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Vrede en rechtvaardigheid voor Turnhout


Kasteel van Turnhout - 2300 Turnhout



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Kategorie : Informatie Business Evenementen
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  • La massivité du château princier est à peine atténuée par les bandeaux de pierre marneuse. © Philippe Farcy

  • La tour d’accès du château surgit dans le prolongement de la Kasteelstraat, opposant lignes verticales de la tour aux horizontales des maisons neuves. © Philippe Farcy

  • Carte postale ancienne, ed. De drij Snoeken. Une carte postale ancienne avec photo similaire a été éditée par Kempische Papierhandel & Nels.

  • Timbre-poste, série Solidarité, 2 novembre 1985, dessin Oscar Bonnevalle, gravure Constant Spinoy, Catalogue Officiel de Timbres-Poste (COB) n° 2195

  • Carte à jouer, Centre Mondial de la Carte à Jouer, ed. Turnhout Wereldcentrum v.d. Speelkaart

  • Stella Artois, L'Année du Patrimoine Historique 1975

  • Bague de cigare, Rookwaren Huis Mw. Malfait



Officieel Naam Kasteel van Turnhout
Ligging 2300 Turnhout
Bouw Van de XVe tot de XXe eeuw
Stijl Traditioneel
Architect Waghemakere en de gebroeders Keldermans in de 16de eeuw; Jules Taymaens na 1908
Huidige bewoners Rechtbank van Eerste Aanleg
Toewijzing Rechtbank van Eerste Aanleg
Bescherming Beschermd op 30 mei 1936

Laatste update : 05/01/2013


Terres de rois au milieu des sables.


Avoir sauvé Turnhout en ce début de XXe siècle, alors que le château vacillait sur sa très longue histoire n’était que justice. La province d’Anvers avait à cette époque le sens du faste et des décisions flamboyantes (Sterckshof) capables seules de préserver les hauts lieux du patrimoine de cette région de l’ancien Brabant. Turnhout fait partie de ces sites de la plus haute importance et n’a d’égal dans les terres de Flandre que le château des Comtes à Gand, celui de Male près de Bruges et celui de Marguerite d’Autriche à Malines. L’histoire du château débuterait au XIIe siècle quand les ducs de Brabant venaient chasser en leurs terres sablonneuses de Campine.


Turnhout était alors comme Versailles à son origine : un manoir de chasse d’un royal usage. Agrandi au cours des siècles, on y relate les pas de Marie de Brabant et de son neveu Antoine de Bourgogne à partir de 1406, souverains successifs. Marie fut la première à installer ici et en permanence des châtelains; ils étaient des sortes de concierges de luxe pour une résidence forte en voie de devenir un palais de la Renaissance. Jaak Jansen signale que Marguerite d’Autriche y fit exécuter des embellissements avec l’appui des architectes Waghemakere et des frères Keldermans (Antoon et Rombout). À cette époque on évoquait Turnhout comme un « petit Bruxelles » car la Cour suivait les princes telles des ombres.


Château royal

En 1546, le site, remarquable de prestance, entouré d’eau comme aujourd’hui mais isolé du reste de la ville, quoique à proximité du très beau béguinage, fut hérité par Marie de Hongrie, soeur de Charles V. Passionnée de chasse au faucon, comme l’est Tony Cammaert nouveau châtelain d'Acoz, la gouvernante multiplia les fenêtres et transforma le parc.


Incendie dramatique

Mais cet âge d’or allait être de brève durée. La charge royale du château allait lui coûter cher quand les conflits religieux éclatèrent. En 1597, il flamba aux trois-quarts. Cent ans plus tard, les parties brûlées gisaient toujours et misérablement comme aujourd’hui au château des Princes à Grimbergen. Entre-temps, le château, toujours de royale vocation, était passé à l’autre bord vers les princes d’Orange-Nassau. En 1648, il appartenait à Marie de Solms-Braunfels (1602-1675), épouse de Frédéric-Henry d’Orange (1584-1647), Stathouder en 1625 et par ailleurs seigneur de Diest. Frédéric-Henry était fils de Guillaume le Taciturne et de Louise de Coligny et donc petit-fils de Guillaume « le Riche » et de Juliana de Stolberg-Wernigerode. La fille de Frédéric-Henry et de Marie, la princesse Marie de Nassau-Orange épouse de Maurice de Bavière, comte palatin de Simmern, fils de Louis-Philippe, frère de Frédéric V, le « roi d’un hiver », et de Marie-Eléonore de Brandebourg, reconstruisit le château.


