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Huysse, een neoklassiek paleis op Vlaamse bodem


Lozerkasteel/Château de Lozer - 9770 Kruishoutem



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  • Bordé d’eau sur une face, la rigueur architecturale de Huysse est compensée par les bouquets d’arbres. Toutes les façades de cette demeure de prestige sont différentes

  • Huysse est un très bel et fort élégant exemple de l’influence française sur les architectes des environs de Gand, à la fin du XVIIIe siècle.



Officieel Naam Lozerkasteel/Château de Lozer
Ligging 9770 Kruishoutem
Bouw Rond 1775
Stijl Lodewijk XVI
Architect
Huidige bewoners Baron & Baronne della Faille d'Huysse
Toewijzing Bed & Breakfast, Gourmet store, Lodge
Bescherming Beschermd op 19 maart 2002

Laatste update : 06/05/2012


Huysse, terre ancestrale des della Faille.


Huise ou Huysse est aux della Faille depuis 1654. François-Albert della Faille, seigneur d’Oycke, fut fait premier baron d’Huysse le 11 février 1736. L’avant-dernière propriétaire était Agnès della Faille, dame d’honneur de la reine Elisabeth. Née en 1888, elle décéda en 1971. Elle était la fille du baron Gaëtan et de la comtesse Elisabeth Christyn de Ribaucourt. Si de Seyn ne dit rien ou presque des propriétaires passés par là avant les  dellla Faille, le marquis Olivier de Trazegnies a publié un article venu compenser le manque de repères historiques. Avant l’arrivée des ducs de Bourgogne dans la région, le bien appartenait aux de Vive, puis aux Ghistelles, aux Steelant et autres Bristele.


Morts brutales

Sous les ducs français, on y vit des Vilain avant que d’autres ne soient XIIII. Ces Vilain étaient descendants des comtes de Guines avant qu’ils ne devinssent (les Guines) princes d’Isenghien et princes de Masmines. Gudule Vilain, dame de Huise, épousa Jean III de Montmorency, fils de Jean II et de Jeanne de Fosseux, dame de Nevele. Les cadets des Montmorency devinrent ducs et s’éteignirent ensuite dans les princes de Condé. Leurs cousins flamands virent Philippe de Nevele être adopté par son beau-père, le comte régnant de Hornes.

Huise s’ajouta alors comme un domaine parmi d’autres pour ce haut et puissant seigneur qui n’eut guère le temps de profiter de ses richesses puisqu’il fut raccourci sur ordre du duc d’Albe avec qui vous savez. Le roi d’Espagne, Philippe II en profita pour saisir une partie de ses biens et offrir ceux-ci à l’aîné des comtes de Lalaing, comtes de Hoogstraeten, vicomtes d’Audenaerde. Huise demeura toutefois aux Montmorency, via Florent, baron de Montigny. Il était l’époux d’Hélène de Melun-Epinoy. Mais le gaillard subit à son tour une mort brutale, garrotté par des hommes de mauvaises mains.

Dès lors, Marie de Melun (décédée en 1634), fille de Hughes et de Yolande de Barbançon, hérita de cette terre. Marie était la plus riche héritière de son temps. Le 7 septembre 1584, elle épousait Lamoral, troisième comte de Ligne, quatrième comte de Fauquenberg. Lamoral fut le premier prince de Ligne, en 1601. Mais Lamoral (1563-1624) ne garda pas ce domaine, tout en conservant les titres de son beau-père (prince d’Epinoy, souverain de Fagnolles, marquis de Roubaix, comte de Néchin, vicomte de Gand, baron d’Antoing ...). Les van den Steen achetèrent le lot qui passa ensuite à la famille d’Andrea de Petrieu puis par succession aux du Chastel de Blangerval. Enfin, en 1654, arriva Martin della Faille, propriétaire d’une compagnie maritime, désireux sans doute de reconstituer une partie du patrimoine des Montmorency-Nevele, puisqu’il était déjà seigneur de Ooidonck.



Grâces Louis XVI

Le château actuel date de la seconde moitié du XVIIIe siècle. Il est de style Louis XVI et oppose avec une certaine grâce les briques à la pierre bleue, sans oublier les élégants cimentages qui encadrent les baies. La pierre est utilisée pour les bandeaux qui délimitent les niveaux et pour les pilastres à refends. Ceux-ci cantonnent les angles et rythment les travées. En 1893, le baron Gaëtan aménagea la bâtisse et fit remplacer la toiture. Il la piqua de beaux pots de fleurs en pierre taillée à quoi s’ajoutèrent d’élégantes lucarnes à ailerons et à clés, en plomb. La façade principale, orientée au sud, comporte trois niveaux inégaux posés sur un soubassement de moellons que l’on voit s’élever à mesure que la maison descend vers l’étang. La travée centrale est sommée d’un fronton surbaissé qui domine une paire d’occuli ouvragés, séparant les armes des della Faille et des Ribaucourt. Comme les autres éléments de cette ample façade, cette travée est placée sous une large corniche à modillons qui tourne sur la totalité du bâtiment. Elle fait office de chapiteau à la jonction avec les pilastres. L’accès à la demeure s’effectue en gravissant six degrés menant à un perron couvert d’un patio de bois peint. On notera qu’aucune des façades n’est identique. Celle orientée vers l’est comporte deux travées latérales en ressaut et totalise six travées. Celle regardant au nord n’ouvre que par cinq travées. Celle du couchant n’en compte plus que trois; celle du centre est passante. Les communs sont de style néorenaissance flamande.


On ne visite sous aucun prétexte. Des chiens montent la garde.




SOURCES
:
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 1, Editions Aparté, novembre 2002 
Paul Arren, Van Kasteel naar Kasteel VI,  Hobonia 1995