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Dohan, een verdedigingsplaats tussen Luik en Carignan


Château de Dohan - 6836 Dohan (Bouillon)



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Gelieve CASTLE te herschrijven hieronder:

  • Le château tient beaucoup d’une grosse bâtisse. À gauche on perçoit la vallée que la demeure domine.

  • Le porche de Dohan c’est déjà un air de Lorraine.



Officieel Naam Château de Dohan
Ligging 6836 Dohan (Bouillon)
Bouw 1619; einde XVIIe eeuw en XVIIIe eeuw
Stijl Traditioneel Lotharings
Architect
Huidige bewoners
Toewijzing Privéwoning
Bescherming Beschermd op 2 september 1985, salon en grote trap inbegrepen

Laatste update : 04/01/2013


Dohan, un charmant poste de surveillance.


Posé à 20 mètres au-dessus de la Semois qui descend vers Bouillon, Dohan était une petite position à caractère stratégique pour la principauté de Liège. La demeure défendait le passage du gué sur la rivière où passait la route menant à Carignan (anciennement Ivois) puis à Stenay, en France (Lorraine). Le village est par ailleurs coupé en deux par un ruisseau qui formait jadis une division entre deux seigneuries. D’un côté, les droits relevaient de Noirefontaine où se trouve le célèbre restaurant « Le Moulin Hideux ». De l’autre, le seigneur était maître des Hayons, village en amont de Dohan.
D’après Emile Tandel, au XVIe siècle on trouvait Guillaume d’Orey, seigneur de Neufville, époux de Rose de Bernardi, comme seigneur de Dohan. Leur fille Jeanne allait épouser Claude de Mouzay, sire en partie de Naomé. À leur tour, ils eurent une fille prénommée Marguerite. Elle allait plaire à Florent Lardenois de Ville, seigneur de Vaux-Chavannes, près de Manhay, et de Sclassin, dépendant de Haut-Fays. Le château de Ville se trouve entre Hamoir et Ferrières.


Maître de forges

Florent, qui était capitaine-prévôt de Herbeumont, était maître de forges. Il fit construire dans son nouveau village d’adoption une platinerie. Le mariage fut conclu et fêté le 9 septembre 1600. Désireux d’asseoir sa fortune, Florent acheta au sieur Dolez le tiers de la seigneurie des Hayons. Ensuite de quoi il s’arrangea avec le baron Lambert d’Oyembrugge de Duras (Duras, Meldert, Thynes et Seilles) pour lui acheter ses droits sur la même seigneurie. Les Oyembrugge étaient seigneurs de Brienne, entre Les Hayons et Bellevaux, soit plus ou moins 100 hectares, en indivision avec le châtelain de Dohan. Lambert eut trois filles, sœurs sépulchrines à Bouillon. Florent acheta encore d’autres biens aux d’Oyembrugge dans les années 1630. Il devint alors pleinement seigneur de Dohan. En 1619, le nouveau seigneur fit ériger un château et une chapelle. Comme il avait une brique dans le ventre et de l’ambition, il se fit construire un nouveau château à Herbeumont qui fut détruit en 1659 quand les troupes de Louis XIV victorieuses à Montmédy se déplacèrent vers Sedan. Le couple Lardenois-Mouzay eut quatre enfants. L’aîné Guillaume épousa le 19 septembre 1639 Louise d’Orey, fille de Charles, seigneur de Laneuville (Stenay en France) et de Françoise d’Alloumont, baronne de Bolandre et de Termes (pas celui de Rossignol). Son frère Charles, seigneur de Naomé, épousa Marguerite de Waha puis Agnès des Prez de Barchon. Quant à Marguerite, elle devint châtelaine de Botassart par son mariage avec Jean de Lamock, seigneur de Botassart et de Châteaumont, famille éteinte à la Révolution française.


Liens avec la Lorraine

Le fils de Guillaume, prénommé Louis, reprit Dohan. Seigneur de Bantheville, à 20 km au sud de Stenay, et d’Aspremont, encore 15 km plus bas, il se maria avec Marie-Marguerite de Niverlée (Vierves) en 1715. Elle était fille de Jean, seigneur de Baulet (Wanfercée) et de Marie de Wal. En 1760, Conrad, vicomte de Lardinois de Ville, chevalier de Saint-Louis, vendit son domaine au gouverneur du duché de Bouillon, Jean-Louis Bodson, seigneur de Noirefontaine. Ce personnage s’en défit cinq ans plus tard en faveur de Louis Thibault, haut magistrat local, contre 33.000 livres, somme considérable. La fille d’ycelui, Barbe-Ernestine, épousa le 14 octobre 1769 un professeur d’escrime, Louis-Gaspard Duchêne de Ruville, capitaine aux armées de Louis XVI, commissaire des guerres pour la région de Sedan. Ces derniers eurent quatre enfants. Ernest fut tué à Ulm par les armées de Napoléon Ier. Deux filles s’en allèrent à Moscou, alors qu’un autre fils épousera une princesse allemande. Les von Ruville perpétuent leur nom Outre-Rhin. Mais le château avait été vendu déjà en 1795 aux Arnould. Ceux-ci conservèrent la maison jusqu’à la Révolution française. Le bien fut saisi et vendu à Gérard Laustrebourg et Jacques Arnould; Jacques acheta ensuite la part de Laustrebourg. Les Arnould étaient régisseurs des châtelains et donnaient des mayeurs à Dohan depuis le XVIe siècle. Emilie, la petite fille de Jacques Arnould, épousa Arsène Hallet et depuis la demeure est aux mains de cette honorable famille locale. Les Hallet sont issus de Jéhonville.

Aile de schiste


En 1619 existait la partie centrale du château actuel; ce corps de logis était animé de deux ou trois tours. Ruville relia l’aile sud au logis par une aile de schiste et de parement de grès calcaire très chaud. C’est aussi à lui que l’on doit le très beau portail (classé) travaillé dans la même pierre et orné des armes Ruville (glands) / Thibault (serpent).
Le château est construit en L, au fond d’une petite cour. La maison centrale érigée vers 1630 puis reconstruite après 1657 est trapue comme à Soy et monte sur deux niveaux posés sur une terrasse de schiste. Ce schiste et du calcaire jurassique ont servi à édifier les bâtiments. Les baies sont à arcs surbaissés et à encadrements plats débordants. On compte trois travées de baies à petits-bois auxquelles il faut ajouter une travée à un apenti latéral. Ensuite de quoi le L est constitué par une aile d’équerre ajoutée au XVIIIe siècle. Elle s’étire sur trois travées dont les baies sont sommées d’œils-de-boeuf. Elle se termine par un pignon aveugle en partie d’où regardent seulement deux œils-de-boeuf et une petite baie oblongue. Cette aile est poursuivie par deux édicules qui servent d’annexes. La toiture en bâtière de la maison est percée de lucarnes sur la seule partie regardant la rivière. On trouve deux autres lucarnes sur l’aile d’équerre donnant sur la cour.


Visites non autorisées. Le château se voit des différentes rues qui l’entourent.



SOURCES
:
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 3, Editions Aparté, novembre 2004