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Vurste, folietje van graaf Isidore Malfait


Kasteel Borgwal - 9890 Vurste (Gavere)



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  • La juxtaposition de la salle de bal et du château construit par le vicomte de Nieuport vers 1760 est l’un des charmes de cet endroit dont la restauration est prévue prochainement. © Philippe Farcy

  • Le château est ceinturé d’eau et précédé par un très beau pont. L’arrière est occupé par un très large étang bordé par deux drèves d’arbres majestueux. © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy



Officieel Naam Kasteel Borgwal
Ligging 9890 Vurste (Gavere)
Bouw Midden 18de eeuw en rond 1860
Stijl Neoklassiek en eclectisch
Architect
Huidige bewoners Broeders van Liefde/Frères de la Charité
Toewijzing Centrum voor mentaal gehandicapte jongeren
Bescherming Beschermd op 9 juni 1995

Laatste update : 04/01/2013


Un élégant caprice


Les Frères de la Charité sont propriétaires du château de Vurste, dit aussi de Borgwal, depuis 1975. Ils acquirent le château au comte René Goethals de Mude de Nieuwland. Le patronyme de ces derniers évoque deux quartiers de Gand qui appartenaient jadis à cette illustre famille de la cité de Jacques van Artevelde. Les Frères y éduquent désormais de jeunes handicapés mentaux et, à cette fin, ils ont entrepris des travaux importants dans les communs, allant jusqu’à restaurer l’étonnant pigeonnier de la basse-cour. Le château sera rétabli et utilisé à de bonnes fins d’ici quelque temps, avec l’aide de la Communauté Flamande. Quant au parc, il a été partiellement loti pour abriter les maisons des jeunes. Il conserve toutefois une très belle allure grâce à son immense étang, aux perspectives qui s’y dégagent et aux bouquets d’arbres encore présents. Le site est muré sur 1.900 mètres. Le château est entouré d’eau sur ses quatre côtés.



Comtes pontificaux

Les Goethals, comtes pontificaux depuis 1830, puis comtes belges en 1838, ont hérité de Vurste par le mariage en date du 11 mai 1861, de leur aïeul Louis (1829-1912) avec mademoiselle Flore Malfait (1840-1898). Flore était la fille unique du comte Isidore (1809-1898) et de dame Flore Heurté (1821-1842). Malfait avait été fait comte papal. On ne sait guère de choses sur Vurste avant le XVe siècle sauf que cette terre était aux mains de Raes de Gavere. L’historien de Potter écrivait entre 1864 et 1870 que le domaine de Vurste appartenait vers 1541-1543 à Florent de Martaigne ou Mortagne, comte de Potelles. Les comtes de Potelles étaient alliés aux illustres Carondelet qui donnèrent un chancelier de Flandre et un archevêque à Malines. On notera que le château-fort de Potelles existe toujours près de Bavay, dans le Nord de la France. Il appartient aux barons du Sartel.

Comme l’écrivait naguère Antoine De Smet, en 1578 on trouvait à Vurste un certain Cabilliau ou Cabeleau de Tiponseau. Ensuite, le domaine fut transmis par voie d’achat à Liévin d’Hasmere puis à Monseigneur Triest, évêque de Gand (1622-1657) que l’on a « rencontré » à Kruishoutem en 1643. Vers 1750, nous trouvons le château dans les mains de Marc-Antoine de Preud’homme d’Hailly, vicomte de Nieuport et baron de Poucques (Poeke). Il avait épousé Antoinette d’Oignies de Courrières. En 1775, le bien était tenu par le sieur van Ongeval, puis il passa avec 18 hectares aux Maelcamps, lors d’une vente publique du 2 novembre 1775. Ensuite, on y vit Edouard Maes Newbery, administrateur des armées impériales. Lui-même ou ses héritiers s’en séparèrent le 19 octobre 1840 contre 76.325 francs au profit des époux Malfait-Bartsoen, parents d’Isidore.


Folie mondaine

Le comte Malfait allait en hériter et conserva au château son apparence classique de l’époque Louis XV. Par contre, il s’offrit une folie mondaine en ajoutant, à l’ouest du corps central, un bâtiment aux lignes sobres mais décoré dedans et dehors d’une manière fastueuse afin de recevoir ses amis et y organiser des fêtes que l’on imagine sublimes. Cette adjonction d’un seul niveau, posée sur un soubassement de caves, est large de trois travées au sud et au nord; elle n’ouvre que par une seule travée à l’ouest.

On se réjouira en admirant cette débauche de goût où foisonnent les frises et les corniches, les baies de modèles divers, les lucarnes superposées, le tout dans un ballet de formes carrées, pointues, échancrées, arrondies etc. La pierre bleue y est taillée avec une légèreté digne d’un château de sable. Sur la face nord, entre la salle de bal et le château proprement dit, pointe une tour carrée, engagée, construite en briques. Elle témoigne de la présence d’un édifice antérieur au milieu du XVIIIe siècle.

Le château est précédé par un pont dormant d’une seule arche. Il est superbement devancé par deux piles sommées de griffons ailés, de vasques et de vases couverts que dissimule la végétation, comme elle cache une partie de la très belle balustrade.


Chapelle votive

Le château, cimenté, se compose de sept travées sur sa façade orientée au sud. Elles sont étagées sur deux niveaux et demi, posées sur un haut soubassement. Les trois travées centrales sont sommées d’un fronton aux armes Malfait-Goethals. Un bandeau-larmier sépare les niveaux. Des chaînages d’angles et des pilastres chaînés structurent l’élévation verticale de la bâtisse. La face est présente une baie ancienne et deux ouvertures de la moitié du XXe siècle, relativement disgracieuses. La face nord est affublée d’un patio lui aussi moderne, sans charme, qui monte sur deux niveaux. Le corps principal, haut de trois étages, s’étire sur quatre travées suivies par celle de la tour qui monte sur cinq niveaux. Puis, on trouve un autre corps de bâtiment de trois travées grimpant sur deux niveaux. Le château est couvert d’une toiture d’ardoises à croupes et à coyaux. Quant à l’entrée du parc, elle s’effectue par un portail de style baroque très intéressant. Il date du XIXe siècle, mais il est digne de la majesté que dégage celui de Morialmé. Le parc compte toujours 18 hectares; il est pourvu de diverses fabriques dont un charmant pavillon chinois assez délabré, malheureusement. Enfin, une chapelle votive a été ménagée dans le mur latéral en 1874, par le comte Malfait, comme en témoigne une plaque armoriée et gravée. Elle est ouverte au public, mais pas le parc et encore moins le château et ses dépendances.

On ne visite donc pas. Le château se voit de la rue.


SOURCES:
Paul Arren, Van Kasteel naar Kasteel XI, Hobonia 2005

Philippe Farcy, 100 châteaux de Belgique connus et méconnus, volume 1, Editions Aparté 2002
Paul Kongs & Antoine De Smet, De oude burcht en het nieuwe burchtmonument te Gavere, VVV ‘t Gaverland 1944
Frans de Potter & Jan Broeckaert, Geschiedenis van de Gemeenten der Provincie Oost-Vlaanderen, Annoot-Braeckman 1864