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Het kasteel Pierco in Walshoutem, leengoed van een burgemeester


Kasteel Pierco - 3401 Walshoutem (Landen)



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  • Le château Pierco joue sur les rythmes très équilibrés. Les annexes sont peut-être plus anciennes que la maison elle-même. © Philippe Farcy

  • Côté jardin, on constate la césure de l’ancien château. © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy



Officieel Naam Kasteel Pierco
Ligging 3401 Walshoutem (Landen)
Bouw 1820-1830; einde XIXe eeuw
Stijl Neoklassiek en eclectisch
Architect
Huidige bewoners
Toewijzing Privéwoningen
Bescherming Niet beschermd

Laatste update : 06/01/2013


Un petit château coupé en deux qui appartint à des hommes publics.


Quand on est liégeois et que l’on entend le nom Piercot, on l’écrit avec un t final car c’est comme cela que s’écrivait le nom d’un bourgmestre fameux, Guillaume Piercot. On lui donna le nom d’un boulevard construit à la fin du XIXe siècle sur un bras de la Meuse; par un coude, il reliait le canal du boulevard d’Avroy au lit principal du fleuve. Les jardins de l’abbaye de Saint-Jacques donnaient sur le cours d’eau. Ensuite, on construisit en face le conservatoire. Mais revenons à l’homme. Ce personnage venu de Bruxelles s’était fait un adversaire de Mgr de Montpellier, évêque de la Cité ardente, quand libéraux et catholiques se tapaient sur la tête. Le procès de l’évêque contre le mayeur a été publié sous la plume de Léon Collinet en 1876 chez Demarteau. Le Musée de l’Art Wallon de Liège conserve en souvenir de Guillaume Piercot un buste en marbre daté de 1871 et signé de Léon Mignon. Comme le signale Sandrine Langhor, Guillaume Ferdinand Joseph Piercot (Bruxelles, 1797 - Bruxelles, 1877) avait été nommé ministre de l’Intérieur de 1852 à 1855. Il fut bourgmestre de Liège à plusieurs reprises entre 1842 et 1877. Il est notamment connu pour avoir introduit la distribution d’eau à Liège.


Le château qui nous occupe porte donc son nom. Mais ce Piercot-ci a-t-il vécu là ? Non. Cela aurait eu l’avantage pour ce Bruxellois émigré à Liège d’habiter entre les deux cités et dans la province de Liège puisque Houtain-l’Evêque ne fut rattaché au Brabant qu’au milieu du XXe siècle. Houtain-l’Evêque appartint au pasteur de Grand-Hallet, Lambert-Hubert Pierco, écrit sans t final. Il était propriétaire du bien vers 1845-1850, nous disait de précédents propriétaires du châtelet. Ce petit château appartint à Joseph-Jean-Jules Pierco, né le 20 juillet 1877 en ce village et y décédé, sans doute dans la maison, le 20 février 1949. Joseph fut avocat, bourgmestre de Houtain-l’Évêque, parlementaire et membre du conseil provincial de la province de Liège. Ce qui est intéressant, c’est qu’il laisse bien sûr son nom à une rue de Houtain comme il est de tradition, mais qu’il donne aussi son nom à la rue où se trouve la célèbre commanderie des Templiers à Villers-le-Temple, près de Nandrin. Il était intervenu à Villers en faveur d’une école. Joseph représentait la septième génération de Pierco dans le village. À sa mort, sa veuve habita l’aile gauche. L’aile droite fut vendue aux Glibert.



Classicisme


Quoi qu’il en soit, Houtain est une demeure agréable à l’œil, même si elle n’est pas de première importance. Le vaisseau est composé d’un corps central de trois travées montant sur deux niveaux et demi sous une toiture d’ardoises en bâtière. La travée centrale poursuit son chemin pour ressembler à une tour carrée. Le château tout en briques est décoré de nombreux motifs en tuffeau qui offrent un contraste chaleureux de couleurs. Pilastres à refends, contours de baies, entablements, chaînages de travées, bandeaux plats, linteaux à macarons circulaires et frontons animent une façade riche que les corniches de bois habillent de leur blancheur. La partie axiale est cantonnée par deux éléments identiques de trois travées dont les bandeaux larmiers séparant les niveaux se poursuivent au milieu de l’édifice. Ces ailes extérieures sont ornées de belles lucarnes ogivales à pinacle et gradins. Le château est accessible en passant entre les piliers privés de grilles. Ces piliers relient les murs d’enceinte. La cour est, de plus, encadrée par deux corps de dépendances inégaux dont le plus petit est agrémenté d’une porte cochère et d’une paire d’oculi circulaires. À l’arrière, le décor est très simplifié. Les baies ont conservé leurs volets.



On ne visite pas. Le château se voit de la rue.


SOURCES
:
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 4, Editions Aparté, novembre 2005 
Léon Collinet & M. Van Biervliet, La Vérité Sur Grégoire XVI Et Son Temps, Demarteau 1877