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Egenhoven, een verborgen parel onder de hoede van de Universiteit


Kasteel van Egenhoven - 3001 Heverlee (Leuven)



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  • Aux abords de l’Université de Louvain, entre Bertem et Héverlé, le château d’Egenhoven affiche sa monumentalité et sa simplicité décorative. © Philippe Farcy

  • Le parc est doté de très beaux arbres, de larges fossés, de ponts et d’une délicate gloriette en bois aux montants ornés de personnages féminins à l’antique. © Philippe Farcy



Officieel Naam Kasteel van Egenhoven
Ligging 3001 Heverlee (Leuven)
Bouw Rond 1650
Stijl Traditioneel Brabants
Architect
Huidige bewoners Pères Joséphites
Toewijzing Woning & bezinningsruimtes
Bescherming Niet beschermd goed

Laatste update : 05/01/2013


Perdu dans les bois, ce château est un des plus beaux des environs de Louvain.


Au cœur d’un grand bois qui file jusqu’à Héverlé et son domaine des princes d’Arenberg, le château d’Egenhoven est une rareté par ses formes carrées qui n’ont d’égal à notre connaissance que l’antique maison de Blaesvelt, près de Willebroek, gravée par Harrewijn et publiée par Cantillon dans les « Délices du Brabant ». Cette forme fait aussi penser à la chapelle Notre-Dame de Bon Vouloir à Duffel. En Wallonie, on aurait pu lui opposer le château (effondré vers 1948-1950) de Landenne, jadis aux comtes de Méan. Egenhoven, que Dominique Vanpée, président du Cercle Historique de Huldenberg, nous a permis de mieux cerner, n’est pas classé. Il ne l’est pas plus que son proche voisin de Leefdael inscrit sur la même commune de Bertem et dont la réputation est bien plus grande. Au début du XVIIe siècle, le domaine était d’environ 120 hectares. Il entra en possession des frères Gilles et Guillaume Edelheere, membres d’une illustre famille patriarcale de Louvain. En 1610, ils vendirent leur bien à P. Veranneman, recteur des jésuites de la cité comtale. Les jésuites qui installaient un cloître en ville, désiraient posséder une terre à la campagne pour la méditation. La ferme des abords fut mise en location. La première maison ne vécut guère. Des soldats hollandais, revenus de la bataille de Fleurus le 29 août 1622, boutèrent le feu au site. C’était l’époque de la Guerre de Trente Ans. L’évêque Christian de Brunswick (1599-1626) et le mercenaire Ernst von Mansfeld (1580-1629), fils de Peter von Mansfeld, gouverneur de Luxembourg et de Bruxelles, pour les protestants, se battirent à Fleurus contre les soldats de la Ligue catholique menés par Gonzalo Fernandez de Cordoba. Les papistes voulaient empêcher les réformés d’aller à Bergen-op-Zoom pour y faire lever le siège dont la cité était l’objet. Il y eut 6000 morts et blessés sur la journée du 29 août.


Maison de chasse puis de discipline

Les jsuites construisirent la maison que l’on voit toujours vers 1650. À l’époque, ils attaquaient la construction de leur église Saint-Michel, à Louvain. Tout alla bien pour le site de Berthem jusqu’à la suppression de la Compagnie de Jésus en 1773. Il fallut attendre dix ans, le 29 décembre 1783, pour que le bien trouve un nouveau preneur. Par l’intermédiaire de Jean-Guibert Brenart, seigneur de Corbeeck-Lo, intendant-général des Domaines, le castel fut cédé à Jean-Etienne Werbrouck et à son épouse Anne-Françoise le Grelle, résidants d’Anvers. En 1798, le domaine fut mis en hypothèque et il fut acquis le 2 juin 1817 par Théodore Stas, receveur de la ville de Louvain. En 1829, sans doute par achat, Egenhoven entra dans le giron des princes et ducs d’Arenberg. Ils en firent un relais de chasse pour leurs amis. À partir de 1870, les princes louèrent ceci au chanoine Van Crombrugghe pour un franc symbolique. Il y installa un collège de discipline. Après les injustes saisies dont les biens Arenberg furent l’objet, le supérieur des Pères Joséphites, prit le château, son parc et son bois en charge en location pour 50 ans, en 1924. Après 1944, l'architecte Paul Vandendael, de Heverlé, mena la restauration du château qui est toujours aux Joséphites, selon M. Christian Morias.



Symétrie parfaite

Le château est d’une simplicité absolue et remarquable de proportions. Il possède cinq travées par côté. Les façades principales, d’accès, sont animées au centre d’un portique à trois arches en plein cintre du côté nord. Du côté sud, on ne trouve qu’une simple porte dominant un frêle perron. Construit en briques et en pierre blanche, le château repose sur un épais soubassement aveugle. Ses décors sont limités aux chaînages des baies et des arêtes. Les croisées des fenêtres sont poursuivies par des bandeaux plats. On en trouve d’autres entre les niveaux. Ceux-ci sont au nombre de trois, dégressifs et sommés par une ligne de trous de boulin. Par-dessus, se situe la corniche en bois, de qualité exceptionnelle tant elle est ouvragée. Ses quatre angles sont ornés de fausses gargouilles à corps de lions. La toiture est en bâtière, à coyaux, couvertes d’ardoises. Le château est par ailleurs inscrit dans un parc de belle facture aux arbres immenses, à commencer par les platanes. On y compte des ponts romantiques car l’eau abonde. Il comporte aussi une gloriette d’époque Empire (de style retour d’Egypte) qui est une petite merveille du genre.


On ne visite pas. Le château ne se voit de nulle part, sauf sur ces pages...


SOURCES
:
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 4, Editions Aparté, novembre 2005