FR - NL - EN
HOME AGENDA CONTACTEER ONS FAQ VERBINDING KASTEELHEREN

Tudor en zijn Engels uiterlijk


Kasteel Tudor - 8200 Sint-Andries (Brugge)



Contacteren

Kategorie : Informatie Business Evenementen
Voornaam
Naam
E-mail
Telefoon
Gelieve CASTLE te herschrijven hieronder:

  • Voici un des châteaux les plus récents et parmi les plus réussis dans les environs de Bruges. Tenu au bouton, il conserve toute son élégance. © Philippe Farcy

  • Un château entouré de bois et de jolies fleurs © Philippe Farcy



Officieel Naam Kasteel Tudor
Ligging 8200 Sint-Andries (Brugge)
Bouw 1902-1904
Stijl Tudor
Architect Baron Henry Kervyn de Lettenhove; aannemer: Verhaeghe Algemene Bouwonderneming (Loppem)
Huidige bewoners Kasteel Tudor
Toewijzing Restaurant en plaats voor recepties
Bescherming Beschermd op 16 december 1991

Laatste update : 07/02/2016


Tudor a failli avoir un aspect néo-gothique.


Son apparence éclectique mêlant le gothique flamboyant et le début de la Renaissance donne au château Tudor un charme délicat issu d’une élégante inspiration britannique. Le jeu des verrières qui illuminent les salons est une réussite évidente, surtout du côté du jardin superbement planté et entretenu alors que la face arrière donnant sur des bois de pins est plus austère. Tudor ne bénéficie toutefois plus de son calme originel. Depuis plusieurs décennies, le château est bordé à moins de 800 mètres par l’autoroute Bruxelles-Ostende. Il n’empêche que cet endroit est remarquable.


Liens avec Snelleghem

Nous sommes en bordure de Bruges, à Saint-André, sur les terres anciennement contrôlées par l’abbaye de Saint-André (1098-1796). La zone où le château se trouve était reprise sur les cartes anciennes comme « Het Veld ». Vendue comme bien national, elle fut achetée en 1798 pour 1 688 800 francs par le chevalier Emmanuel-Louis van Outryve d’Ydewalle (1745-1827) assisté de son beau-frère Jacques de l’Espée. Le domaine fut ensuite incorporé à différents blocs de terres et de bois tels que « Ter Heyde » et Beisbroeck où se trouve un autre château. Le nom de château Tudor fut donné à l’endroit par Cécile van der Renne de Daelenbroeck (1878-1949), fille du chevalier Amédée et de Dame Alice, baronne le Bailly de Tilleghem. Cécile venait de faire construire la bâtisse avec son mari Stanislas van Outryve d’Ydewalle (1871-1959). C’est elle qui choisit cette filiation stylistique.

Son mari aurait préféré un château comme celui tout proche de Ter Heyde, construit en 1875 par Béthune. En 1902, Stanislas d’Ydewalle avait reçu de sa grand-mère Adèle de Man quelques hectares pour arrondir son avenir familial. Adèle n’est autre que l’édificatrice du château de Snelleghem. Elle possédait plus de 2.000 ha dans les environs de Bruges. Née d’une mère d’Ydewalle, elle fit en sorte que le patrimoine resta dans sa famille de naissance.


Laissé aux filles

Le château fut construit sur les plans de leur parent, le baron Henry Kervyn de Lettenhove qui possédait le château de Coudeceucken. Les entreprises Verhaeghe de Lophem érigèrent les bâtiments qui comprennent encore de forts élégants communs. Le jeune couple donna à la nation neuf enfants dont six filles. Les garçons s’installèrent ailleurs tandis que Cécile reprenait la propriété de Ter Heyde avec son mari Jean Kervyn de Marcke ten Driessche. Anne-Marie, Marie-Louise, Elisabeth et Monique gardèrent Tudor; aucune d’elles ne se maria. Godelieve devint bénédictine au couvent de Béthanie, pendant féminin de l’abbaye de Lophem.

En 1981, la Ville de Bruges se porta acquéreuse du bien contre la somme de 67 millions de francs, emportant alors un territoire de 36 hectares. L’ouverture au public se fit en 1984 avec 4 ha supplémentaires. La cité conserva Tudor jusqu’en l’an de grâce 2.000 après avoir transformé les lieux en espaces de réceptions, fêtes diverses et séminaires. Redevenu un domaine privé à cette dernière date, le château Tudor continue à vivre au rythme des fêtes que la maîtresse de maison organise ici en même temps qu’elle veille à l’avenir du château Coudeceucken précité. La Ville de Bruges a toutefois conservé l’essentiel des terres.


Quatre éléments en retrait

Le château est constitué dans sa longueur vers le jardin de quatre éléments posés en retrait les uns par rapport aux autres. Il est totalement érigé en briques et décoré d’éléments en pierre de marne. La tour d’angle carrée monte sur trois niveaux et a été agrémentée de quatre échauguettes dans sa partie haute en encorbellement. Ces échauguettes sont à crénelages comme le pourtour de la terrasse. Les arêtes sont chaînées comme à tous les angles des différents éléments constructifs. La baie inférieure en dix parties est surmontée d’un bow-window. Vient ensuite le corps central du logis, axé sur la porte d’entrée caractérisée par un décor sculpté du meilleur effet et surmontée d’une grande verrière terminée par une frise ajourée. Cette porte est bordée par une paire de baies en anse de panier mouluré. Une seconde paire de baies anime la partie haute de l’élévation. Tout ceci donne au hall d’entrée une lumière magnifique. Plus à droite encore, un salon est précédé par un bow-window sommé d’une terrasse. La quatrième partie évoque une tour, mais elle se limite à deux niveaux et demi. L’ensemble de ces parties est couronné par une frise de crénelage.


Cartouche armorié

Dans l’axe de la porte se trouve un cartouche armorié d’Ydewalle-Daelenbroeck. Les toitures en bâtière sont couvertes d’ardoises et maintenues par une crête en plomb à motifs floraux. La partie arrière est elle aussi composée de quatre éléments montant sur deux niveaux. Le jeu des retraits et des ressauts est plus net de ce côté car l’édifice est comme doublé en épaisseur par ces éléments dont trois possèdent leur toiture indépendante.

Un jardin d’hiver moderne a été aménagé vers le nord, contre un module carré appuyé à la grande tour. Les bâtiments sont classés depuis le 16 décembre 1991.


SOURCES:

Philippe Farcy, 100 châteaux de Belgique connus et méconnus, volume 4, Editions Aparté 2005
Paul Arren, Van Kasteel naar Kasteel XI, Hobonia 2005