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Meldert, de prachtige overblijfselen van een roemrijk verleden


Kasteel van Meldert - 3320 Meldert (Hoegaarden)



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  • La chapelle de Meldert est un chef-d’œuvre néo-gothique d’Henri Beyaert, érigée en 1867. © Philippe Farcy

  • Meldert est un des monuments les plus importants du patrimoine belge du XIXe siècle. © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy

  • Sint Janscollege, Aalmoezeniers van de Arbeid, carte postale, ed. Anc. ets Ern. Thill & Nels

  • Sint Janscollege, Aalmoezeniers van de Arbeid, carte postale, ed. Thill & Nels

  • Sint Janscollege, Aalmoezeniers van de Arbeid, face arrière, carte postale, ed. Thill & Nels



Officieel Naam Kasteel van Meldert
Ligging 3320 Meldert (Hoegaarden)
Bouw XVe eeuw, 1663, 1845, 1867
Stijl Neogotiek
Architect XIXe eeuw: Auguste-Marie Vivroux & Henri Beyaert ; tuinarchitect: Louis Van der Swaelmen
Huidige bewoners Sint-Janscollege (Almoezeniers van de Arbeid)
Toewijzing College
Bescherming Beschermd op 14 januari 1993

Laatste update : 04/01/2013


Le rêve romantique d’un monde médiéval.


Dans les plaines du Brabant flamand, à une encablure de Beauvechain, le domaine de Meldert que les usages francophones nomment « Maillard » est d’un intérêt majeur. Il l’est pour son ancien jardin anglais dont il reste quelques souvenirs (fabriques, escaliers, piscine, allées) créé en 1911 par Louis Van der Swaelmen. Il l’est surtout pour son château romantique érigé en 1845 par Auguste-Marie Vivroux (1795-1867) et pour son extraordinaire orangerie dessinée vers 1867 par Henri Beyaert (1823-1876). Ce Vivroux à qui l’on doit le château des Mazures à Pepinster est né dans une famille originaire du petit village d’Embourg (Liège) et y établie dès 1660. Les Vivroux se sont ensuite installés à Verviers au XVIIIe siècle. Cette famille donna cinq générations d’artistes. Et dire que ni Embourg ni Verviers ne leur ont offert une rue !



Gothique à l’anglaise

Pour Meldert, l’architecte s’est répandu dans un mélange d’influences renaissantes et d’influences de style gothique flamboyant (décors des baies, lucarnes et frises pour l’extérieur, garde-corps, cheminées, luminaires, encadrement de portes et plafonds pour l’intérieur). Le goût gothique à la sauce anglaise qui éclôt ici n’était guère une nouveauté. Verly avait déjà remanié la tour du château des comtes de Rupelmonde dès 1817 pour le baron de Feltz et le château de Wissekerke à Bazel dans ce sens dit « Troubadour » en 1818. Vivroux n’offre plus ici la finesse et la légèreté du style « Troubadour ». On penserait plutôt à la rénovation du château de Bouchout par Suys entreprise dès 1832. La virilité de la demeure de Meldert serait à mettre en parallèle avec la future nouvelle cour en U du palais des princes-évêques de Liège que Jean-Charles Delsaux allait projeter entre 1849 et 1852.



Donjon ancien

Le château de deux niveaux, posé sur un mince soubassement, se compose d’une nef centrale (hall) d’une travée limitée par deux tourelles circulaires de trois niveaux séparés par des bandeaux. Les toitures sont en bâtière, couvertes d’ardoises et en poivrière pour les tourelles. À son extrémité, surgit un puissant donjon carré de cinq niveaux sommés d’une terrasse superbement ornée de quatre échauguettes crénelées en encorbellement d’où jaillissent des gargouilles de plomb. Le garde-corps est très élégamment ouvragé. Cette tour est le reste de l’ancien château, comme en témoigne une pierre gravée du troisième niveau datée 1663, venue rappeler de lourdes transformations. On notera que les nombreuses décorations gothiques de l’architecture sont absolument remarquables (bandeaux, pinacles, contreforts, garde-corps, armoiries...). De ce côté donnant sur le parc et l’étang, Vivroux a créé deux terrasses à hauteur du deuxième niveau. Ces terrasses sont soutenues par trois arcs brisés et quatre colonnes à chapiteaux feuillagés. Voilà qui place la façade du rez en retrait et laisse un bel espace à une double galerie couverte. C’est superbe !



Orangerie extraordinaire

De la nef centrale partent deux ailes en équerre, larges de trois travées. Elles s’appuient chacune sur une aile terminale en avancée, posées dans l’axe de la nef centrale et larges comme elle d’une seule travée. Elles sont achevées en hauteur par des pignons plats débordants. En face du château se trouve l’aile des écuries et des garages. Cet édifice date sans doute de la fin du XVIIIe siècle et a été décoré d’éléments gothiques.

Ce n’est pas tout. Le meilleur est pour la fin. Derrière une vaste plaine de football, la vue s’arrête sur la grâce et la légèreté d’une ancienne orangerie transformée en une chapelle scolaire par les actuels propriétaires. Cet édifice de 1867 est une oeuvre majeure de Henri Beyaert (à qui on doit les sièges de la Banque Nationale à Bruxelles et à Anvers, le château détruit de Wespelaer où il reste les garde-corps en fer forgé d’un pont, l’aile détruite du château de Trazegnies, la maison des Chats, les grilles du square du Petit Sablon et le Concert Noble à Bruxelles, le château de Marnix à Overijse, la gare de Tournai, l’église et le château de Faulx-les-Tombes....). L’orangerie est constituée d’un seul bloc ouvert à l’est par cinq travées séparées par d’épais contreforts et illuminés par des verrières sous arcs surbaissés. Ces verrières sont protégées par des grilles en fer forgé de la plus grande qualité décorative. Deux lucarnes et des pinacles donnent une sensation de verticalité à un édifice très en longueur, clos en ses pignons par deux tourelles circulaires. On vous passe les détails en regrettant amèrement que la frise de crête en plomb ait été enlevée.



Suite de grands seigneurs

Meldert possède en outre une histoire, longue à faire rêver n’importe quel châtelain. La première mention remonte au XIIIe siècle quand les chevaliers de Meldert régnaient en ces lieux. À la mort de Libert II de Meldert en 1484, le bien passa à son neveu, fils de sa soeur, Antoine de Montenaken. De son mariage avec Cornélie de Rommerswael, Antoine eut une fille Marie qui convola avec le baron Guillaume d’Oyembrugge de Duras. Comme à Duras, le fief passa alors aux comtes van der Noot par le mariage de Anne-Antoinette d’Oyembrugge en 1705 avec Philippe-François van der Noot. De là, le bien échut aux comtes d’Oultremont puis aux barons de Beeckman puis aux comtes de Lannoy qui l’ont loué avant de le vendre pour la seule fois de son existence, en 1957 aux Aumôniers du Travail. Ceux-ci résidaient précédemment au château d’Argenteuil construit à Waterloo par Jean-Pierre Cluysenaer pour le premier comte de Meeùs.


On ne visite pas. 


SOURCES
:
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 2, Editions Aparté, novembre 2003 
Paul Arren, Van Kasteel naar Kasteel IV,  Hobonia 1991