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De stilte van Ter Deck


Kasteel Ter Deck - 3090 Overijse



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  • Vu depuis le parc, le château regarde vers la vallée et l’étang. Il a conservé intact son aspect baroque. © Philippe Farcy

  • Les dépendances offrent une harmonie délicate, à l’ombre d’un gigantesque platane. © Philippe Farcy

  • Les armes d’Edouard Joly, fait baron en 1929, ornent l’aile d’entrée du château. © Philippe Farcy



Officieel Naam Kasteel Ter Deck
Ligging 3090 Overijse
Bouw XVIIe en XXe eeuwen
Stijl Traditioneel Vlaams
Architect 1905: Paul Saintenoy
Huidige bewoners
Toewijzing Privéwoning
Bescherming Niet-beschermd goed

Laatste update : 06/01/2013


Une oasis de calme à deux pas de Bruxelles.


Dans le périmètre d’Overijse, vers Wavre, la Nationale 4 est bordée de belles propriétés. Les châteaux y sont toutefois rares. Ter Deck fait partie de ces exceptions et même les cartes routières ont oublié ce site de qualité où les seuls bruits émergent des ramures des arbres fouettés par le vent. Les actuels propriétaires sont installés ici depuis 1975. Ils achetèrent le château accompagné de cinq hectares. Les anciens maîtres de maisons gardèrent pour eux les bois étendus sur plus de quarante hectares. Ces derniers sont les descendants d’Etienne de Streel, attaché de légation à Moscou avant la Seconde Guerre mondiale et de Madame, née Marina Corvin-Kroukowska. Les Streel étaient eux-mêmes héritiers du baron Edouard Joly, premier président près la Cour d’Appel de Bruxelles.



Héritages féminins

Les Joly arrivèrent à Ter Deck au début du XXe siècle par achat. C’est à Edouard que l’on doit à Ter Deck son allure exclusivement flamande car il demanda à l’architecte Paul Saintenoy d’adapter sa maison au style traditionnel local. Grâce aux travaux de l’archiviste Wauters, on sait que les Joly furent précédés par une famille originaire d’Irlande, les O’Sullivan de Terdeck, qui nous donnèrent un chef de corps du Régiment des Guides. Ceux-ci en avaient hérité par les femmes. Le bien passa en effet, en s’éloignant de nous, des Madrid aux Heredia puis aux Taymans pour suivre chez les Brunswick-Lunebourg, Wouters, Vanderhulst, Witthem, van der Aa, etc... Wauters s’arrêta à Gertrude de Nethen. Elle édifia en 1437 une chapellenie en ce lieu. Mais le premier seigneur signalé ici est Jean de Deect, en 1312.
 
Donc, en 1905, Paul Saintenoy intervint sur ce bel ensemble de briques et de pierre calcaire. Il était architecte de réputation. On lui doit l’ancien « Old England » (Musée des Instruments de Musique) et juste à côté la grande pharmacie de la rue Ravenstein à Bruxelles. On le voit donc évoluer de l’Art nouveau au néogothique et ici au style baroque flamand. Saintenoy ajouta une aile en équerre de deux travées montant sur deux niveaux séparés par un épais bandeau-larmier.



Les bonnes grâces d’un platane majestueux

L’ensemble de cette adjonction est sommé d’un pignon à gradins, percé de deux baies à meneaux. La façade d’accès présente encore en son centre un porche couvert sous un arc en plein cintre. L’aile principale de ce vaisseau offre quatre travées étroites sous une bâtière ornée de deux lucarnes. À l’est prend place une petite chapelle, alors que la partie sud se distingue par divers décrochements dont un en faveur d’une tour engagée à trois pans à usage d’escalier. On appréciera encore la longue annexe placée derrière un majestueux platane. Elle est ornée de deux colonnes supportant trois arcs en plein cintre. Une petite tour carrée précède la dernière travée de ce bel édifice de communs. On terminera en signalant que la demeure avait été redécorée à la fin du XVIIIe siècle dans le style Louis XVI. Les ouvertures furent alors allongées tandis que meneaux et croisées passèrent à la trappe afin de mieux illuminer les salons. Enfin, ce château était jadis enduit, comme l’était Huldenberg, voisin de cinq kilomètres.


On ne visite pas. Plusieurs chiens montent la garde.





SOURCES
:
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 1, Editions Aparté, novembre 2002