciers.



Des princes lorrains

Cela permit au duc de Lorraine de s’emparer du lot et de le donner à sa fille Anne, princesse de Lillebonne. À la mort de la princesse, le château fut vendu et acheté par le frère de la défunte, le prince de Vaudemont. Brûlé vers 1695, Dilbeek passa à Louis-Alexandre Schockart fait comte de Tirimont le 31 mars 1690, puis à son fils. Le comte de Tirimont était seigneur de Gaesbeek dont dépendait juridiquement Dilbeek. En 1775, Jean-Charles Viron (1722-1799) acquit, sur Dilbeek, le pavillon de chasse du s’Gravenhuis aux marquis Arconati-Visconti. Cela marqua l’arrivée des Viron dans le village. En 1804, son fils Jean-Bernard (1764-1834), devenu premier baron de Viron en 1822, acheta le domaine du vieux château. De ce bâtiment, il subsiste une tour sur l’île de l’étang. Le troisième baron de Viron, Théodore (1823-1882), fit appel à l’architecte Jean-Pierre Cluysenaer pour édifier au sommet de la colline la maison actuelle. Elle est datée de 1862. Frantz de Viron vendit le domaine à la commune le 23 mai 1923; son frère en était le mayeur.

Ce splendide édifice est un joyau de style néogothique, dit aussi Tudor. Jean-Pierre Cluysenaer était l’architecte le plus célèbre à Bruxelles avant 1880. Sa maison personnelle se situe toujours avenue des Arts. On lui doit les Galeries Saint-Hubert et Bortier, les superbes châteaux d’Argenteuil et de Vieusart, de Romrée et celui tristement disparu des Allard à Uccle, entre autres.



Piqué, chapeauté, doré

Cette bâtisse éclectique et foisonnante de caprices décoratifs est constituée de briques et de pierre bleue. On fit usage d’un grès blond pour les chaînages et le réseau d’arcatures d’esprit roman. Le château se regarde comme un long rectangle aux deux faces principales presque identiques. Le logis central est illuminé par neuf travées sur deux niveaux. Au milieu, trois travées constituent les massifs en avancée isolés par des montants chaînés. Ils sont occupés par les portails d’entrée précédés de leurs perrons. Au troisième niveau, prennent place des tribunes auxquelles on accède par des baies accolées à arcs en plein cintre placées sous un linteau mouluré, lui aussi en plein cintre. On constate que ce corps central est terminé par des pignons à gradins (idée reprise aux faces latérales) circonscrits entre de fines tourelles hexagonales à bulbes. Le corps de logis est flanqué sur ses extrémités par quatre tours spectaculaires. Celles du côté nord, carrées et à quatre niveaux, sont piquées d’échauguettes crénelées.


Leurs toitures d’ardoises sont en pavillon et chapeautées par des lanternons aveugles carrés mansardés et terminés par des obélisques pointus comme des poignards de lustres. Au sud, les tours deviennent octogonales et comportent cinq niveaux. Enfin, les travées médianes du corps central sud sont isolées par des chaînages et sommées par des pignons à gradins, alors qu’au nord, les ailes sont planes et terminées par une paire de lucarnes à gradins. Ce château, classé le 7 février 1990, est l’un des plus grandioses de la région bruxelloise.

Ce formidable bâtiment qui comprendrait 365 fenêtres, 52 portes, 12 tours et 7 escaliers, est devenu la maison communale de Dilbeek depuis 1923. Son architecte, Jean-Pierre Cluysenaer, était le Victor Horta de son temps. Artiste moderne pétri de sources anciennes, il nous laisse un château-programme, complet et homogène, depuis ses structures portantes jusqu’aux décors et mobilier.




Visites possibles.




SOURCES
:
Dilbeek - 150 jaar kasteel de Viron, Editiepajot 19 juni 2012 http://www.editiepajot.com/regios/5/articles/26111
Philippe Farcy
Paul Arren, Van Kasteel naar Kasteel I,  Hobonia 1985

Alphonse Wauters, Histoire des Environs de Bruxelles ou description historique des localités qui formaient autrefois l'ammanie de cette ville 1855