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De eclectische statigheid van Ittre


Château d'Ittre - 1460 Ittre



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  • L’illustre architecte Henri Maquet a privilégié les volumes massifs et puissants pour ce château principalement de style Louis XIII posé à mi-pente d’une colline herbeuse. Vous avez dit prestige ? © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy



Officieel Naam Château d'Ittre
Ligging 1460 Ittre
Bouw 1875-1885
Stijl Eclectisch
Architect Henri Maquet; tuinarchitect: Fuchs
Huidige bewoners
Toewijzing Privéwoning
Bescherming Niet beschermd goed

Laatste update : 08/06/2012


Le beau château d’Ittre domine la Sennette à deux pas du théâtre Plume.



De la route qui entre au village, derrière de puissantes grilles et des piliers qui ne le sont pas moins, Ittre surgit dans sa majesté. Une allée large et longue serpente et grimpe à flanc de colline entre des arbres superbes dans un parc planté par le paysagiste Louis Fuchs (Huyenoven et Louvignies), déjà employé par les princes et ducs d’Arenberg à Héverlé et à Enghien. Après avoir laissé sur la gauche les dépendances, en partie anciennes, on arrive au château dont les proportions se font imposantes.



Ancien fief brabançon


Ittre est un fief très ancien. De Seyn évoque l’an 877 comme date de création du village, posé dans la mouvance du récent chapitre noble de Nivelles. Le vieux château, implanté plus bas que celui-ci, a été gravé au XVIIe siècle par Harrewijn. Il appartenait aux Rifflart qui l’avaient reconstruit après les troubles religieux. Il avait été brûlé en 1632 par les calvinistes. Ittre fut encore dévasté par les Français en 1674, 1675 et 1676. Sous Philippe IV d’Espagne, il devint une baronnie. Sous Philippe V en 1690, avec le château disparu de Fauquez qui appartenait à Philippe d’Herzelles, grand drossart du Brabant, Ittre reçut l’honneur de devenir un marquisat. Les Rifflart étaient seigneurs de Rosée à l’instar de Guillaume (+ en 1578), époux de Jeanne de Baillencourt, dame d’Ittre. Léopold-Ignace de Rifflart, premier marquis, sera bailli de Nivelles, intendant du duché de Brabant et de Malines. Il avait épousé Dorothée de Vooght et en eut neuf enfants. Le dernier mâle de la famille, leur fils Albert, mourut pourtant dès 1766; il avait convolé avec Isabelle de Fourneau de Cruyckembourg. Lorsqu’en 1769, Marie-Victoire de Rifflart, petite-fille de Dorothée, épousa le marquis Eugène de Trazegnies, chambellan de Joseph II, Ittre entra dans cette Maison. En 1855, le domaine fut vendu par Charles-Maximilien de Trazegnies à Jean-Baptiste t’Serstevens. Le fils aîné de Jean-Baptiste, Gustave, hérita du château. Marié à Françoise Claes, de Lembeek (Groenenberg), il donna la demeure à sa fille Julie, épouse d’Albert de Smet, industriel du textile et actionnaire des A.G., comme le premier comte Coghen.



Démolition du vieux château


Julie et Albert démolirent le vieux château en 1875. Dix ans plus tard, ils avaient achevé l’impressionnante bâtisse que l’on voit toujours. Et le couple de Smet ne fit pas appel à n’importe qui. Son architecte fut Henri Maquet. Il était l’auteur des deux superbes immeubles de la place Stéphanie à Bruxelles, démolis fin des années quatre-vingts. Il construisit le château de Mianoye pour les Gourcy-Serainchamps alliés aux Vermeulen. Mianoye était le grand frère de Ittre et il a été très malheureusement démoli en 1970 par les comtes de Diesbach de Belleroche. C’était dans l’air du temps de voir ces grands machins sans histoire et prétendument sans style, à force de les mêler, réduits à néant. On doit encore à Maquet la très élégante façade de l’Ecole Royale Militaire au Cinquantenaire, celle plus prestigieuse encore du Palais Royal de Bruxelles, une partie des serres de Laeken, l’ancienne villa royale d’Ostende. En voilà assez pour placer Ittre dans une ligne de grand prestige; malgré cela, il n’est pas classé et même pas repris dans les volumes du patrimoine monumental. C’est évidemment une honte.



Souffrances de guerre


Les de Smet décédèrent sans hoir. Le bien s’en alla dès lors vers leur nièce Juliette Lippens (1879-1941) qui avait épousé Ernest de Géradon (1871-1957). De leurs trois filles, Isabelle qui ne se maria pas, prit plus tard sa part sur Ittre, seule. Sa soeur Emilie épousa le vicomte Ferdinand Jolly; enfin, Marthe épousa le baron Antoine della Faille d'Huysse. En 1985, le château d’Ittre est entré dans le patrimoine d’un des petits-neveux d’Isabelle avec 38 hectares de parc et de jardin. Le château, totalement paré de briques et de pierre bleue pour les chaînages d’angles et les piédroits harpés des baies, est constitué d’un grand bloc central de cinq travées limité sur sa face sud par deux tours hexagonales engagées sous des toitures pyramidales. Les trois travées centrales sont en ressaut. Au rez, les trois arcades formant patio sont précédées par une terrasse et un magnifique escalier. Ce corps central grimpe sur trois niveaux sous un fronton en arc brisé qui enserre une lucarne à volutes. Le château en tant que tel ne compte que deux niveaux posés sur un soubassement de caves ajouré, séparés par des bandeaux larmiers.


On ne visite pas. Le château se voit de la rue.


SOURCES:
Philippe Farcy, Châteaux et manoirs de charme en Belgique, Editions Aparté 2008

Marquis de Trazegnies, Autour de Georges, marquis de Trazegnies (1762-1849), et de son épouse Marie-Louise, comtesse de Maldeghem (1785-1844), Le Parchemin, 67e année, n° 338, Office Généalogique et Héraldique de Belgique, mars-avril 2002
Eug. de Seyn, Dictionnaire Historique et Géographique des Communes Belges, Etablissement Brepols, Turnhout, 3e édition non datée (après 1945)