Gravé en état de ruines

Il a été gravé en son état de 1680, par Harrewyn pour Le Roy et publié seulement en 1696. Le massif à l’est y est toujours en ruine. À partir du XVIIIe siècle, sans que l’on sache précisément quand, le château perdit sa vocation de demeure royale et devint un entrepôt. On sait qu’après la Révolution française, la ville de Turnhout acheta le domaine aux héritiers du comte Julien Depestre, seigneur de Seneffe. Il était devenu comte de Turnhout le 28 mars 1768, comme nous l’apprend Xavier Duquenne, en achetant terres et maisons. Turnhout qui était alors un duché de 20.000 âmes réparties sur quatorze communes, avait été racheté en 1753 par Marie-Thérèse d’Autriche à Frédéric II de Prusse. La présence des Hohenzollern en ces lieux s’explique aisément. En effet, le grand-père du comte de Simmern, l’électeur palatin Frédéric IV avait épousé Louise, fille de Guillaume le Taciturne. Il en a eu plusieurs enfants dont Maurice et sa Marie d’Orange, Frédéric V, époux de la fameuse Elisabeth d’Angleterre (Stuart), fille de Jacques Ier, qui fut roi de Bohême et transmit les droits au trône britannique aux Hanovre puis à la dynastie actuelle. Un troisième enfant, Elisabeth-Charlotte, épousa Guillaume de Hohenzollern, électeur de Brandebourg. Elle fut la mère du « Grand Electeur » Frédéric-Guillaume qui épousa lui-même une autre fille de Frédéric-Henri et d’Amélie de Solms. D’eux descendent les rois de Prusse, empereurs d’Allemagne. C’est par ces alliances successives que Turnhout fut légué aux Hohenzollern.


Un cadeau impérial

Dès l’achat fait par l’impératrice, celle-ci voulut donner le duché à son favori du moment, Emanuel Teles comte Sylva Tarouca, intendant des bâtiments royaux. Sylva Tarouca, qui résidait dans l’actuel musée de l’Albertina à Vienne – sans compter son palais privé sur la Salmgasse à Vienne, un autre palais à Prague, plus le château de Pruhonice à 15 km de la capitale tchèque – refusa le cadeau mais pas le titre de duc. Depestre, première fortune de Belgique, banquier et industriel marié à Isabelle Cogels, en profita pour courir à Vienne et obtenir le lot en espérant lui aussi devenir duc. Sa Majesté lui donna du comte et, comte de Turnhout, Depestre mourut le 21 janvier 1774. Son fils Joseph de Pestre vendit le château à la ville de Turnhout à une date inconnue. En 1908, les édiles, lassés de supporter un chameau de cette taille, voulurent abattre la demeure. C’est alors que la province d’Anvers arriva, acheta le bien et confia le programme de restauration à son architecte en titre Jules Taeymans.


Cour carrée

Le château, construit en brique et orné de bandeau-larmier, est inscrit autour d’une cour carrée et précédé à l’est par un pont-levis qui donne accès à une tour-porche ornée d’un portail baroque en pierre bleue. Au nord, on compte une tour presque identique. La façade sud compte cinq travées inégale en largeur et mène vers ce qui reste de l’ancienne tour datant sans doute du château-fort. La tour monte sur cinq niveaux et demi, caves comprises. Un étage sous toiture couronne l’ensemble.


Visites possibles.


SOURCES:
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 2, Editions Aparté, novembre 2003 
Paul Arren, Van Kasteel naar Kasteel III,  Hobonia 1989