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Kruishoutem, de eeuwenoude charme van een goed bewaard kasteel


Kasteel van Kruishoutem - 9770 Kruishoutem



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  • Baignée dans les eaux de son étang, Kruishoutem est comme une perle dans son écrin. © Philippe Farcy

  • Raffinement, élégance, variété des volumes et jeu des coloris font de ce castel une perle du patrimoine national. © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy



Officieel Naam Kasteel van Kruishoutem
Ligging 9770 Kruishoutem
Bouw 1634
Stijl Traditioneel barok
Architect
Huidige bewoners
Toewijzing Privéwoning
Bescherming Beschermd op 10 december 1973

Laatste update : 11/01/2013


Comme au temps des archiducs.


A dix kilomètres d’Audernarde, Kruishoutem est un petit village connu pour son marché aux œufs mais aussi pour le merveilleux château qu’il abrite. Depuis 1634, cette demeure de prestige, digne représentante d’un seigneur du temps des archiducs Albert et Isabelle, irradie la région de sa beauté.

Les Van Marcke, célèbres industriels, ont repris en mars 1976 cette bâtisse qui appartenait alors à la famille Piers de Raveschoot. Celle-ci possédait le château depuis 1903 ou 1913, selon les sources. On sait par ailleurs que l’évêque de Gand Antoine Triest dédicaça la chapelle castrale en 1634.





Des Trazegnies aux Piers


D’après Sanderus, le château aurait été construit par Charles de Jauche de Mastaing fait baron d’Aishove le 9 septembre 1645. Ce Charles était le descendant d’un autre Jauche, prénommé Jacques, qui avait acquis la seigneurie des Trazegnies-Steenhuise à la fin du XVe siècle. En 1732, le bien passa par vente à Joseph van der Meere, bourgmestre d’Audenaerde. Il reprit le titre de comte de Kruishoutem offert à Philippe de Jauche en 1670. Son descendant, le comte Auguste-Louis van der Meere trempa en 1841 dans un complot contre Léopold Ier. Condamné à mort, il fut banni et prit le chemin du Brésil. Dès 1839, Kruishoutem entre dans le patrimoine du vicomte Desmanet de Biesme dont l’une des filles vendit ce trésor à Gabriel Piers de Raveschoot. Les Piers forment une famille originaire de Courtrai où elle apparaît dès 1597. Elle y fournira des échevins, des mayeurs, des ammans héréditaires et un abbé à Zonnegem. La seigneurie de Raveschoot leur vient des Triest.

Le domaine est une perfection d’équilibre et de bon goût, parfaitement tenu. On y trouve un grand étang, des bouquets d’arbres grandioses répartis autour de belles pelouses soignées comme dans un jardin anglais. Allées, communs et portail d’entrée complètent un décor délicieux et fleuri. La dépendance de gauche en entrant dans le parc date de la fin du XVIIIe siècle. Ses deux ailes enserrent un pavillon central de deux niveaux. Il est composé de trois portes à doubles vantaux en plein cintre. Un bandeau plat sépare les deux niveaux. En haut, on trouve trois baies rectangulaires qui sont surmontées par un fronton triangulaire orné d’un motif central stuqué. La toiture de l’ensemble est mansardée et animée par l’adoucissement des coyaux. Le porche d’entrée semble être un reste du châtelet que l’on aperçoit sur la gravure de Sanderus en 1641. L’orangerie, sise à droite de l’allée centrale, est plus récente. Elle date du troisième quart du XIXe siècle et se réfère au style néogothique.



Elégance et rigueur


Le château règne au centre de tout cela avec majesté. Il est piqué de ses quatre tours carrées, identiques. Il est précédé sur ses deux façades principales de ponts dormants. Le château est paré de briques et de pierre blanche de Balegem. Il se présente comme un carré de trois niveaux posés sur un soubassement de pierre blanche. Il ouvre sur chaque face par cinq travées. Au centre des faces nord et sud, les trois travées centrales se prolongent par un quatrième niveau qui supporte un fronton stuqué. Du côté de l’entrée, on y voit les armes des van der Meer. Le premier niveau, encavé, offre la particularité d’être illuminé par quarante-deux baies ovales. Les fenêtres des façades, jadis à croisillons, ont perdu ce décor baroque pour des baies rabaissées et ornées de boiseries à châssis. La toiture est couverte d’ardoises et présente quatre pans. Les tours carrées sont terminées par un troisième étage de huit côtés, percé par trois jours oblongs. Elles sont sommées par une toiture débordante elle aussi octogonale, de forme pyramidale à croupe, achevée par un bulbe que couronne de belles girouettes.


On ne visite sous aucun prétexte.



SOURCES
:
Philippe Farcy

Antonius Sanderus, Flandria Illustrata, chez De Vos 1735