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Het kasteel van Bornival of wat er nog van rest


Château de Bornival - 1404 Bornival (Nivelles)



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  • Bornival, depuis la rue qui le contourne partiellement, est encore bien beau à regarder. Mais ce n’était jadis que l’entrée de la basse cour, longée par une aile de communs. © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy



Officieel Naam Château de Bornival
Ligging 1404 Bornival (Nivelles)
Bouw Rond 1650
Stijl Traditioneel
Architect Onbekend
Huidige bewoners
Toewijzing Privéwoning
Bescherming Beschermd op 7 oktober 1987

Laatste update : 15/01/2013


L’étang constitue le reste des douves qui protégeaient un puissant château sur l’antique Pourbais ?


Le site nommé parfois comme étant la « Ferme du Seigneur » ou la « Cinse du Castia » est classé depuis 1987. Ce sont les derniers éléments du château de Bornival posés près d’un village dont le nom plus ancien encore était Pourbais. La protection octroyée par la Région Wallonne vaut pour tous les éléments anciens subsistants. Les Bornival étaient issus du village d’Yssche. Ils formèrent la première famille importante de Pourbais dès le XIIIe siècle. Au fil du temps, certains d’entre eux, résidants à Louvain, occupèrent des tâches intéressantes car il y avait eu alliance avec les ducs de Brabant. La famille offrit des ecclésiastiques de second rang à l’Église, mais au XIVe siècle, elle put compter au civil sur Bernard qui fut plusieurs fois drossard (bailli) de Brabant en 1356, puis à nouveau de 1358 à 1363. Il aurait fait construire le premier château, signale Emile de Lalieux, qui ajoute qu’il était seigneur de Grambais et d’une partie de Baulers.


Marié à une van Redingen, puis à Marguerite de Jauche de Mastaing, il eut un fils de ses premières noces, nous dit Jean-Jacques Hoebanx. Prénommé Jean, il devint conseiller du duc. Un autre fut maître de l’Hôtel du souverain. Jean Bataille y ajoute un « Grand Sénéchal » (principal officier de justice) dont les majuscules en imposent. Rolant Ier qui avait épousé Marguerite de Crainhem, dame de Bierges, Raucourt et Rixensart, eut un fils, Rolant II. En 1404, la seigneurie fut saisie des mains du récalcitrant Rolant II, sire de Woluwé-Saint-Lambert, par Antoine de Bourgogne. Après soumission, le sieur de Bornival vendit son bien en 1429 à Warnier V de Dave dont la parentèle allait plus tard posséder Sombreffe. En 1430, le domaine était aux mains de Pierre de Luxembourg (1390-1433), seigneur d’Enghien et comte de Saint-Pol. Les Luxembourg gardèrent Bornival jusqu’en 1526 quand apparurent les van der Hofstadt dit de Tenremonde, famille différente des homonymes proches des Brugeois Croeser de Berghe au XVIIIe siècle. La dernière des Tenremonde (Vieusart), Marie, décédée en 1639, fut l’épouse de François d’Arlin, commandant de la ville de Nivelles. Ce gaillard vigoureux, marié deux fois, eut vingt-deux enfants. Les Arlin furent ici chez eux de 1591 ou 1593 à 1652.

Cousinage avec Fontaine-L’Évêque

Le dernier d’entre eux, Simon-Paul, marié à Isabelle de Rodoan, fille du seigneur de Berleghem et d’Alardine de Herzele, baronne de Fontaine, se faisait nommer baron de Bornival. Le 16 juillet 1652, sa veuve qui faillit devenir en 1659 baronne d’Everberg, vendit la terre aux Yllan. Cette famille d’origine portugaise donna de riches commerçants dont Garcia, époux de dona Gracia Brandon de Mesquita. Il servit avec fougue son roi Philippe IV (1605-1665), souverain d’Espagne et du Portugal avant 1640. Don Garcia de Yllan fut le premier d’entre eux à poser ses pénates dans le duché de Brabant, du côté d’Anvers, que ses bateaux fréquentaient assidûment. En Métropole comme à Bornival, il reçut la reine Christine de Suède qui passa aussi à Hingene chez les Schetz d’Ursel. Son fils Ferdinand reçut en 1674 du roi d’Espagne Charles II, fils du précédent souverain cité, le titre de baron attaché à la terre de Bornival.


Ce Ferdinand embellit considérablement le château. En 1659, il acheta les 1 900 bonniers de Rognon, plus 813 autres bonniers sur Nivelles, Loupoigne et Baisy. Il allait épouser Adrienne de Wiltz. La mauvaise gestion de ses avoirs obligea la mise sous séquestre de tous ses biens lors de son décès survenu vers 1701. Les fiefs firent alors retour aux Domaines. Le château fut loué en partie, mais cela ne permit pas de l’entretenir à bon escient. Le 6 avril 1769, Bornival et Rognon furent vendus au vicomte de Flodorp, seigneur de Clabecq. Il était le prête-nom de Henri de Lontzen, marquis de Roben, époux de Louise (des marquis) de Sayve (1742-1823). Entre 1777 et 1780, les ruines du château servirent à consolider ou édifier des maisons dans le village. Il ne resta du domaine que la basse cour, ses dépendances et le très beau châtelet d’entrée dont les charmes font regretter la demeure castrale. Les Sayve allaient, en 1829, vendre Bornival aux Lalieux de La Rocq.


On ne visite pas. Le châtelet se voit de la rue.


SOURCES:

Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 4, Editions Aparté, novembre 2005