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Den Brandt: streng, maar toch kleurrijk


Kasteel Den Brandt - 2020 Berchem (Antwerpen)



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  • © Philippe Farcy

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Officieel Naam Kasteel Den Brandt
Ligging 2020 Berchem (Antwerpen)
Bouw 1396; XVIe eeuw; ... 1865
Stijl Neoklassiek
Architect
Huidige bewoners Kasteel Den Brandt
Toewijzing Vergader- en feestzalen en tentoonstellingsruimtes
Bescherming Niet beschermd goed

Laatste update : 11/05/2013


Ici se trouve l’un des parcs les plus fleuris des environs d’Anvers.

Le nom de « Den Brandt » apparaît dans les archives dès 1396. Il semble faire référence à la disparition d’une forêt locale pour y installer une ferme. Englobé de nos jours dans l’agglomération d’Anvers, sur Berchem, le domaine était jadis dans une belle campagne et cela plaisait aux riches marchands et aux aristocrates installés dans la Métropole. Au XVIe siècle, les lieux ne sont plus seulement cités comme une « hoeve », mais comme une « speelhuis », ce qui signifie bien sûr une maison de plaisance et non une maison de jeux. En 1772, le vocabulaire est affiné et des documents évoquent une maison entourée d’eau. En 1985, Paul Arren évoquait le souvenir d’Ambroise Mongardo, maître verrier, époux de Sarah Vinckx. Veuve, Madame épousa Philippe Gridolphi lui aussi verrier. Ce nouveau couple acheta le domaine, mais ils durent le revendre à cause d’une faillite vers 1620. Les acheteurs étaient des Hollandais. Ces gens natifs de Delft étaient les van Sweeten. Ils étaient commerçants. En 1639, Den Brandt fut vendu au chevalier Nicaise de la Porte qui répéta l’opération en 1651 en faveur du monnayeur anversois Gaspard Antheunis. En 1690, sa veuve et les quatre enfants vendirent le terrain à Sarah de Breuseghem, veuve de Melchior van der Aa de Randerode. Den Brandt resta dans cette descendance jusqu’à la fin de l’Ancien Régime et les filles Aa mariées aux Cogels, van Delft, Auvray et de Wael gardèrent d’abord le bien qui échut finalement aux seuls de Wael. Le domaine fut saisi à la révolution.

En 1804, apparaissent Charles-Antoine della Faille de Waerloos (1772-1818), uni à Isabelle de Bosschaert (1773-1860), née des œuvres de Jean et d’Isabelle de Witte. Les della Faille eurent quatre filles mariées dans l’ordre à un Moretus, à un Mincé de Fontbaré de Fumal et à un Guyot. La dernière reçut le domaine. Elle se prénommait Julie-Marie. Elle allait épouser en 1839 son cousin germain, Édouard della Faille, né en 1797. Ils eurent quatre enfants dont Émile-Augustin, né en 1835. Il fut marié à Édith van Eersel, lointaine parente d’un évêque de Gand de ce nom, au XVIIIe siècle. En 1906, les héritiers de René-Jacques della Faille (1830-1902), fils des précédents, vendirent leur domaine de huit hectares et le nouveau château que les grands-parents avaient fait édifier en 1865, au banquier d’origine allemande Kreglinger. Le reste du domaine, soit 48 ha, acheté par la ville d’Anvers, devint une partie du parc public du Middelheim.

En 1965, quand la veuve du banquier Kreglinger s’en alla à son tour vers d’invisibles cieux, la ville d’Anvers acheta ce qui lui avait manqué en 1906. Elle y installa des services universitaires dans un premier temps. Ensuite, elle loua les lieux pour diverses réunions et fêtes avec une forte présence du club masculin Philotaxe (aujourd'hui Cercle Royal Concorde-Philotaxe), sorte de Société Littéraire liégeoise ou gantoise, à la mode anversoise. On notera que le domaine fut sauvé d’une menace de lotissement par l’intervention expresse et persuasive de l’échevin Schobbens. Ce personnage local participa activement au sauvetage des sites et demeures du Rivierenhof et de Nachtergael.


Néoclassicisme

Le château tel qu’on le voit aujourd’hui date de 1865. Pour son époque, il n’est guère d’une grande modernité. Les références sont, on le voit, nettement inspirées par la fin du XVIIIe siècle. Rigueur, lignes droites et équilibre des masses constituent les éléments majeurs de cette élégante demeure de onze travées centrées sur un avant-corps de trois travées sommé d’un fronton à œil-de-bœuf circulaire à petits-bois. Cette avancée est de plus agrémentée par un péristyle en pierre bleue. Il est composé de quatre colonnes à l’antique. Le balcon profite d’un beau garde-corps à balustres.

Le péristyle est installé sur une terrasse qui s’étire sur sept travées. On y accède par un escalier monumental en pierre bleue. Le château posé sur un soubassement aveugle ne possède en profondeur qu’une travée, aveugle en sa partie haute. Du côté sud, le château baigne dans l’étang sur cette seule façade. Les caves y apparaissent derrière un mur à refends. La partie centrale de l’élévation est animée comme à l’avant par un avant-corps, mais beaucoup plus discret.



Visites du parc possibles.



SOURCES:
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 4, Editions Aparté, novembre 2005
Paul Arren, Van Kasteel naar Kasteel I,  Hobonia 1985