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Het kasteel van Gasterbos, een oase van rust


Kasteel van Schulen - 3540 Schulen (Herk-de-Stad)



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Kategorie : Informatie Business Evenementen
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Gelieve CASTLE te herschrijven hieronder:

  • © Philippe Farcy

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  • © Philippe Farcy

  • Carte postale ancienne, ed. Em. Beernaert, impr. Papierhandel Brems



Officieel Naam Kasteel van Schulen
Ligging 3540 Schulen (Herk-de-Stad)
Bouw 1889-1890
Stijl Vlaamse neorenaissance
Architect Auguste Van Assche (1826-1907) & J. Vanholder voor het kasteel; Henri & Valentin Vaerwyck, aannemers, voor de bijgebouwen
Huidige bewoners
Toewijzing Privéwoning
Bescherming Domein en bijgebouwen beschermd op 6 oktober 2003

Laatste update : 06/01/2013


Entre Schulen et Lummen, les Moffarts, il n’y a guère encore, étaient partout chez eux.


Dans ces plaines du Limbourg, les hectares de champs et de bois où les peupliers font bruisser leurs feuillages au gré des vents, sont nombreux. Le château de Schulen fait partie de ces endroits immenses qui servent aux populations de réservoirs de terrains, vierges d’agressions industrielles et de surpeuplement. Dans le nord de notre pays, les châteaux sont presque toujours les derniers lieux où la nature est vraie, fut-elle domestiquée, et belle. Cette seigneurie de Schulen était jusqu’au début du XVIIe siècle sans doute, une terre franche dépendant du burcht de Lummen. Le Burcht, aujourd’hui aux Briers de Lumey, était un siège des puissants comtes de la Marck si souvent rencontrés. À la fin du XVIIe siècle, Schulen devint une sorte de dépendance de l’hôpital (gasthuis) de Halen. Le nom resta attaché au domaine. En 1718, les responsables de Halen ne pouvant plus entretenir la bâtisse, finirent par la vendre à Arnold Briers, échevin de Vliermael et ensuite bourgmestre de Hasselt. Il avait épousé Ide de Manshoven. Il décéda en 1753. Depuis 1718, le domaine ne fut plus vendu. Les Briers y avaient construit une petite campagne. Ils laissèrent leur bien à Gérard, époux de Marie-Anne Cox. Il s’en alla en 1782. Gérard II, son fils, le suivit dans sa tâche. Il fut à son tour mayeur de Hasselt. Puis arriva sa fille Marie-Gertrude (1799-1877). Elle devint l’épouse de Jacques-Albert van Willigen (1793-1864), issu d’une famille hollandaise. Le jeune couple construisit vers 1820 une nouvelle campagne, simple rectangle de cinq travées de long sur deux travées de large, ne montant que sur deux niveaux. La ferme jouxtait la maison des maîtres. Leur fils Eugène (1827-1885) leur succéda quelques années. Il fut sénateur pour Hasselt et fit en sorte que Schulen obtienne son arrêt de train sur la ligne Bruxelles-Hasselt. Il se maria avec Adèle de Zereso de Tejada. Les jeunes mariés eurent trois enfants. Le dernier reprit Schulen. Il s’agissait d’Hubert van Willigen, époux d’Henriette Claes, issue des Claes de Lembeek et non des Claes limbourgeois, qui avaient acheté sur les cendres du régime féodal, Herckenrode et les Vieux-Joncs. Henriette (1860-1952) qui ne donna qu’une demoiselle prénommée Jeanne, était la fille de Victor Claes, mayeur à la fois de Lembecq-lez-Hal et de Vinalmont. Il était le mari d’Emilie t'Serstevens.


Références post médiévales


Hubert et Henriette furent les commanditaires du nouveau château dont les aspects relèvent de l’art renaissant, intérieur compris. Ils choisirent l’architecte Auguste Van Assche, ami de Béthune et donc défenseur des idées catholiques à travers l’art de construire. Van Assche, nous l’avons déjà rencontré à Leignon, Tilleghem et Spontin. Une autre source cite comme architecte J. Vanholder.

Jeanne van Willigen(1884-1957), fille d’Hubert, sera la dernière du nom. Elle épousera dans cette maison neuve en 1908 le baron Eugène de Moffarts, plus jeune fils d’Armand et de la baronne Marie-Louise Whettnall. Ce sont les grands-parents des actuels propriétaires. La maison toute en briques et pierre bleue est constituée d’un grand rectangle de six travées de largeurs variables. Posée sur un haut soubassement percé de jours, elle monte sur deux niveaux. Il y a trois niveaux quand surgissent les pignons. Les faces latérales comptent quatre travées et sont singularisées par des frontons-pignons à créneaux, étalés sur la presque totalité du massif. À l’est, émerge une tour carrée en léger ressaut. Engagée, elle possède une toiture brisée à quatre pans en pavillon. Elle file sur trois niveaux. À l’ouest, lui répond une tour circulaire moins imposante même si elle monte sur trois niveaux. Engagée jusqu’aux pieds du troisième niveau, elle est couverte d’une toiture en poivrière. La face ouest possède un bow-window. Celle donnant vers le sud est ornée d’un oriel suspendu. Le corps central du logis est de plus animé par une belle loggia couverte formant perron. Un large escalier mène vers le hall d’entrée. Du côté nord, un escalier de service extérieur est précédé par une large verrière superbement décorée d’armoiries d’alliances. Elle illumine la cage d’escalier principale. Notons encore que le château neuf fut érigé juste derrière celui de 1820 et que les deux maisons vécurent côte à côte pendant près de huit ans.

Les communs datés de 1902 sont pour leur part hors du commun. On y voit une ensemble de dépendances en U centré sur une poterne calée entre deux tours octogonales. Le passage charretier sous arc en anse de panier mène à une cour intérieure magistrale. On se croirait en Sologne si les références septentrionales n’étaient si fortes. D’ici quelques années, ces bâtiments exceptionnels seront convertis en cinq logements pour la famille de Moffarts.

Visites parfois possibles.



SOURCES
:
Philippe Farcy
Paul Arren, Van Kasteel naar Kasteel X,  Hobonia 2003