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Beaumont gewijd aan onderwijs


Château de Beaumont - 6500 Beaumont



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  • La Tour Salamandre mériterait d’être réaménagée pour créer un musée d’histoire locale, confiné jusqu’ici en sous-sol et dans quelques pièces étroites © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy

  • La Tour Salamandre © Jean-Pol Grandmont 19 March 2009



Officieel Naam Château de Beaumont
Ligging 6500 Beaumont
Bouw Van de XIe tot de XXe eeuw
Stijl Toren: traditioneel; rest: eclectisch
Architect XXe eeuw: Simon Brigode
Huidige bewoners Institut Notre-Dame du Bon Accueil a.s.b.l. (Congrégation des Filles de Marie)
Toewijzing School
Bescherming Toren beschermd op 19 juli 1943

Laatste update : 04/01/2013


Maisons de princes pour religieuses réfugiées de Louvain.


Sœur Vincent a écrit vers l’an 2000 une histoire de ce site fragmenté dont la tour Salamandre est le plus ancien témoin. Théodore Bernier en fit de même en 1878 donnant tous les sires du lieu. De l’ancienne résidence des princes de Croÿ puis des princes de Caraman, il ne reste presque rien. En 1937, le « château » donnant sur la rue et son parc étaient à vendre. L’ensemble appartenait alors à la veuve de l’industriel Ernest-Michel Servais qui avait acheté le domaine en 1931 aux deux filles du prince Philippe de Caraman (1881-1931), bourgmestre de Beaumont. Il s’agissait de Marguerite, épouse du marquis (Maurice) de Mac-Mahon, cousin germain du comte de Paris et d’Hélène, épouse du comte Henri de Turtot. Les religieuses étaient en quête d’un édifice suffisant pour les accueillir ainsi que d’espace pour donner de l’éducation à une jeunesse dont elles avaient la charge. Beaumont fut une opportunité idéale pour ces dames chassées de Louvain après qu’il leur fut interdit en 1935 de pratiquer leur art dans la langue de Molière sur le territoire de Vondel.

Souvenir médiéval

La tour est l’ultime symbole d’une sacrée puissance qui dura des siècles et commença sous les comtes de Hainaut représentés par Richilde en 1041. C’était une femme de poigne originaire de Lorraine. Elle devait son titre à son premier mari, Herman de Mons, fils de Régnier V, nous apprend Arthur Robert. Veuve, Madame fut forcée de se remarier avec Baudouin VI de Flandre. Souveraine sur les deux régions, car son mari était plus fauconnier que prince, Richilde fit construire la tour et des fortifications annexes qui allaient servir de base à la ville de Beaumont. À cette époque, la tour n’était percée que de meurtrières et les comtes de Hainaut habitaient à Mons ou à Valenciennes.

De plan presque carré, (15 x 16 m. de côté), la tour monte toujours sur 28 mètres. Jadis elle était couverte en encorbellement d’un étage supplémentaire. Des aménagements lui furent apportés au XVe siècle sous Jean IV, duc de Brabant. La tour devint habitable sur quatre niveaux, pour des châtelains-concierges, comme à Fallais, dont certains résidaient à Barbençon. Au sommet de la tour, la vue est magnifique. La partie inférieure, centrée sur deux portes laissant passer le charroi, est ainsi faite depuis le XIXe siècle. Avant, il s’agissait du sous-sol et l’accès à la tour s’effectuait par un long corridor qui venait du château.


Fief des Croÿ


Après 1246, sur ordre de saint Louis, Baudouin d’Avesnes, le fameux chroniqueur, deuxième fils de Bouchard et de Marie de Constantinople, devint le premier sire de Beaumont. À cette époque, l’enceinte de la ville comportait trente tours et quatre portes. Baudouin, uni à Félicité de Coucy, eut une fille, Béatrice, qui devait épouser Henri III de Luxembourg. Le neveu de Baudouin, Jean, comte de Hainaut, hérita de la seigneurie. Il n’eut de Marguerite de Nesles, comtesse de Soissons, remariée à Guillaume Ier de Dampierre, comte de Namur, qu’une fille Jeanne. Elle épousa en 1326 Louis de Châtillon, comte de Blois dont la mère n’était autre que Marguerite de Valois, signale Arthur Robert. Louis descendait des Avesnes. Il mourut en 1346 à Crécy, dix ans avant son beau-père, écrit Théodore Bernier.

Ses deux fils Louis mort en 1372, lui succédèrent. Il fut suivi par Guy, décédé à Avesnes le 22 décembre1397. Juste après, le comte de Hainaut Aubert de Bavière mit le siège sur les forteresses de Guy de Blois à savoir, Landrecies, Avesnes, Trélon, Chimay et Beaumont. Guy n’avait eu qu’un fils, Louis, né des œuvres de Marie de Namur. Il décéda en 1391. En 1399, le domaine de Beaumont réintégrait la couronne. En 1433, la comtesse de Hainaut, Jacqueline de Bavière, céda ses biens à Philippe le Bon, duc de Bourgogne.

Vingt ans plus tard, Antoine de Croÿ reçut en payement de dettes et via une engagère la seigneurie de Beaumont. Il fut le premier de douze Croÿ, sires de Beaumont. En 1517, Charles Quint transforma l’engagère en possession définitive en faveur de Guillaume de Croÿ-Chièvres, marquis d’Aerschot, duc de Soria et d’Arci et devenu premier comte de Beaumont, en 1519. De son mariage avec Magdeleine de Hamal-Trazegnies, il n’eut point d’hoir. Son frère Henri, marié à Charlotte de Chateaubriant, reprit le domaine. Au fil du temps, les Croÿ vont aménager le château médiéval en demeure de la Renaissance. Charles de Croÿ, le commanditaire des albums, résida souvent dans ces lieux où il naquit en 1560. À sa mort ici survenue en 1612, Charles laissa la majeure partie de ses biens à son neveu Charles d’Arenberg. Le palais fut presque vidé de ses trésors. Ce fut une aubaine car en 1637 la ville fut assiégée par les Français. Ils revinrent en août 1665 et rasèrent le château.

Il ne restait en 1697 que les écuries pour plus de cent chevaux. Elles furent détruites sans doute au début du XIXe siècle. Enfin, les remparts avaient été explosés par les Anglais en 1691. Par le mariage d’Anne-Catherine de Croÿ-Arenberg en 1641 avec Eugène de Hennin-Liétard, comte de Boussu, le bien entra dans cette dernière famille qui le garda jusqu’à la fin de l’Ancien Régime. Philippe-Gabriel de Hennin, époux de Laure (des ducs) de Fitz-James, décéda à Paris en 1804. Il laissa ses domaines de Beaumont à son neveu Maurice-Gabriel de Riquet, comte de Caraman. Ce dernier créa le parc et acheta les maisons sur la place. Dans l’une d’elles vint dormir le 15 juin 1815, trois jours avant Waterloo, l’empereur Napoléon.




SOURCES:
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 4, Editions Aparté, novembre 2005 
Paul Arren, Van Kasteel naar Kasteel II, Hobonia 1987
Théodore Bernier, Histoire de la ville de Beaumont, (rééd.) Ed. Culture et Civilisation 1982