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Fays, een leengoed van wolhandelaars


Château de Fays - 4910 Polleur (Theux)



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  • Le château de Fays profite toujours d’une grande plaine herbeuse. Curieusement, le château a été installé plus bas que le parc alors qu’il aurait pu dominer une très belle vue. © Philippe Farcy

  • La cour haute traduit une certaine modestie du bâti. Vivroux a ajouté le fronton à horloge. © Philippe Farcy



Officieel Naam Château de Fays
Ligging 4910 Polleur (Theux)
Bouw XVIIIe eeuw (1736) en 1866
Stijl Neoklassiek en eclectisch
Architect 1866: Auguste Vivroux; gravure : Antoine Vassé (1852)
Huidige bewoners
Toewijzing Privéwoning
Bescherming Niet beschermd goed

Laatste update : 24/03/2013


L’élégance éclectique selon l’architecte verviétois Auguste Vivroux.


Sur les hauteurs de Theux non loin de Polleur, se cache le hameau de Fays. On y compte deux châteaux Simonis. Ils furent construits et/ou améliorés par deux architectes de la famille Vivroux qui compta d’illustres et riches personnalités comme le furent les Cluysenaer et les Pompe. Le château qui nous occupe a été aménagé par Auguste Vivroux (1824-1899) en 1866 comme en témoignent les girouettes datées. C’est à Auguste que l’on doit le château jadis fastueux des Mazures et celui impressionnant de Meldert. Vivroux était par ailleurs l’auteur de l’Athénée Royal de Verviers, de l’Hospice des vieillards d’Andrimont et de l’École textile de Verviers. Les interventions de Vivroux à Fays furent limitées.


Famille industrielle


Les transformations avaient été commandées par André Simonis (1805-1870), industriel lainier, époux de Elisabeth de Grand Ry. Il hérita de Fays en 1840 et mit longtemps avant d’entamer les travaux. Vers 1852, on voit le château dans la gravure d’Antoine Vassé pour « La Province de Liège pittoresque ». Il se composait de cinq travées sur deux niveaux sommés d’une toiture mansardée à neuf lucarnes. Un balcon sans doute en fer forgé animait la façade sur trois travées. La famille Simonis possédait le bien par succession de Jean-Ignace de Franquinet (+ 1818) et de son épouse née Jeanne-Thérèse Cornet. Leur union avait été célébrée le 14 octobre 1768. Il en vint une fille, Marie-Agnès, unie à Joseph-Antoine Simonis le 10 janvier 1792. Ce dernier, frère d’Yvan, était maire de Polleur et mécène du sculpteur liégeois Henri-Joseph Ruxthiel. Marie-Agnès décéda sans hoirs en juin 1840.


200 hectares


Le neveu de Marie-Agnès, Armand Simonis, fils d’Yvan, hérita alors du site de Fays et des 200 hectares qui le composaient. Les Simonis conservèrent Fays jusqu’en 1975. À ce moment, le domaine passa par achat à Guillaume de Potter d’Indoye (1900-1982), époux de la comtesse Zoé de Jonghe d’Ardoye (1904-2005). Les Potter vendirent Fays dès 1983 à un praticien allemand spécialisé en médecine orientale, le Dr. Jerusalem. Ensuite le bien fut vendu à M. Tassistro et divisé en appartements.

Il est de notoriété publique que les Simonis furent en première ligne dans le domaine du textile à Verviers et ce, depuis la création de leur firme vers 1680, comme nous le disait le professeur Pierre Lebrun. On se souviendra, grâce au professeur Robert Halleux, que ce sont les frères Yvan (marié à sa nièce Marie-Agnès de Grand Ry, native d’Eupen) et Joseph-Antoine Simonis qui firent venir dans la vallée de la Vesdre le jeune ingénieur anglais William Cockerill, né à Haslingden dans le Lancashire en 1759. Arrivé à Verviers en 1799, ce spécialiste du coton construisit en 1800 la première machine (dite assortiment) à filer la laine que l’on vit sur le continent. Elle fut mise en marche le 1er janvier 1801. William fut le père de John (1789-1840). « Yvan et Joseph-Antoine Simonis eurent une sœur », ajoute Pierre Lebrun. « Prénommée Marie-Anne, elle épousa Jean-François Biolley et créa les premières maisons ouvrières du monde à Verviers ».



Petite butte


L’architecte Vivroux travailla sur des murs datant de la première moitié du XVIIIe siècle comme l’est la ferme en L attenante à la cour intérieure du logis en U. La date de 1736 figure sur un linteau d’une cave. La demeure, qui était un pavillon de chasse limité à la partie centrale et à ses deux clochetons, est construite en briques et est installée sur une petite butte. Cela imposa une nette différence de hauteur entre la haute cour pavée et la basse cour, elle aussi pavée. Elle est limitée par un appentis en moellons de grès et un édifice de trois niveaux animé de belles lucarnes passantes. La haute cour présente au versant sud un premier bâtiment de sept travées montant sur un niveau et demi.

Les encadrements des baies sont en pierre bleue et plats. Cette partie est couverte en bâtière. Puis l’aile se poursuit vers l’aile d’équerre du logis seigneurial qui s’élève sur deux niveaux couverts par une toiture mansardée à brisis. Ici on ne compte que trois travées. Les niveaux sont séparés par un large bandeau en pierre bleue. Le corps de logis s’étire sur sept travées inégales. Les trois travées centrales sont isolées par une légère avancée limitée par des chaînages d’angle. La troisième travée à partir du sud reçoit la porte d’entrée sommée d’un balcon ; le tout est cerné par des refends. Les deux niveaux sont ensuite couverts par une lucarne en pierre bleue sculptée, armoriée et chiffrée d’un S.I. entremêlé. Une horloge occupe l’œil-de-bœuf central. La toiture est ici aussi mansardée et à brisis.

À gauche de la cour, s’étire une aile de communs. Face à la grande étendue d’herbe, se trouve la belle façade du château. Avec le bow-window à pan coupé, elle file sur sept travées plus deux travées pour un bâtiment annexe « qui était composé de communs en bas et de chambres pour le château en haut », nous précisa le professeur Ivan Simonis. Plus loin encore, se trouve la chapelle castrale installée en 1786 par le troisième propriétaire des lieux, Jean-Ignace de Franquinet. Elle est isolée du château. La façade donnant au sud pose sur un épais soubassement en grès à jours et comporte trois travées latérales en ressaut, limitées pour la première par des pilastres à refends. Ils semblent constituer une tour cornière. Notons encore qu’avant l’arrivée des Simonis, le bien appartint à Jean-Nicolas Nélis qui vendit les lieux le 1er septembre 1778 aux Franquinet. Jean-Nicolas avait hérité de son oncle Jean Nélis, par testament du 19 novembre 1756. Jean Nélis était commissaire de Theux, échevin et greffier de la cour féodale de Jalhay. Il était marié à Léonardine Deru, de Polleur.


Visites non autorisées. Le château se voit de la route.



SOURCES
:
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 4, Editions Aparté, novembre 2005 
Jacques-Antoine-Abraham Vassé, Les châteaux, les ruines, les monuments et les sites pittoresques des provinces de Brabant, de Hainaut, de Piamur et de Liége et l'historique de toutes les localités de ces provinces, Bruxelles, 1844-1859