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De rijkdom van Les Cailloux


Château des Cailloux - 1370 Jodoigne



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  • Privés de ses magistrales et très originales toitures à cause d’un incendie, comme à Gruthuuse, Les Cailloux semble un peu lourd. © Philippe Farcy

  • La façade ouest donne sur une large vallée dont la vue immense est voilée par des arbres encore jeunes. Là se trouve une imposante terrasse dont il faut admirer les fers forgés. © Philippe Farcy

  • Janlet a fait sertir le château de pierres taillées avec brio, de ferronneries imaginatives et de verres colorés qui animent les façades. © Philippe Farcy

  • Carte postale envoyée en 1895

  • Carte postale ancienne



Officieel Naam Château des Cailloux
Ligging 1370 Jodoigne
Bouw 1881-1883
Stijl Vlaamse neorenaissance
Architect Charles-Emile Janlet; aannemer: Oscar Lacroix uit Brussel;  tuinarchitecten: Barilhet en Fuchs
Huidige bewoners Athénée Royal de Jodoigne
Toewijzing Internaat van het Koninklijk Atheneum van Geldenaken & huur receptie zaal voor familiefeesten
Bescherming Niet beschermd goed

Laatste update : 04/01/2013


Une folie éclectique qui a perdu sa tête mais pas son sens.


Aux abords de la chaussée menant de Jodoigne à Hannut se trouve un très beau parc vallonné de 52 hectares, dessiné par Barilhet, de Paris et Fuchs (Aertrycke, Hanzinelle, Huyenhoven, Ittre, Louvignies), de Bruxelles. Au coeur de celui-ci, planté sur une crête regardant vers Jodoigne, se cache l’étonnant château des Cailloux. Construit entre 1881 et 1883 par le célèbre architecte Charles-Emile Janlet (1839-1918), c’est encore une merveille de fantaisie architecturale et décorative pas toujours goûtée, même à l’époque, par des confrères sans doute envieux. Malheureusement, un terrible incendie bouté lors de travaux de réfection le 10 décembre 1952, le priva de ses toitures variées et de ses tours à bulbes dignes des coiffes turques de Osmin dans « L’Enlèvement au Sérail ». Adieu clochetons, adieu lucarnes, adieu pignons à volutes et à créneaux sommés d’obélisques, adieu vaillants paratonnerres et autres girouettes zoomorphes, vous étiez la joie de cet édifice désormais étêté.



Architecte de premier ordre


Les Cailloux demeurent toutefois un des chefs-d’oeuvre de Janlet et l’accomplissement de la réussite pour son commanditaire Hector Defoer (1832-1905), élevé au titre de Bey, car il vécut à Alexandrie avec son frère Augustin, secrétaire-intendant du khédive d’Egypte dès la fin des années 1860. Hector deviendra sous-directeur du domaine foncier du même khédive d’Egypte. Mais c’est à Paris que Hector Defoer fit fortune, dans l’immobilier. Defoer sera un collectionneur de tableaux et de sculptures modernes (Corot, Millet, Daubigny, Delacroix, Pradier...). La vente publique de sa collection en 1886 à Paris est demeurée célèbre. Elle lui rapporta la somme considérable de plus d’un million de francs de l’époque et une rawette.

Le château des Cailloux conserve quand même pas mal d’allure, malgré son absence d’élancement qui crée une certaine raideur. Grâce aux photos anciennes et au Fonds Janlet conservé aux Archives Générales du Royaume à Bruxelles, on comprend aisément que ce château était une oeuvre totale de l’architecte, ardent défenseur de l’art flamand, comme son maître Beyaert. Intérieur et extérieur se répondaient au rythme des fantaisies décoratives, superbes de qualité au demeurant. Cet état d’esprit de fierté s’explique bien sûr par le besoin d’identité de la jeune nation Belgique. La période était aussi au nationalisme, à la victoire de la bourgeoisie et à la prospérité économique.



Complexité décorative

Le château actuel ne monte plus que sur trois niveaux, dont un en soubassement de caves. Les deux autres niveaux sont séparés par un large bandeau mouluré. Le soubassement est en moellons de calcaire à bossages, percé de baies à meneaux. Le reste de la demeure est en briques et en pierre bleue du Hainaut, percé de baies généralement à croisées. L’accès s’effectue à l’est par un large perron orné de superbes lampadaires en fer forgé placés au centre du corps principal. Ce dernier est composé de trois travées aux arcs surbaissés, à trois clés. Deux avant-corps, d’une travée très large à gauche et à pans coupés à droite, en limitent l’étendue. Vers le sud, l’édifice se poursuit par une tour carrée engagée, elle aussi large d’une travée. La façade sud s’étire sur cinq travées. Celle de droite sur l’avant-corps est ornée d’un imposant oriel. On appréciera encore la tribune d’esprit italien. La façade regardant vers Jodoigne aligne dix travées derrière une puissante terrasse légèrement arrondie dont le garde-corps est exceptionnel. La face nord est quant à elle animée par un escalier sous galerie et une verrière remarquable. À l’étage, se trouve une très importante chambre mauresque. Le parc compte divers bâtiments, dont deux châteaux d’eau inouïs, quoique abandonnés. La grille d’accès est elle aussi remarquable.



On ne visite pas sauf sur rendez-vous.


SOURCES:
Faut-il classer le château des Cailloux pour le sauver ?, L’Avenir.net (non daté, octobre 2011) http://m.lavenir.net/regionsarticle.xhtml?contentid=1639855

Geoffroy Herens, Le potager d'Hector Defoër a repris vie, LaLibre.be 13 juin 2009  http://www.lalibre.be/actu/brabant/article/509272/le-potager-dhector-defoer-a-repris-vie.html
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 2, Editions Aparté, novembre 2003