FR - NL - EN
HOME AGENDA CONTACTEER ONS FAQ VERBINDING KASTEELHEREN

Acoz: een kasteel waar u ongetwijfeld verzot op bent


Château d'Acoz - 6280 Acoz (Gerpinnes)



Contacteren

Kategorie : Informatie Business Evenementen
Voornaam
Naam
E-mail
Telefoon
Gelieve CASTLE te herschrijven hieronder:

  • Le châtelet d’entrée est une jolie construction longée par la rivière. Jadis, Acoz était une place-forte totalement fermée. © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy

  • La façade sud d’Acoz ne manque pas de rigueur. Son aspect militaire est renforcé par les fossés profonds. © Philippe Farcy

  • Des deux ailes abattues il reste cette petite tour circulaire. La façade ouest est la plus célèbre à Acoz. Voilà un domaine qui a de l’allure. © Philippe Farcy



Officieel Naam Château d'Acoz
Ligging 6280 Acoz (Gerpinnes)
Bouw XVIe eeuw; 1674; XIXe eeuw
Stijl Lodewijk XIV
Architect
Huidige bewoners Château d'Acoz - Kyoto Gallery
Toewijzing Privéwoning & verhuring voor culturele evenementen, seminaries en conferenties, ontmoetingen ...
Bescherming Niet beschermd goed

Laatste update : 12/01/2013


Là où coule l’Hanzinne se niche Acoz. De Gerpinnes, on le devine.
La roue du temps a tourné. Acoz a changé de mains.


Pour des demains qui chantent au gré des glycines, cette belle maison en L, rigoureuse dans son unité architecturale offerte par le seul emploi de moellons de calcaire et remaniée à la fin du XIXe siècle, vient d’être achetée par un négociant en antiquités d’origine anversoise. Tony Cammaert, de la galerie Kyoto, a quitté le Sablon pour Acoz. Il n’a pas cinquante ans et il est spécialisé dans les objets orientaux. Décidément, l’Entre-Sambre-et-Meuse regorge de mille choses. Pensons à Presles, à Oret-Mont, à Hanzinelle, à Tarcienne, à Morialmé, à Sart-Eustache, à Fosses-la-Ville, pour ne citer que les plus importantes maisons du voisinage. La proximité de Châtelet et de la périphérie assez sinistre de Charleroi renforce les atouts de telles demeures par simple contraste.



Udekem

C’est ce qu’a compris le sieur Cammaert. Sans doute les Pirmez le comprirent-ils aussi lorsqu’ils acquirent le domaine, en 1859, aux d’Udekem de Guertechin, devenus d’Acoz. Plus précisément, c’est Irénée Pirmez, née Drion (du Chapois) et mère du poète Octave Pirmez (mort en 1883), qui acheta Acoz. La soeur d’Irénée fut par ailleurs la grand-mère de Marguerite Yourcenar. Les d’Udekem avaient hérité de la seigneurie en 1760. Elle leur venait des Marotte de Montigny (voyez les châteaux de Montigny) à Hanret et de Ostin, maîtres de forges. Les Marotte arrivèrent à Acoz vers 1580. Ce fief de haute justice était alors une terre liégeoise. Cela explique que les boiseries, le mobilier de la chapelle et le magnifique escalier du château soient des oeuvres d’artisans principautaires. Avant les Marotte, Acoz appartint aux marquis de Quiévrain et, encore avant eux, à Aimard de Féry.



Superbe porche

Jadis, Acoz était une maison-forte de 45 mètres de côté dont il reste quelques traces. Les ailes ouest et est ont disparu. On accède au parc de 25 ha par un pont dormant. Il enjambe la Hanzinne et permet de passer sous un porche en plein cintre de 1674 accolé d’une conciergerie du XVIIIe siècle. À cette hauteur, le parc et l’ancien potager sont clos de murs. L’aile principale de la maison est orientée sud-ouest. Elle apparaît sur la gauche comme un grand vaisseau de style Louis XV de trois niveaux séparés par des bandeaux ou des cordons saillants. Elle se compose de dix travées aux baies à linteaux bombés sommés de clés et bordés d’encadrements moulurés. La toiture, en bâtière, est animée de cinq lucarnes à croupes. Le niveau des caves est presque à fleur d’eau. Celle-ci ceinture les bâtiments de toutes parts. Au sud-est, une tour carrée en avancée, et engagée, présente quatre niveaux sous une bâtière en cloche. À l’ouest, cette élévation s’arrête sur un châtelet d’entrée dont il reste la feuillure et les glissières du pont-levis.



Antiquaire anversois

Entre les glissières se trouvent les armes des Marotte (trois chaudrons) et des Quiévrain. L’aile se poursuit à l’ouest par une grande remise terminée par une tour basse défensive percée de rares baies carrées. À l’est, l’aile en équerre, à croupettes, présente dix travées sur la cour et neuf sur les douves. Il faut y ajouter la chapelle et la tour d’angle carrée qui date du XVIe siècle. La cour conserve encore une belle tour ronde isolée, sommée d’une toiture en poivrière, comme à Melroy, Esquelmes ou Bois-Seigneur-Isaac.
Les étangs, les hautes futaies et le site finissent de nous convaincre du bon choix opéré par l’antiquaire anversois qui s’est lancé dans le rajeunissement de l’édifice.

On ne visite plus, à moins de s’annoncer.



SOURCES:
Philippe Farcy, 100 châteaux de Belgique connus et méconnus, volume 1, Editions Aparté, novembre 2002

Paul Arren, Van Kasteel naar Kasteel IX, Hobonia 2001