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Waregem, een klein kasteel in het centrum van de stad


Kasteel Casier - 8790 Waregem



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  • Waereghem possède son petit « Central Park » dans lequel se trouve une bien charmante demeure néoclassique © Philippe Farcy

  • On appréciera la délicatesse des décors de pilastres ioniques, de guirlandes et le fronton feuillagé © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy



Officieel Naam Kasteel Casier
Ligging 8790 Waregem
Bouw 1860-1870
Stijl Neoklassiek
Architect
Huidige bewoners Gemeente Waregem
Toewijzing Theesalon
Bescherming

Laatste update : 11/01/2013



Waereghem possède aussi son « Central Park ».


En plein cœur de la petite ville de Waereghem, le château Casier offre des charmes délicieux à la population locale. Celle-ci ne s’en prive pas depuis que la ville a racheté le château et ses sept hectares au baron Jean Casier en 1977 et ouvrit le parc au public dès 1982. Il faut dire que le vendeur accepta de vendre à la commune à la condition que les lieux soient accessibles à toute la population. Le vendeur était le baron Jean Casier, époux de dame Marie-Anne Desclée de Maredsous (1912-1990). Jean Casier, propriétaire du château de Nokere à Cruyshautem (Kruishoutem), avait hérité de ce château de son père le baron Gabriel (1883-1971), époux de Germaine de Schietere de Lophem (1885-1980). Quant à Gabriel, il en avait hérité de sa mère, Marie Storme (1849-1928), fille de Jules, notaire et bourgmestre de la cité et de Constance Verbrugghen. Marie avait eu une tante Nathalie Storme (1828-1896) qui épousa Félix Deruyck (1818-1884) d’origine gantoise et édificateur vers 1860-1870 de cette petite demeure de qualité. Deruyck, grand amateur de chasse à courre, était le fils non reconnu d’Egide van Larebeke (1764-1847) originaire de Bruges. Egide fut marié à Marie-Fernande Soenens (1759-1824); leurs deux enfants sont morts très jeunes. Depuis 1983, la ville de Waereghem a donné cette maison en concession pour en faire un salon de thé.

 


Bombardements

D’après le baron Jean Casier, « cette maison est sans intérêt. C’est mal bâti. C’était horrible à vivre, décoré sans raffinement et fort petit. C’est un peu mieux qu’une maison de curé et je ne vois pas en quoi c’est un château. L’appellation de château date de mon grand-père. En 1914-1918, ma grand-mère a dû fuir la ville car les bombardements étaient fréquents. Un jour une bombe est tombée sur la propriété. Ma grand-mère est alors partie en France pour se réfugier. Elle a abouti chez un architecte dont je ne me souviens plus du nom à qui elle demanda, une fois la paix revenue, de restaurer l’édifice et de lui adjoindre une aile et divers éléments que l’on voit toujours, au Midi notamment. À part cela, il n’y a rien à dire ! ». Sans doute le baron Casier a-t-il un peu raison, sauf à regarder cette bâtisse dont la façade donnant sur la rue de la Station, derrière les belles grilles et les piliers, ne manque pas d’élégance. Le corps de logis est composé de cinq travées et il pose sur un soubassement aveugle. Il monte sur deux niveaux égaux. Les baies inférieures sont en plein cintre. Celles du haut sont rectangulaires mais sommées d’entablements moulurés qui présentent des guirlandes tenues par des consoles plates.


Pilastres cannelés

Elles sont séparées par des pilastres cannelés à chapiteaux ioniques. On en compte quatre, mais point aux extrémités. Ces pilastres semblent soutenir le fronton central décoré de feuillages et percé en son centre d’un oculus circulaire. Le fronton possède une magnifique corniche à modillons que l’on retrouve aussi tout au long des façades de la demeure. La toiture est en bâtière à quatre pans. Le rez-de-chaussée est pour sa part décoré d’un passage couvert piétonnier composé de quatre colonnes circulaires. Elles soutiennent un entablement à métopes et une corniche moulurée en bois. Des bandeaux plats limitent les niveaux et courent tout le long des façades en guise d’appuis aux fenêtres. Le côté nord est aveugle et animé par deux niveaux de fausses baies, sans oublier un petit édicule de style Louis XVI qui sert de salle d’eau. Vers l’est, les deux premières baies inférieures sont précédées par un bow-window formant terrasse pour le second niveau. Cette ajoute répond à celle érigée du côté sud où l’architecte français a placé une adjonction d’un seul niveau sous une haute toiture mansardée. Trois lucarnes y occupent l’espace. Elles surmontent autant de baies au niveau inférieur.

Dans le parc, outre les bouquets d’arbres, il faut regarder les vases et les statues mais aussi la glacière et les fontaines et finir par les longues écuries, rendues très élégantes par leurs cinq portes sommées d’arcs en plein cintre rythmés par les oculis qui abritent des bustes à l’antique. 


SOURCES:
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 4, Editions Aparté, novembre 2005