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De Drie Koningen en de Vrede van Amiens


Drie Koningen - 8730 Beernem



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  • Les Trois-Rois offrent une harmonie évidente augmentée par un dôme plus tardif mais fort bien venu © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy



Officieel Naam Drie Koningen
Ligging 8730 Beernem
Bouw 1802
Stijl Neoklassiek
Architect 1884: baron Jean-Baptiste de Bethune (kapel); einde XIXe-begin XXe eeuw: Louis Fuchs (garden)
Huidige bewoners
Toewijzing Privéwoning
Bescherming Beschermd als monument op 17 januari 1985

Laatste update : 11/01/2013


La première pierre fut posée quand France et Angleterre se partagèrent le monde.


Le lieu dit des « Trois-Rois » que l’on appelait jadis le « Meerberg », est situé presque en face du Lippensgoed. Son nom vient, paraît-il, d’un ancien relais de poste. Ce qui est plus sûr encore, c’est l’appartenance des territoires du voisinage aux religieux de l’Ordre des Carmélites déchaussés. Les affres révolutionnaires jouèrent en faveur des gens déjà nantis qui purent acheter par ventes publiques des champs, des bois et des pâtures. Les van Outryve furent de ceux-là. Et le premier acheteur privé du lot qui nous occupe fut un chanoine van Outryve. Il offrit assez rapidement ce nouveau bien à son beau-frère, le baron François-Joseph de Serret (II) (1767-1849). Il était le fils de François-Joseph (I), né en 1741 à Villers-le-Gambon. Officier au régiment Vierset commandé par le célèbre général baron de Billehé, le beau militaire vint habiter à Bruges où il épousa Marie-Jeanne (de) Willaeys, nièce d’Anne Willaeys, douairière de Pierre d’Hanins de Moerkerke (1757-1837) ce qui crée un lien avec le château de Houtain-le-Val. Leur fils précité fut commissaire d’arrondissement sous le régime français. Il épousa Marie-Thérèse van Outryve (1778-1858).

 


Célèbres salons littéraires et culturels

Après la mort du baron François-Joseph en 1849, le domaine aboutit aux Marbois de Graty. Alphonse Marbois allait vendre le bien (de sa femme) en 1858 au sieur Van den Bossche, originaire de Gand. Treize ans plus tard, le domaine revenait à la famille d’origine par l’entremise de Charles Baillieu d’Avrincourt, époux d’une d’Ydewalle. Baillieu était un royaliste français qui quitta son pays après la défaite de 1871. En 1909, les « Trois-Rois » furent repris par le chevalier André van Outryve d’Ydewalle (1873-1940) dans la descendance duquel il se trouve toujours. En effet, après André, son fils Hubert devint maître de céans. Il ne le resta que six ans car il mourut pour la Belgique en 1945. Mais il avait pris le temps d’écrire en 1944 un livre édifiant Noblesse en Flandre. Son épouse Hélène du Sart de Bouland (il faut voir le très beau monument funéraire de cette famille au Dieweg à Uccle) se remaria en 1947 au comte Charles d’Hespel dont les parents possédaient le château de la Tombe à Kain; d’autres cousins profitaient de celui de Breuze à Mourcourt (Kain). La comtesse d’Hespel fit des « Trois-Rois » un lieu culturel d’expositions, d’échanges littéraires comme on les entendait dans les salons des trois siècles précédents. La réputation des « Trois-Rois » fut très grande. Aidée par des artistes brugeois et gantois, son domaine fut fréquenté lors de très nombreux week-end par la haute société pendant plus de trente ans. On y vit la reine Elisabeth et la reine Fabiola mais aussi le prince Charles (le Régent) et tous les notables politiques et culturels des deux Flandres.


Villa plus tard agrandie

François-Joseph (II), dès 1802, fit ériger une villa néoclassique telle qu’on la voit encore ou presque. Le mot presque s’impose car à l’origine il s’agissait d’une maison à toits plats. Elle fut augmentée et embellie en 1858 puis en 1871. À cette dernière date, on la couronna d’une coupole très décorative animée de lucarnes de style Louis XV et de toiture en bâtière d’où jaillissent quelques cheminées. D’autres travaux furent effectués en 1909.

La demeure se singularise par cette coupole qui vient couronner trois travées semi-circulaires en avancée du côté de l’étang. De ce côté, la bâtisse monte sur deux niveaux inégaux assis sur un étage de caves très hautes. Les baies sont assorties de leurs volets. Une seule travée de part et d’autre de l’avancée vient allonger la façade septentrionale. Celle regardant à l’est et celle posée vers l’ouest ne comptent que trois travées. Du côté du midi, la façade se limite elle aussi à cinq travées. Le corps central est cantonné par deux ailes de deux niveaux, larges d’une travée. Elles sont en fort ressaut et sommées de fronton à oculi circulaires. La partie centrale est précédée d’un porche ouvert soutenu par quatre colonnes ioniques offrant une terrasse à l’étage supérieur. Le corps central monte sur trois niveaux sous une balustrade baroque piquée de vases couverts.

Les Serret (François-Joseph II) eurent une fille Mélanie arrachée à l’affection des siens à l’âge de dix-huit ans le 2 novembre 1817. Puis vint son frère Amable, époux de Caroline Jacob d’Ougny qui décéda en 1837 à l’âge de 39 ans. On vit ensuite Zoé, unie à Alphonse Marbois de Graty. Puis il y eut Jules qui donna l’anneau à Marie-Mathilde van Caloen et enfin Euphrosine, devenue de Man (Snelleghem) et Marie-Louise, épouse de Vrière (Zellaer). Jules de Serret et Marie-Mathilde van Caloen eurent deux fils (Polydore et Henri) et deux filles prénommées Emma (1833-1865) et Laurence (1836-1910). Elles allaient épouser successivement le chevalier Eugène van Outryve d’Ydewalle.


SOURCES:
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 4, Editions Aparté, novembre 2005 
Paul Arren, Van Kasteel naar Kasteel VI,  Hobonia 1995
(Chevalier) Hubert (van Outryve) d’Ydewalle, Noblesse en Flandre, Editions Lesigne 1944