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Classicisme en grote stijl in Ardooie


Kasteel van Ardooie - 8850 Ardooie



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  • Ardoye déploie dans ses teintes éclatantes la rigueur du classicisme © Philippe Farcy



Officieel Naam Kasteel van Ardooie
Ligging 8850 Ardooie
Bouw 1776 en 1876
Stijl Klassiek Lodewijk XVI
Architect
Huidige bewoners Polaris Creative Solutions (Gys Godderis)
Toewijzing Brand marketing, communication design & advertising
Bescherming Beschermd op 21 juni 1984

Laatste update : 04/01/2013


Un domaine de grands seigneurs.


Le château d’Ardoye est perdu dans les campagnes quelque part entre Courtrai et Bruges, Tielt et Dixmude. Il est un des plus importants édifices de la Flandre occidentale par ses proportions majestueuses, ses décors raffinés à l’extérieur comme à l’intérieur et par son histoire longue de six siècles, au moins. Les sources les plus anciennes citées par De Seyn relèvent en ces lieux la seigneurie d’Ardoye. Elle se trouve dans les mains de Jacques de Lichtervelde en 1419. Il y possédait le château ancien dit « de Autviver » que Sanderus publia en 1735. Il s’agissait alors d’une demeure en L piquée d’une tour polygonale placée à l’intersection des ailes et affublée d’une jolie toiture en bulbe. Les proportions des bâtiments faisaient penser à Rumbeke. Dans la même gravure, Sanderus montre le château en ruine. Nous ne connaissons pas la cause de cette évolution tragique.



Centre de plusieurs seigneuries

Les Lichtervelde étaient entrés à Ardoye par le mariage de Roger (II) avec Jacqueline d’Assebrouck, dame de ce lieu (où on voit encore les restes du domaine des « Zeven Torentjes » : XIVe siècle et sa grange gothique) et d’Ardoye. Roger était fils de Roger (I) et de Marguerite Vande Wynckele, dame de Beernhem (Beernem). Roger III, fils du précédent, avait épousé sa parente Elisabeth de Beernhem. Leur fille Marguerite allait convoler avec Jean van Claerhout, seigneur de Pithem (Pittem), petit village distant d’une lieue de Ardoye. En 1419, on trouve à Ardoye le grand Jacques, comme on le nomme aujourd’hui dans la famille de Lichtervelde. Le comte Pierre de Lichtervelde lui a consacré une imposante monographie en 1943. Jacques était par ailleurs seigneur de Coolskamp (Koolskamp), sise au nord-ouest de Ardoye. Mais de son mariage, il n’eut que des filles. Dès lors, le domaine fut laissé aux Claerhout, à commencer par Eulard, dont Jacques fut le tuteur. Ces mêmes Claerhout par effets de dévolutions devinrent plus tard seigneurs de Lichtervelde sans en porter les nom et titre. Le bien resta dans la descendance en passant peut-être par les vicomtes de Watervliet au milieu du XVIIIe siècle.



Vente à mystère

Ensuite, la baronnie fut vendue le 11 août 1775. Par qui ? Voilà un mystère. L’acheteur fut le vicomte de Jonghe, Théodore deuxième de son prénom, fils de Théodore et d’Agnès Maelcamp. Théodore II naquit à Gand en 1747 et y décéda en 1828. Il avait épousé en 1773 Isabelle (des vicomtes) Vilain XIIII. Ce sont les ancêtres de tous les Jonghe actuels. Ils eurent deux fils.

Le premier est l’auteur de la branche aînée qui ne reprit pas Ardoye. Ce sont les descendants de la deuxième branche qui assurèrent l’avenir de la propriété. Il s’agit des enfants de Théodore, IIIe de son prénom, (1818-1853) marié à Césarine Hubert d’Humières (1822-1881). Pour la petite histoire, leur fils aîné Fernand de Jonghe avait épousé à Malines Juliette Lebrum de Miraumont de Grand-Reng, fille de Féry et de Marie-Hyacinthe Goupy (des vicomtes) de Quabeck. Les de Jonghe allaient régner sur leurs hectares jusqu’en 1982. À cette époque, ils cédèrent le château et 30 ha à Bernard Verhaegen, de Avelgem. En même temps, la province acheta des bois d’une contenance de 38 ha dont elle fit un parc public nommé « ’t Veld ». Ensuite, M. Verhaegen a revendu le château et ses 30 ha en 1993 à une société dont l’actionnaire principal est toujours résident de la demeure.




Construit en 1776

Quant à la construction de l’actuelle bâtisse, les dates portées par certains éléments intérieurs ne laissent guère de doutes. Il s’agit de 1776. Des sources évoquent les années 1780-1781. On ne sait qui fut l’architecte. L’inspiration française est manifeste. Elle fut toutefois renforcée en 1876 quand le vicomte d’alors fleurit sa bâtisse de forts élégants décors. Il ajouta les pilastres cannelés sommés de chapiteaux proches du corinthien, les frontons, les lucarnes et les différents vases et pots qui garnissent les balustrades et somment les corniches. Dès le départ semble-t-il, la maison avait été enveloppée comme à Seneffe par deux ailes de communs, cuisines et autres écuries. Ces ailes réunies comportent un niveau et demi. Elles sont caractérisées par neuf arcades en plein cintre séparées par des pilastres privés de chapiteaux.

Le corps de logis chaulé en deux tons de jaune s’étire sur sept niveaux et grimpe sur deux niveaux et demi. Ceux-ci sont posés sur un soubassement cavé percé de jours rectangulaires. À l’arrière, le dispositif est identique et le bâtiment est prolongé sur ses deux côtés par deux courtes ailes de deux travées. Le fronton avant porte les armes des Jonghe et leur devise « Deus et Honor ». À l’arrière, le fronton comporte le chiffre du constructeur JA.



On ne visite pas. Le château se voit de la route.



SOURCES:
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 2, Editions Aparté, novembre 2003

Paul Arren, Van Kasteel naar Kasteel VII, Hobonia 1997
Eug. de Seyn, Dictionnaire Historique et Géographique des Communes Belges, Etablissement Brepols, Turnhout, 3e édition non datée (après 1945)
Comte Pierre de Lichtervelde, Un grand commis des ducs de Bourgogne, Jacques de Lichtervelde, seigneur de Coolscamp, Goemaere 1943

Antonius Sanderus, Flandria Illustrata, chez De Vos 1735