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Oud worden in Wittouck


Kasteel van Klein-Bijgaarden - 1600 Sint-Pieters-Leeuw



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  • Le château date de 1866. Sa monumentalité et la qualité de ses accès témoignent d’une grande main. Château Wittouck (Scheut)

  • © Philippe Farcy

  • Les ailes d'accès du château Wittouck sont une création de l’architecte Henri Beyaert. A-t-il aussi dessiné le château ? Seule la preuve manque. © Philippe Farcy

  • Carte postale envoyée en 1919



Officieel Naam Kasteel van Klein-Bijgaarden
Ligging 1600 Sint-Pieters-Leeuw
Bouw 1865-1866
Stijl Eclectisch tot overheersend neoklassiek
Architect Henri Beyaert voor de stallen
Huidige bewoners Pères missionnaires de Scheut
Toewijzing Bejaardentehuis Broeders-missionarissen van Scheut (Zuun)
Bescherming Niet beschermd

Laatste update : 26/03/2012


Un ancien prieuré où le jeune Beyaert s’est exprimé.

Le château Wittouck compte encore sept hectares et est planté de quelques très beaux arbres. Le parc, longé par la Zuun qui se jette dans la Senne, était occupé jusqu’à la fin de l’Ancien Régime par le prieuré de Petit-Bigard et comptait 100 hectares. Il fut acheté en totalité contre 45.000 francs le 28 floréal an VIII (1800) par Guillaume Wittouck (1749-1829), homme de loi, qui résidait rue du Grand Hospice à Bruxelles. Les Wittouck sont originaires du pays de Waes. Le fils de Guillaume, François, né en 1783 et marié à Pétronille van Cutsem, fut maire de Leeuw-Saint-Pierre en 1813, comme le seront aussi son fils et son petit-fils. Il décéda en 1814 après avoir monté une affaire de distillerie d’alcool. Sa disparition intervint avant la naissance de sa fille Marie-Adèle. François eut donc un fils prénommé Félix-Guillaume (1812-1898), époux d’Elisabeth Boucqueau. Ce couple aura cinq enfants. Paul et Franz se feront remarquer en achetant en 1904 la Raffinerie Tirlemontoise. Une de leurs soeurs, Marguerite, épousera Victor Allard, banquier et bourgmestre de Uccle. Cet Allard avait fait construire dans sa commune un château magnifique par Jean-Pierre Cluysenaer. Félix-Guillaume et Elisabeth sont les édificateurs du château de Leeuw-Saint-Pierre. En face du château, se trouve toujours une partie de la fabrique de genièvre de Félix-Guillaume. Le domaine fut conservé par son fils Jacques. Durant la guerre civile espagnole, de 1936 à 1939, le château a été loué partiellement par les jésuites espagnols et par une pension de famille. En 1939, l’armée belge occupa le château. Puis, le 14 novembre 1941, les lieux furent achetés par les Pères de Scheut, juste avant une occupation allemande. On notera que l’archevêque de Kinshasa, Mgr Félix Scalais, mort le 17 août 1967, est enterré au cimetière du couvent.



Château massif

Le château a été construit en U par un architecte malheureusement inconnu. Il a été restauré à la fin des années nonante. C’est un ensemble traditionnel de briques et de pierre bleue, qui a peut-être été enduit à l’origine. Ses ornements se limitent au soubassement de calcaire, aux contours des baies en plein cintre, à clé et chaînage. Les bandeaux accentuent l’effet d’horizontalité de l’édifice. Ils poursuivent les appuis de fenêtres et relient la base des arcs des baies inférieures. En comptant les ouvertures des avant-corps, pignons compris, la demeure compte dix-sept travées sur la cour, fermée sur ses quatre côtés. L’aile centrale présente un avant-corps en léger ressaut, large de une travée; il monte sur trois niveaux dont un pour la seule lucarne dont disposent les longues toitures en bâtière couvertes d’ardoises. La lucarne possède deux baies jumelées couronnées par un arc en plein cintre dans lequel est inscrite une horloge. Les baies sont enserrées par deux plaques datées de 1866.



Henri Beyaert

Deux pavillons latéraux datés de 1865 émergent des ailes; ils sont remarquables de qualité, légers et puissants. On sait que l’architecte de ces dépendances fut Henri Beyaert, le plus célèbre architecte de Bruxelles en son temps, auteur des bâtiments de la Banque Nationale à Bruxelles et à Anvers, auteur des grilles du parc du Petit Sablon, de la maison des Chats à Bruxelles... La légèreté de ces petits édifices est assurée par la modestie des bâtiments limités à un niveau et à trois travées. Par contre, la puissance est générée par les colonnes annelées et ornées de pointes de diamants. La pierre bleue donne toute l’animation qu’il faut pour ces deux bâtiments qui servaient jadis de passages couverts. Un seul a conservé cette fonction. Du côté du parc, l’aile ouest compte un pignon de trois travées. Celle du centre est placée en ressaut sous un fronton; elle est ornée d’un beau balcon animé de deux vases couverts à godrons. L’aile regardant le parc comporte pas moins de seize travées, y compris celles de l’avancée latérale sommée d’une toiture hexagonale. Trois larges lucarnes animent la toiture tandis que les trois accès rythment de leurs bossages une élévation un peu sèche.

On ne visite pas. Le château se voit de la rue.


SOURCES
:
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 2, Editions Aparté, novembre 2003