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Bunswyck, verankerd in de 21ste eeuw


Kasteel de Bunswyck - 3010 Kessel-Lo (Leuven)



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  • Charme, douceur et simplicité caractérisent le château de Bunswyck. © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy



Officieel Naam Kasteel de Bunswyck
Ligging 3010 Kessel-Lo (Leuven)
Bouw Einde van de XVIIIde eeuw?; 1835?; binneninrichting rond 1860-1870
Stijl Neoklassiek
Architect
Huidige bewoners
Toewijzing Kantoren, vergaderzalen en zalen voor privéfeesten
Bescherming Niet beschermd goed

Laatste update : 06/01/2013


Un aspect néo-classique qui traduit des influences françaises.


À la sortie de Louvain, sur la chaussée de Tirlemont, se trouve cette élégante demeure posée à la perpendiculaire de la route juste avant le départ de la nationale 25 vers Namur. Son premier nom est celui de ses anciens propriétaires, les barons (pontificaux) Ernst de Bunswyck. Mais on l’a parfois appelé « de Mol » soit « la Taupe » ou encore le « Petit château » en opposition au grand château qui appartenait aux barons de Dieudonné de Corbeek over Loo.

Cimentée et peinte joliment en jaune, l’apparence du château semble tout droit sortie de la fin du XVIIIe siècle. On pourrait d’autant plus y penser que la façade nord comporte une pierre gravée à la mémoire de l’action caritative de Marie Ernst, dont le chronogramme révèle la date de 1765. Pourtant, le patrimoine monumental n’a pas retenu cette bâtisse dans son inventaire disponible sur Internet. Il y a là une évidente injustice même si la maison date comme le pense son nouveau propriétaire, de 1835.



Séminaires

Le propriétaire actuel est Peter Sterck, spécialiste de l’informatique mais aussi homme d’affaires décidé de transformer cette demeure pour en faire un lieu de séminaires durant la semaine et un lieu de fêtes durant les week-ends. Bunswyck vit, pense et s’amuse grâce à lui sans jamais s’arrêter. D’une résidence de campagne, le château est devenu un outil de travail comme cela se voit parfois désormais. En 1997, Peter Sterck a acheté le domaine limité à 2 hectares à une société d’investissements qui l’avait acquise de Edouard Hottat, fils de François. Ce dernier était aussi propriétaire du très intéressant château de Biest à Corbeek-Loo, juste avant Lovenjoul. Biest est toujours dans la descendance Hottat, aux Vandemoortele. Les deux domaines se touchent encore et constituent, selon M. Sterck, un bloc de 200 hectares. Les Hottat sont membres d’une famille très connue à Louvain. Leur firme de bonneterie « Fabota » fabriquait jadis des collants en nylon et aussi des chemises, comme en produisait la famille Tassin dont est issu Thierry, le pilote de courses réputé.



Cousin de Vertryck

Remontons dans le temps. Les Hottat avaient acheté le château de Bunswyck au sortir de la guerre 1940-1945 à Vincent Ernst de Bunswyck et à son épouse Antoinette Morel de Boucle-Saint-Denis. La baronne Antoinette est décédée le 15 février 1994 à 101 ans. Ces derniers allèrent ensuite s’installer à Torremolinos. Vincent était le fils de Léopold (1835-1921, 1er baron Ernst de Bunswyck) et de Zélie de Dieudonné de Corbeek over Loo (1838-1883), fille du baron Louis et de Catherine Joostens. Vincent avait un frère Antoine (1874-1943) qui posséda le château de Vertryck, à Boutersem.


Léopold Ernst de Bunswyck fut le seul à être créé baron par le pape, le 4 août 1875. Les générations suivantes furent élevées à ce titre par Albert Ier. Antoine qui était chevalier depuis le 1er août 1914, devint baron le 1er août 1930. Son frère Alexandre avait été fait baron avant lui, le 22 mai 1922. Seuls les garçons aînés sont titrés. C’est à travers les Dieudonné que les Ernst prirent en charge le château de Bunswyck. L’actuel baron de Dieudonné de Corbeek over Loo aurait bien voulu donner des dates mais les archives familiales brûlèrent au château d’Over-Loo durant la Première Guerre mondiale. Il est en tous cas certain que son aïeul Louis-Alexandre (1802-1886) était fils d’Antoine, seigneur de Moorteren, de Bunswyck (nom relevé par les Ernst) et de Theune. Antoine avait épousé Marie-Elisabeth de Spoelberch, des seigneurs de Lovenjoul. Les Spoelberch étaient-ils châtelains à cet endroit avant les Dieudonné ? C’est possible mais ce n’est pas sûr.

Et tout ceci ne nous donne pas une date certaine pour le château de Bunswyck qui possède de très beaux décors de boiseries néorenaissance française marquées du F de François Ier. Quoi qu’il en soit, le château se présente comme un quadrilatère de deux niveaux comportant sept travées et sept lucarnes en bâtière dans la toiture d’ardoises mansardée. Le dispositif arrière est presque identique. On relèvera l’élégance de l’élévation qui se limite à trois travées sur la voirie. Là aussi, on trouve deux niveaux mais ils sont posés sur un haut soubassement de pierre, sans doute de Gobertange, creusée de trois gorges et limité par un bandeau de pierre bleue. Les baies du centre sont plus hautes que leurs voisines. La façade se poursuit par une aile d’un niveau décorée de refends sous une toiture à la Mansard. On y trouve trois autres baies et une porte de garage.



Cour intérieure

La façade arrière du château donne sur deux autres faces de communs qui constituent une cour intérieure. D’autres communs se développent sur le nord. On y trouve les anciennes écuries et les remises en style néo-classique, puis une petite tour carrée mansardée qui servait de pigeonnier. En retour d’équerre, les annexes se terminent par trois niches et par une autre tour carrée en bâtière qui servait de volière. Il y a encore une annexe dans le parc pour le matériel de jardinage et surtout au sommet de la colline, on voit un petit pavillon de style rocaille en briques, à toiture mansardée, du plus bel effet. Il semble mal vieillir. Ce n’est pas le cas du château qui lui a pris un sacré coup de jeune. On ne va pas s’en plaindre.


Visites possibles.


SOURCES
:
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 2, Editions Aparté, novembre 2003