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De Vlaamse gratie van Rumbeke


Kasteel van Rumbeke - 8800 Rumbeke (Roeselare)



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  • Le château de Rumbeke a retrouvé ses toitures et, du même coup, son éclat ancien. Il est un pur exemple de l’art flamand de la Renaissance, avant de subir les influences italiennes. © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy

  • Carte postale, ed. Juva



Officieel Naam Kasteel van Rumbeke
Ligging 8800 Rumbeke (Roeselare)
Bouw 1538; 1551; 1609; 1731; 1891; 1962-1965; 2003
Stijl Traditioneel
Architect Jacques Viérin (1962-1965; tuin: Simonneau (1766 tot 1774)
Huidige bewoners Fédération Belge des Exploitants d'Autocars et d'Autobus (FBAA/BAAV)
Toewijzing Plaats voor recepties & seminaries
Bescherming Beschermd op 3 juli 1942 en uitbreiding van bescherming in 1962 en in 1969

Laatste update : 04/01/2013


Retraite d’une jeune épousée peu farouche.


Dans ce que la Flandre a laissé de ses plus belles créations architecturales anciennes et typiques d’une imagination locale, Rumbeke, classé dès le 3 juillet 1942 et en 1962, apparaît sans aucun doute dans les toutes premières lignes. Il représente le seul exemple que nous avons conservé de résidence seigneuriale à la campagne où ne se trouve encore aucune influence italienne. Steenhuyse possède ce caractère mais de manière incomplet. Le site de Rumbeke est remarquable malgré quelques maisons récentes construites presque en face dont la qualité est bien piètre face à ce temple ancien. Le château de style Renaissance, construit en briques, est comme posé sur son plateau herbeux et offert à l’admiration du public qui le voit en double lorsqu’il se mire dans l’eau des douves.



Vieille légende

C’est là, d’après la légende citée par l’historiographe Nicolas Despars, que Baudouin Bras de Fer (+879), comte de Flandre, conduisit la princesse Judith, fille de Charles le Chauve, après l’avoir enlevée à Senlis. Le roi de France faillit se lancer dans une guerre mais le pape intervint et les amants se marièrent vers 870. Or, Judith, née vers 843, avait été mariée dès ses 12 ans au vieux roi d’Angleterre Etulphe, veuf et père de quatre enfants. Veuve à son tour après trois ans de mariage, elle fila l’imparfait amour (aux yeux de l’Eglise) avec son beau-fils Ethelbald. Le scandale fut grand. La jeune et fougueuse reine rompit de force et s’en retourna en France. Pas pour longtemps puisqu’elle fut enlevée aussitôt et se retrouva à Rumbeke. Nous sommes donc dans un très ancien domaine princier. Il le redeviendra grâce aux Thiennes.


Tour d’accès

Le long de la voirie en légère pente, prennent place les communs. On entre dans le domaine par une tour-porche précédée d’un pont. La tour, sommée d’une toiture mansardée sans ouverture et soutenue par deux contreforts, est percée d’un arc surbaissé de style Tudor. Face aux visiteurs, l’allée s’enfonce dans le parc public qui n’est pas très bien tenu, il faut le dire, après avoir passé sous un second porche, jumeau du premier. La tour d’accès est surtout ornée d’une superbe pierre armoriée datée 1731. Celle-ci annonce la présence en ces lieux de la famille des comtes de Thiennes. Le colombier date de 1609. L’aile se termine par la maison du gardien construite en 1891.



Trois phases de construction

À suivre Luc Devliegher, le château actuel qui fait suite à plusieurs autres a été érigé en trois phases successives dès le début du XVIe siècle par Thomas de Thiennes et Marguerite d’Harméricourt. On érigea d’abord un corps de logis en L sur deux niveaux, limité par trois pignons crénelés et piqué à l’angle est d’une haute tour. Elle débute en carré puis devient octogonale. Elle se termine par une toiture à bulbe ou piriforme. Le bulbe a été restitué en 1962-1965 par l’architecte Jacques Viérin. Puis on augmenta ces éléments d’une chapelle vers 1550 et l’on plaça à côté de l’entrée une suite de quatre tours cornières hexagonales. Les deux tours centrales cantonnent une entrée du XVIIe siècle à refends en calcaire. Une cinquième tour limite la façade ouest posée lors de l’érection de trois ailes supplémentaires venues créer comme une cour intérieure. Les baies limitées par des jambages de grès sont à croisées ou à petits-bois sans être jamais inscrites dans les façades de manière uniforme ou équilibrée. De leurs jeux, naît toutefois une évidente harmonie.



Fief des Thiennes Leyenberg de Rumbeke

Après les comtes de Flandre, Rumbeke appartint aux Wervik (1200) puis par mariages aux Nevele (1276) ce qui nous rapproche de Huysse et de Oydonck. Le bien passa ensuite aux Lichtervelde en 1330, puis aux Ghistelles en 1363 et aux seigneurs d’Antoing et de Briffeuil en 1375. En 1426, Jean d’Antoing vendit le domaine à Jean de Langemeersch ou de Longpré dont la petite-fille Marie allait épouser en 1479 Robert de Thiennes de Lombise. Les Thiennes, qui tirent leur nom d’un petit village situé à 10 km de Hazebrouck, devinrent comtes de Rumbeke en 1649. Du temps de Robert, ils étaient déjà seigneurs de Castre et de Berthene, barons de Broucq et vicomtes de Bailleul. Les Thiennes demeurèrent à Rumbeke de 1479 à 1909 quand Marie, comtesse de Thiennes Leyenburg et de Rumbeke défuncta. Fille de François et d’Astérie baronne de Draeck de Ronsele (Batenborch et Huldenberg), née en 1828, elle avait épousé le comte Thierry de Limburg Stirum (1827-1911), fils de Guillaume (1795-1889: Wemmel) et d’Albertine de Pret dont la mère était une Roose de Baisy (Zevenbergen).



Deuxième vente en 1987

La branche aînée des Limburg Stirum conserva Rumbeke jusqu’en 1987, deux ans avant la disparition du comte Guillaume (1908-1989), époux de feu la princesse Elisabeth de Ligne (1908-1998). Les Thiennes, excellente famille d’origine chevaleresque, ne sont pas issus comme on l’a dit parfois des ducs de Limbourg. À Roulers, patrie d’Albert Rodenbach, est conservé dans l’église Saints-Pierre-et-Paul le beau monument funéraire de Jacques de Thiennes (+1534) et de sa femme Catherine d’Oignies (+1545). Quant aux Limburg Stirum, ils sont d’origine immémoriale et remontent aux comtes palatins de Basse-Lorraine via les comtes de Berg. En 1226, leur ancêtre Frédéric II, comte d’Altena et d’Isenberg, fut décapité pour avoir tenté d’assassiner l’archevêque de Cologne. Son fils Dietrich reprit le comté de Limburg sur la Lahn (ou Lenne) et le transmit à son fils cadet Evrard, tandis que les Limburg-Stirum descendent de son fils aîné Jean.


Parc public (Sterrebos).



SOURCES:
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 2, Editions Aparté, novembre 2003 
Paul Arren, Van Kasteel naar Kasteel II,  Hobonia 1987
Luc Devliegher, Geklasseerde monumenten en landschappen in West-Vlaanderen, Biekorf 1961