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Verstarde opleving van kasteel Coloma


Kasteel Coloma - 1600 Sint-Pieters-Leeuw



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  • Après avoir tant souffert, Coloma retrouve de sa superbe. Dommage que des bureaux en gâtent l’esprit. © Philippe Farcy

  • Les dépendances jouxtent le château carré, derrière un pont à deux arches dont on regrettera les gardes-corps. © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy



Officieel Naam Kasteel Coloma
Ligging 1600 Sint-Pieters-Leeuw
Bouw Begin van XVIIe eeuw
Stijl Vlaamse barok
Architect
Huidige bewoners Dienst Toerisme van Sint-Pieters-Leeuw
Toewijzing Culturele diensten van de gemeente; park heel het jaar open voor het publiek
Bescherming

Laatste update : 04/01/2013


La froide résurrection de Coloma.

Dans le Brabant flamand, à Leeuw-Saint-Pierre, le château Coloma a retrouvé de sa superbe. Mais à quel prix? Cette maison gracieuse, carrée et piquée de quatre tours d’angle, est à nouveau solide sur ses bases et ses allées ont retrouvé une rectitude impeccable. Toutefois, si les murs furent redressés et l’intérieur réhabilité, après avoir été vidée, la demeure a perdu son âme. Ce n’est plus une maison, c’est un ensemble de bureaux, froids et austères, propres et ennuyeux par trop de fonctionnalisme, utilisé pour les services culturels municipaux.



Resté dans son jus

Il est loin le temps de la comtesse Antoinette van der Dilft de Borghvliet, fille d’Antoine et de la baronne Marie-Julie Gericke d’Herwijnen. Elle tenait son château avec justesse, lui laissant les stigmates du temps, travaillant à consolider les balafres et autres fentes causées par les intempéries, sans plus, comme on peut le voir sur des photos anciennes. Le château resta « dans son jus » jusqu’à son décès en 1947 et encore après quand il échut au comte Thierry de Limburg Stirum, son cousin.


L’entretien du château fut normal jusqu’en 1972 tant qu’il fut loué à un pensionnat privé, préparatoire pour le jury central. De 1974 à 1984, il fut loué au Ministère de la Culture Flamande qui ne l’entretint pas. Le 2 mars 1984, il fut vendu en désespoir de cause à la Communauté Flamande par le comte Christian de Limburg Stirum. Dès la vente, contre 11 millions de francs belges, Coloma et son parc de quinze hectares fut laissé à l’abandon et tomba en ruine partielle. Tout ou presque fut mérulé. Ce n’est qu’en 1986 que la commune put racheter le lot avec un parc superbement planté et une ancienne roseraie totalement recomposée depuis.



Ediles villageoises

Coloma a été restauré à partir de 1989 et a été sauvé grâce à la volonté des édiles villageoises; il faut tout de même leur rendre hommage. Mais on regrettera la gabegie de l’Etat qui obligea ensuite les autorités locales, sponsorisées par l’Etat (ce qui ajoute au comble), à dépenser 130 millions pour rétablir le château dans son apparence. Et on ne vous mentionne pas les exactions, vols et autres méfaits subis par cette demeure charmante.

Le château est totalement constitué en briques et moellons de grès pour les décors des baies et les bandeaux prolongeant les appuis de fenêtres. Il se compose de quatre faces inégales de cinq travées pour trois d’entre elles, mais de seulement trois travées pour la façade d’accès. Celle-ci est ornée d’un joli fronton à volutes. Le bâtiment monte sur trois niveaux et demi dont un pour les caves. Ces caves sont percées de petits jours carrés. Les autres baies sont à linteaux droits et à chaînages. Les tours, elles aussi chaînées aux angles, présentent parfois des baies à croisées. Le château est posé sur une terrasse entourée d’eau. Un pont dormant de trois arches dont la balustrade a été refaite dans le goût contemporain (horriblement choquant en cet endroit alors que l’on aurait dû replacer ou copier les balustres baroques) relie le château à la terre ferme.


Histoire sans heurts

Coloma a été gravé par Harrewijn. L’artiste ne montre pas les deux tours arrières et le toit carré d’aujourdhui était alors constitué de deux charpentes parallèles limitées par des pignons à gradins. Coloma a connu une histoire sans heurt, relativement courte; la tradition signale un château en ce lieu dès 1515.

Au XVIe et XVIIe siècles, le domaine appartint successivement aux van Hecke puis dès 1617 à Teresa de Arce y Ponce épouse de Antonio de Arguello. Ensuite, le domaine fut acquis par Joris Uwens puis laissé à son neveu Charles Laurin. Par mariage, il échut alors aux Varick dont une fille épousa Jean-Charles Roose, seigneur de Froidmont, de Spy, Han, Mirmont, Loupoigne, Onoz (Mielmont), Baisy et Calsteren. Il mourut en 1694. Le 20 décembre 1690, le fief avait été élevé en baronnie.

Eugénie Roose épousa le 11 juillet 1745 Charles-Vital Coloma. Mort en 1758, Charles-Vital s’en alla sans descendant. Dès lors, les Coloma, si peu présents à Leeuw-Saint-Pierre, s’effacèrent au profit de leurs cousins, comtes van der Dilft de Borghvliet.

En effet, Jean-Marie van der Dilft, né à Bruxelles le 6 août 1745, avait pour mère Rose-Alexandrine Coloma de Moriensart, fille de Jean-Pierre et de Marie-Claire de Romrée. Les van der Dilft donnèrent des ammans à Bruxelles et des mayeurs à cette cité de 1755 à 1758.

La dernière du nom (Antoinette, 1872-1947) épousa le comte Albert de Limburg Stirum (1859-1931), alors propriétaire du petit château de Zetrud-Lumay, hérité des barons Le Gillon et des comtes d’Astier.

La comtesse Antoinette van der Dilft de Borghvliet adopta le 19 octobre 1942 le comte Thierry de Limburg Stirum (1904-1968), fils d’Everard et de Louise Gericke d’Herwijnen qui était son cousin par les Gericke d’Herwijnen.


SOURCES:
Philippe Farcy