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Boelare, van mooie baronie tot bejaardentehuis


Kasteel van Boelare - 9500 Nederboelare (Geraardsbergen)



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Gelieve CASTLE te herschrijven hieronder:

  • Le château est constitué de deux ailes en équerre. L’une est du XVIIe siècle. L’autre a été affublée d’une tourelle romantique, à crénelage. © Philippe Farcy

  • La façade la plus ancienne surplombe le fossé © Philippe Farcy

  • Boelaere subit les influences française du temps de Louis XV © Philippe Farcy

  • Carte postale envoyée en 1928, ed. La Belgique Historique, coll. Merckaert, ed. & phototypie E. Desaix

  • Carte postale ancienne, ed. Broekaert-Van den Bossche



Officieel Naam Kasteel van Boelare
Ligging 9500 Nederboelare (Geraardsbergen)
Bouw XVIIe eeuw
Stijl Klassiek
Architect
Huidige bewoners Baronie van Boelare v.z.w.
Toewijzing Rusthuis
Bescherming Beschermd op 1 juli 1987

Laatste update : 03/01/2013


Un domaine où tout se veut centenaire.


Comme les arbres plantés dans le parc, les chers petits vieux de Boelaere font le siège face au sablier du temps. Ils sont comme les Krakelingen assiégés et encerclés par Walter d’Enghien.

Dans ce coin de Flandre orientale qui fut impériale au XIe siècle, il n’y a pas que le Mur de Grammont (Geraardsbergen) pour marquer les mémoires, même si l’Histoire a mis la pédale douce ici depuis des lustres. Il faut compter d’une part, la belle chapelle baroque d’Oudenberg qui évoque la basilique de Montaigu (Scherpenheuvel) près de Diest.

Ensuite, la ville possède son Mannekenpis que les Japonais --par la faute de leurs tour-opérateurs-- ignorent, alors qu’il est plus vieux que celui de Bruxelles. Et d’autre part, aux abords de la cité, se maintient avec dignité le domaine des barons de Boelare, hauts et puissants seigneurs déjà du temps de Baudouin VI de Mons (1070), comte de Flandre. Celui-ci octroya, par une charte de 1068, les libertés éternelles à la cité. Sans doute ne reste-t-il que quelques bribes de terres de l’antique baronnie de Boelare, mais le parc perpétue une tradition de grandeur où la chevalerie (Etienne de Boelare participa à la première croisade en 1095 aux cotés de Robert de Jérusalem) laissa la place à la bonhomie.


Ornements Louis XV


D’après O. Petitjean en 1934, le château fut bâti à l’emplacement d’une ancienne villa romaine. Toutefois, on ne connaît pas la date précise de la première érection d’un véritable castel en ce lieu, même si le XIe siècle semble l’époque la plus vraisemblable. L’actuelle bâtisse est le fruit de réguliers aménagements et offre les apparences du XVIIIe siècle, marqué par le style Louis XV à la sauce gantoise, notamment dans les ouvertures (portes et baies).

On arrive au château --qui ne se visite pas-- après avoir traversé la voie de chemin de fer et accédé à une très longue drève de peupliers. A mi-distance, les douves annoncent le bâtiment principal. Dans sa partie gauche, on voit un haut immeuble de trois niveaux dont un cavé, sous une bâtière d’ardoises imposante, à coyau, uniquement percée de trois ouvertures. Les deux étages d’habitation ouvrent par huit baies. A droite, le pignon à crénelage précède une aile en retrait de trois travées puis un troisième bloc d’une travée qui reprend l’alignement général. Les briques couvertes d’un vieil enduit offrent un charme évident. On entre dans l’enceinte par un petit portail. La première impression de majesté est produite par les arbres plantés jadis en bouquets. Ils sont absolument superbes; plusieurs sont classés. Une partie des anciennes écuries a été abattue naguère pour installer des chambres modernes et cette adjonction ne nuit guère au développement des communs anciens construits en un arc de cercle partiel, assez large.

Tourelle du Moyen Âge

Le château se présente en forme de L. Le bâtiment décrit plus haut reprend des dispositions identiques sur la cour d’honneur, où deux travées du rez-de-chaussée sont occupées par des portes. Par contre, l’aile de retour s’étire sur neuf travées. Celle du centre est occupée par la porte d’entrée, surmontée par un balcon et une porte-fenêtre très élégante, d’autant que l’ensemble est limité par des linteaux de pierre bleue très travaillés. La grande bâtière est ornée de trois lucarnes. A l’angle ouest, on devine une tourelle; elle daterait du Moyen Âge. Le domaine passa, après les Boelare, aux Gavere-Liedekerke, puis aux Rigaerdsvliete, puis aux comtes d’Egmont et ensuite aux princes d’Orange-Nassau. Le fils ainé de Guillaume le Taciturne vendit le bien au baron de Cassina. De là, il passa aux Murat puis fut vendu à nouveau en 1818 à M. Spitaels et aux consorts Campen, du Ry van Steelant et Biolley pour être à nouveau cédé au comte Paul de Launoit, dont les héritiers le laissèrent en 1983 aux Van Nieuwenhove-Boedt, charmants gestionnaires de ce qui est devenu une superbe maison de repos.


SOURCES:
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 1, Editions Aparté, novembre 2002.

Baronie van Boelare, in Wikipedia.